Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (3 Items)

Fink

Un artiste à suivre de très près…

Écrit par

Ce soir, l’Ancienne Belgique est en mode Box. Pas ce qui était prévu au départ. Mais vu le manque de réservations, cette disposition s’imposait. N’empêche, il doit bien y avoir 900 personnes pour accueillir Fink.
Chanteur, guitariste, compositeur et producteur anglais, Fin Greenall, aka Fink, compte huit albums à son actif, publiés en 20 années de carrière (NDR : au départ, il était dj). Et son dernier, « Resurgam », est paru en septembre dernier. Un disque pour lequel il est revenu à un élecro/folk plus classique.
Pas de supporting act, mais un film projeté sur un grand écran partagé entre séquences assez différentes, parmi lesquelles on épinglera les étapes de la fabrication d’un vinyle et des extraits de concerts notoires, qui se sont produits en Grande-Bretagne, depuis les 60’s jusque l’an 2000. 

Vers 20h45, les lumières s’éteignent. On remarque la présence des fidèles acolytes de Tim ; en l’occurrence le drummer/guitariste Tim Thornton et le bassiste Guy Whittaker, un musicien atypique, particulièrement doué, qui va se servir de trois basses différentes, une à 6 cordes, une à 5 et une autre à quatre, montée sur une énorme caisse électro-acoustique. Le line up est enrichi d’un second gratteur et d’un deuxième drummer, qui va également se consacrer aux claviers. Fink est coiffé d’un petit chapeau mou.

Le light show est constitué de 3 grillages garnis de spots placés derrière chaque artiste et d’autres assemblages réunissant de petites lampes leds montées sur des supports qui ressemblent à des trépieds de claviers. Le light show ne va pas seulement se focaliser sur les artistes, mais également la fosse.

Le set s’ouvre par « Warm Shadow ». Puissante ou tendre, mais bien maîtrisée et chargée d’émotion, la voix de Tim est impeccable. En outre, il est particulièrement interactif avec la foule. Et percutant, son toucher de gratte est à la fois hanté par JJ Cale et Keziah Jones. Le backing group affiche une technique irréprochable. Et tout particulièrement la section rythmique. Caractérisée par ses mélodies envoûtantes, la musique oscille entre folk’n’blues austère, trip hop brumeux et dub aérien. Lors des morceaux les plus intenses, quatre des musicos se consacrent à la gratte électrique. Fink s’est aussi réservé l’une ou l’autre compo, en solo, en s’accompagnant aux ivoires. Et le résultat s’est révélé savoureux. Un artiste à suivre de très près…

(Organisation : Live Nation)

Fink

Un concert soporiFink!

Écrit par

Fink avait posé sa guitare sur la scène de l’Aéronef de Lille ce 24 octobre. Fin Greenall, de son vrai nom, présentait son album « Perfect Darkness », sorti au mois de juin dernier. Il était passé sous la loupe attentive de votre serviteur. Je lui avais fait la part belle en vous écrivant une critique avantageuse. Il fallait donc concrétiser cette première attache envers le Britannique par un concert.

Il est 20h30. Rachel Sermanni monte sur les planches de la salle lilloise. Sa guitare et sa douce voix séduisante embarquent le public vers les contrées écossaises, lieux de sa naissance. La petite artiste fait virevolter les notes comme des oiseaux voletant aux abords d’une forêt. Nous planons même au-dessus d’une verdure chatoyante, au sein de laquelle coule une rivière aux sons délicats et mélodieux. Rachel Sermanni est, elle aussi, un plaisir pour les yeux comme pour les oreilles. Du haut de sa petite taille, elle a ravi toute une salle, agrémentant les pauses entre ses chansons de quelques mots en français. Entourée comme il se doit, cette jolie demoiselle pourrait bien se révéler. Une belle découverte en somme. Le soleil qui précède la pluie voire même un gros orage.

Ah oui, c’est vrai… C’est du groupe soporiFink dont je venais vous décrire le triste concert. Effectivement, au bout de trois morceaux, je somnolais presque sur mon siège. Alors que peut-on retenir de cette soirée à l’Aéronef ? Pas grand-chose à vrai dire. Il est difficile de poser des mots sur l’ennui. Un live mou, sans vie, marquant très peu de différences par rapport au dernier opus. Assis sur son tabouret, le chanteur laisse jaillir ses chansons de sa bouche sans qu’aucune autre parole ne passe la frontière de ses lèvres. Pas la moindre communication entre deux titres avec les fans présents. Seulement un déballage continu et morne sans le moindre petit interlude. De quoi avoir envie de filer avant la fin. Et certains ne s’en sont d’ailleurs pas privés. En gros, Fink m’a juste offert une fantastique déception. Peut-être ma sévérité est-elle aussi liée à la forte impression que The Do m’a laissée il y a 10 jours. Car il est vrai qu’entre les deux, il existe plusieurs mondes de différences. Mais là, je suis bien redescendu sur terre. Cependant, certains artistes s’en sortent très bien en exprimant simplement leur talent en studio. Mais il faudrait malgré tout une fameuse dose de folie en plus pour pouvoir présenter ce spectacle sur des scènes de plus grande envergure. Plus d’envie aussi, sans doute. Parce qu’on est en droit de se demander quel plaisir Fin Greenall et ses musiciens prennent en ‘live’ lorsqu’on les voit peiner comme en ce lundi soir. La musique doit avant tout être motivée par le partage, rythmée par la passion, bercée d’une harmonie entre spectateurs et artistes. Autant de critères qui étaient aux abonnés absents et n’ont pas habité Fink, au cours de ce concert.

(Organisation : Aéronef)

Fink

Perfect Darkness

Écrit par

La noirceur et l’ombre n’ont jamais été aussi attirants que bercés par les mélodies suaves de Fink. Fin Greenall, de son vrai nom, nous embarque dans un monde empli d’émotions. Dont le sentiment principal est la peur, quelque peu empreinte de nostalgie. Et en quelques minutes, il nous décompose cette crainte dans tous ses états. Commençant par son côté obscur (« Perfect Darkness », également titre maître de l’elpee), le chemin aboutit à un lever de soleil sur Berlin (« Berlin Sunrise »), nous rappelant que même les sensations douloureuses ont des aspects appréciables. On traverse les ténèbres pour atteindre la lumière. Et cette route que construit l’ancien DJ (je sais, c’est à peine croyable), peu d’artistes sont capables ne fût-ce que de l’imaginer. De plus, on est à mille lieues de chansons et de mélodies dépressives, ce qui est souvent le péché mignon des artistes touchant à des sphères négatives. Et le chemin parcouru est entièrement homogène. Pas une seule bosse, pas un seul trou ne vient se dresser tel un piège. Mention toute particulière quand même à « Wheels » ; même si, je le répète, les dix pistes sont extrêmement homogènes. La magie de ce morceau est difficilement explicable. Il allie une certaine oppression et une promesse de grande liberté. Et il n’use d’aucun artifice. Mais il n’est pas ici question de vous dévoiler toutes les surprises de cette grande œuvre, même si on pourrait en parler pendant des heures sans jamais s’en lasser. Comme on peut l’écouter en boucle sans jamais avoir envie d’y mettre fin. « Perfect Darkness » est, pour les amateurs du genre, un incontournable. Il ne s’écoute pas, il se vit.