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Fire ! Orchestra

Exit !

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Ce disque est bien difficile à appréhender, difficilement cernable de prime abord.

Car on  pourrait craindre le concept fumeux, l’avant-gardisme rébarbatif, l’essai Arty ennuyeux.

D’ailleurs, un parcours rapide et hasardeux aurait tôt fait de vous glacer d’effroi et de circonspection.

C’est que cet album nécessite la plus grande vigilance, demandant d’abord aux sens de s’habituer à l’obscurité pour ne pas se heurter aux contours acérés d’obstacles évidents.

Pourtant, à l’instar d’un excellent moment cinématographique, « Exit ! » s’approprie l’attention, l’avale dès les premiers instants, tente sauvagement de sucer le flux de vos idées, des plus inavouables aux plus anodines.

Et en deux plages seulement, Fire ! Orchestra se propose d’œuvrer comme catalyseur onirique.

Il est bien entendu question de film d’auteur ici, plus que de film d’horreur.

Et pourtant…

Car cette œuvre demande une réelle volonté d’être confrontée et malmenée de bout en bout, de se laisser séduire avec violence.

Un voyage en terres boueuses, fiévreuses, aux relents Jazz et Kraut.

Mais bien plus encore.

Imaginez Nina Simone happée par une nuit de grand vent et violentée dans la trame d’une toile de Jérôme Bosch, et vous commencerez à cerner le genre d’ambiances sombres et agitées qui traversent cet elpee d’un bout à l’autre.

Danse schizophrène et plongée en apnée vers des cieux balayés de flammes sourdant de derrière une épaisse tenture rouge au milieu d’une forêt, les deux chemins présentés ici ne mènent évidemment pas vers une quelconque sortie.

C’est un leurre qu’on devine dès le début. Un jeu de piste tortueux pour qui aime s’égratigner au contact des ronces.

Mais pour peu qu’on se laisse prendre à ce piège sans résister, curieux de savoir ce qui se trame au détour de chaque trompette, sous chacun de ces grooves, au-dessus de la cime de ces voix tournoyantes et enivrantes et dans les caresses charnelles de ces saxes, l’ivresse est au rendez-vous.

Fire ! Oui. Et il marche avec moi.

Orchestra, absolument, car il y a ici pléthore d’instruments donnant vie à ce cauchemar.

Le tout dessinant un décor infernal que l’imagination se charge de mettre en scène, quelque part entre l’enfer de Dante et les images syncopées de David Lynch.