La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Feu ! Chatterton

"Ce qu'on devient" : quand Feu! Chatterton apprivoise l'amour

Écrit par

Feu! Chatterton rejoint le roster du milieu !

Feu! Chatterton est de retour avec un clip et un radio edit pour Ce qu'on devient, extrait de leur quatrième album studio Labyrinthe paru en septembre 2025. Déjà disque d'or et bientôt disque de platine en France, cet album confirme la place du groupe parmi les figures majeures de la scène française, porté par une tournée triomphale, plusieurs nominations aux Victoires de la Musique et un second Forest National annoncé ce jour, pour le 14 février 2027 !

Réalisé par Sacha Teboul, compagnon de route de Feu! Chatterton depuis leurs débuts, le clip a été tourné en pellicule 16mm sur trois jours, comme un court-métrage. Il met en scène Arthur Teboul et la comédienne Marie Colomb dans le rôle de deux amants traversant le temps et les épreuves. À l'image de la chanson, il explore avec délicatesse la question de l'amour qui dure et, plus largement, celle des liens que nous cherchons à préserver dans un monde qui tend à les fragiliser.

"Ce qu'on devient est une chanson qui regarde l'amour sans illusion mais sans cynisme. Je voulais faire un film à cette image : mélancolique, parfois inquiet, mais traversé par une confiance obstinée dans la possibilité du lien" explique Sacha Teboul.

Le clip est à découvrir ici.

Feu ! Chatterton

Feu ! Chatterton circonspect

Écrit par

Quelques jours après avoir annoncé la sortie de son nouvel album « Labyrinthe », Feu ! Chatterton dévoile le clip du premier single « Allons Voir ».

« Allons Voir » est un appel à la joie, au jeu, au plaisir de la découverte de ce qui se cache juste là, derrière la porte. C’est une invitation à célébrer la vie et à réenchanter le présent. Le clip a été réalisé par Jean-Charles Charavin.

« Allons Voir » est le premier extrait de « Labyrinthe », quatrième opus du groupe qui paraîtra le 12 septembre 2025.

Le clip est à voir et écouter ici

 

 

Feu ! Chatterton

Palais d’argile

Écrit par

Feu ! Chatterton est un groupe pop/rock originaire de Paris. Fondé en 2011, il réunit Antoine Wilson à la basse, Arthur Teboul au chant, Clément Doumic et Sébastien Wolf aux guitares et aux claviers ainsi que Raphaël de Pressigny à la batterie.

Juxtaposés, l'expression Feu ! et le nom Chatterton, en forme d’hommage au poète Thomas Chatterton, servent de patronyme.

Paru en 2021, « Palais d’argile », le troisième elpee studio du quintet a été récompensé par une certification d'or, soit l'équivalent de 50 000 exemplaires écoulés !

Cet opus a été entièrement réalisé par Arnaud Rebotini, grand nom de la scène électronique française et producteur césarisé pour la bande originale du film ‘120 battements par minute’.

Arthur Teboul possède un timbre de voix granuleux, très caractéristique. On le reconnait de suite. Il est agréable et permet à ses textes poétiques d’être intelligibles et sensibles à la fois. Lui est d’une énergie et d’une authenticité qui nous emportent. La musique n’est pas en reste grâce à une orchestration mêlant chœurs travaillés, instruments acoustiques et nappes électroniques qui nous offrent des moments de calme et de volupté ainsi que des montées aux résolutions majestueuses.

Quelle joie d’avoir de la musique et des textes de cette qualité, de cette richesse ! Une belle promesse d’une musique exigeante et populaire à la fois ; ce qui en fait un diamant rare !

Titre magnifique, « Monde nouveau » est un des singles de cet album. ‘Fresque cyberpunk pour les temps confinés, pamphlet adressé à la start-up nation obsédée par le progrès et ode lumineuse à la Nature et à la transcendance’. 

