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Films

Messenger

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Cette formation doit aimer entretenir le mystère. On a beau surfer sur le net, dénicher une quelconque information sur le groupe, est un vrai casse-tête. Le label nippon Noble nous signale quand même que le combo relève de leur écurie. Pas de MySpace et un site web minimaliste (NDR : limité à deux images, dont une animée ; et la reproduction de la pochette du disque ainsi que son tracklisting). Par déduction, il semblerait que le line up de Films soit constitué de deux jeunes demoiselles. De nationalité japonaise. Mais ce n’est qu’une hypothèse…

La musique de Films est tout aussi mystérieuse. Découpé en huit plages, « Messenger » baigne au sein d’un climat imaginaire, filmique (NDR : ben tiens !), peut-être même conceptuel. Un peu comme une fable sonore qui nous plongerait au plus profond d’une forêt enchantée, peuplée d’esprits. Néo-classique, apaisante, soignée, précieuse, visionnaire, la musique véhicule des accents électronica. Il y a des nappes de piano, de violons, de violoncelles qui balaient un espace sonore traversé par une voix lyrique féminine.

Reste à savoir quel est l’endroit idéal et la meilleure manière d’écouter cette œuvre. A vous de choisir : à fond la caisse, couché dans son lit ou sur un nuage… Et pourquoi pas les trois à la fois. Bon voyage !

 

The Films

Don’t Dance Rattlesnake

Écrit par

Passons sur la pochette, mal sentie et peu attirante. Allons directement à l’essentiel : les Américains de The Films ne sont pas là pour faire de la figuration. Le rock’n roll, ils maîtrisent. La frénésie, c’est leur dada. Ne comptez pas sur eux pour vous détendre après une dure journée de labeur : ils vont forcément vous esquinter et flinguer le peu d’énergie qu’il vous reste. Dès les premiers riffs, la bataille entre les guitares et la batterie est intense, tandis que la voix ‘supergrassieuse’ du chanteur s’impose très vite comme un ennemi qui nous veut du bien. Les morceaux s’enchaînent à la vitesse du tonnerre, précis comme des scuds et perfides comme des ombres frigides (ne cherchez pas, c’était juste pour rimer avec perfides). Vous prendriez bien un slow en guise de trêve? Oubliez ça tout de suite. The Films frappe de plein fouet, arrogant et sec, téméraire et enjoué, ne laissant aucune place aux sonorités de série B. Loin d’être profondément révolutionnaire mais suffisamment expressif que pour être ausculté des deux oreilles, cet album sonne juste et épate par sa fulgurance, sa fausse simplicité et ses refrains subtilement primaires.        

Static Films

Love of light

Écrit par
Dès l’entame, le sentiment d’écouter un disque crépusculaire, rempli de ces bons mots poétiques chers aux romantiques de tous poils vous prend à la gorge. Static Films fait partie de ces groupes possédés, habités. Portant à bout de bras une sensibilité à fleur de peau, le duo Mark Trecka / Douglas Tesnow enfile les moments de bravoure comme d’autres les inepties. L’Angleterre se pavane devant Radiohead ; les Etats-unis ne sont pas des seconds couteaux. Et les territoires ici visités valent tous les longs discours. Frères d’armes de Black Heart Procession, Static Films navigue de fait avec la crème du songwriting américain actuel : Bright Eyes et Davendra Banhart pour ne citer que les plus en vue. S’entourant d’une section à cordes à faire pleurer les Tindersticks, le groupe transperce les coeurs à coups d’a capella, de noisy rock (Ride) et d’orgue à damner les plus gothique. Ajoutons-y une sincère accointance avec le label Secretly Canadian (Antony and the Johnsons, Swearing at Motorists, Songs : Ohia) et Jim Zespy pote de Rapider Than Horsepower (sur le site) et vous êtes face à un de ces disques qui use votre touche ‘repeat’.