Un texte qui décrit l’espoir d’un lendemain radieux tout en dénonçant l’asservissement de l’humanité aux technologies, son impuissance et son inaction pour y arriver. D’un air bête, l’humain, qui n’a rien fait pour éviter la catastrophe, se trouve devant le fait accompli. Il vit dans une étuve ne sachant que faire de ses mains hormis surfer sur Internet et dépendre du serveur central. Mais, rappel d’importance, malgré toutes ces dérives, il lui reste encore l’élan fraternel bienveillant. Ce qui nous fait une belle jambe…

Méthode chanson

Feu ! Chatterton

L’oiseau fait son nid

Écrit par

La réputation de Feu ! Chatterton, en Belgique (francophone), n’est plus à faire. Depuis 2015 le groupe s’est produit plusieurs fois au Botanique (dont deux fois lors des Nuits), ainsi que dans le cadre de nombreux festivals. Pas étonnant donc que l’AB soit comble ce samedi soir.

En première partie, Kùzylarsen a la lourde tâche d’ouvrir les hostilités. Il avait déjà joué, un mois plus tôt, à la Rotonde, mais comme tête d’affiche. Ce duo belge réunit Mathieu Kùzylarsen (NDR : un pseudonyme qu’il a choisi après avoir fondé Kouzy Larsen) et Alice Vande Voorde. La musique du tandem oscille entre chanson française à la Dominique A et folk oriental. Mais ce qui attire d’abord l’attention c’est cet instrument intriguant que se réserve le leader : un oud électrique, qu’il déclare avoir ramené de ses nombreux voyages à travers le monde. En fin de set, Mathieu précise que « Je l’ai toujours aimée » est connu des fans de Feu ! Chatterton, parce qu’il l’a déjà repris en ‘live’. En toute modestie, il aurait pu préciser que ce titre a été composé au cours des 80’s, par le père de la bassiste, Roger-Marc Vande Voorde, pour sa formation de l’époque, Polyphonic Size. A contrario, tous les détails nous sont communiqués sur le morceau final, « Fer de lance », et notamment la contemplation d’un arbre après une soirée un peu trop arrosée à l’Archiduc. Ce titre a cependant le mérite de réveiller l’auditoire, car ce concert, bien qu’agréable dans son ensemble, aurait eu un meilleur impact dans une salle plus intimiste, plutôt qu’à l’avant d’une grande scène.

« L’oiseleur », deuxième elpee de Feu ! Chatterton est paru l’an dernier. Dans la foulée, le combo s’est lancé dans une tournée de 4 mois, dont le point culminant a été fixé au Zénith de Paris, quelques jours après cette étape belge. Il est 20h30 pile lorsque les quatre musiciens déboulent sur l’estrade et se lancent dans le déjà rythmé « Ginger ». Toujours vêtu d’un costard élégant, Arthur Teboul éblouit les premiers rangs, peuplés de nombreuses génuflectrices sous le charme. Il ne laisse pas vraiment de temps mort entre les morceaux, entretenant la flamme de ses commentaires métaphoriques entre ceux-ci. « Fou à lier » et le très swinguant « Ophélie » enchantent la foule. Et les compos plus tempérées, comme « Côté concorde » ou « A l’aube » sont plutôt bien arrangées sous leur version ‘live’. On leur pardonnerait même « L’ivresse » un titre, finalement assez saoulant. Car s’il y a bien une constance, c’est la puissance poétique des textes, concédant des références à Baudelaire, Rimbaud et même Henri Salvador (en fin de set), à peine masquées. Souvent tranchants, les guitares et les synthés transcendent littéralement les compos. Et c’est le puissant « Boeing » qui clôt le show. Avant que la formation ne revienne, à deux reprises, accorder un généreux rappel de quatre titres. Et au bout de deux heures de concert, l’auditoire semblait plus que ravi. 

Feu! Chatterton reviendra le samedi 9 mars 2019 à l’Eden de Charleroi et les tickets sont toujours disponibles ici

(Organisation : Nada Booking)