Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Fruit Bats

La décharge de Fruit Bats

Eric D. Johnson, alias Fruit Bats, annonce la sortie prochaine de son tout nouvel album, « The Landfill », le 12 juin chez Merge Records, suivie d’une grande tournée aux États-Unis avec son groupe au complet.

Le titre de l’opus s’inspire d’un élément familier du paysage du Midwest où Johnson a grandi : ces collines tranquilles qui surgissent de manière inattendue d’un terrain par ailleurs plat. Pour Johnson, ces lieux sont devenus une puissante métaphore. « The Landfill » imagine que l’on se tient au sommet d’un immense tas d’histoire – personnelle, émotionnelle et culturelle – et que l’on utilise ce point de vue improbable pour scruter ce qui nous attend. Le résultat est un elpee qui traite de la mémoire, des conséquences et des possibilités, où les débris du passé deviennent le terreau d’où émergent de nouvelles visions.

La vidéo conceptuelle du titre phare de l’album a été réalisée par Adam Willis. Johnson commente ce clip plein d’esprit : ‘C’est ma sixième vidéo avec le génial Adam Willis. À vrai dire, Fruit Bats a connu un parcours étrange, en tant que groupe plus ou moins culte pendant longtemps. Les choses ont pris de l’ampleur ces dernières années en Amérique du Nord, mais nous restons assez méconnus en Europe. C’est un clin d’œil à peine voilé à cette réalité’.

Au cours des plus de vingt années passées à sortir de la musique sous le patronyme de Fruit Bats, Johnson a soigneusement façonné ses chansons au fil du temps. Ce processus a évolué après « Baby Man », qui adoptait une méthode d’écriture de type ‘flux de conscience’ et capturait les chansons presque aussi vite qu’elles surgissaient. Cette expérience a libéré quelque chose en Johnson, qu’il a directement transposé dans la création de « The Landfill ».

Ensemble, ces compos constituent l’une des déclarations les plus ambitieuses de l’œuvre des Fruit Bats. « The Landfill » trouve un équilibre entre l’énergie collective de la collaboration et une écriture profondément personnelle, révélant des paroles qui se débattent avec le regret, la nostalgie et l’espoir. Johnson explore un paysage façonné par tout ce qui a précédé pour y trouver de nouvelles voies à suivre.

Le single « The Landfill » est en écoute là

 

Fruit Bats

Le minimalisme de Fruit Bats

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Fruit Bats, alias Eric D. Johnson, sortira son nouvel album, « Baby Man », le 12 septembre. Cet album se distingue par son instrumentation minimaliste, Johnson se produisant seul à la guitare, au piano et ajoutant circonstanciellement une touche de synthétiseur.

Johnson a reçu le concours de Thom Monahan pour la production, ce qui a donné lieu à un travail intimiste et émouvant. Les chansons abordent des thèmes personnels et philosophiques, comme la perte d'un ami spécial dans « Creature From The Wild » et les réflexions sur la vie dans « Building A Cathedral ».

« Baby Man » recèle 10 plages, dont le nouveau single « Stuck In My Head Again », en écoute ici.

 

Fruit Bats

The Pet Parade

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Fondé à Chicago en 1997, Fruits Bats évolue autour de son leader Eric D. Johnson (qui a milité chez The Shins) au sein d’un univers sonore élégant sis entre pop (« The Pet Parade »), folk (« Cub Pilot ») et rock (« Eagle Below Us »), tout en témoignant d’une qualité d’écriture indéniable !

« The Pet Parade », son 9ème album, est particulièrement lumineux (un antidote antimorosité ambiante lors de sa confection en temps de Covid ?) malgré des enregistrements opérés à distance. Et finalement, l’indie-pop ouatée aux arrangements subtils rappelle, bien entendu, le formidable The Shins. En outre, la voix légèrement nasillarde de Johnson enveloppe judicieusement les compos d’un voile de mystère. Un véritable travail d’artisan !

Fruit Bats

Tripper

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Avant de se lancer dans l’aventure Fruit Bats, Eric D. Johnson a notamment milité chez Califone et les Shins, comme guitariste. Et « Tripper » constitue le cinquième elpee de son propre band. Un disque qui a reçu le concours de Thom Monahan (Vetiver, Pernice Brothers, Devendra Banhart) à la mise en forme.

Davantage introspectif et mélancolique que son précédent elpee, « The Ruminant Band », publié en 2009, « Tripper » nous replonge carrément dans les seventies. En fait, les compos (NDR : le plus souvent des ballades) sont tellement gonflées aux orchestrations et aux arrangements, qu’on ne peut s’empêcher de penser aux Wings et à Supertramp. Même le falsetto de Johnson peut rappeler Roger Hodgson et dans le pire des cas les Bee Gees. Or, paradoxalement, en début et en fin de parcours, les harmonies vocales évoquent plutôt Supergrass (NDR : pas de diesel, ni de LPG, mais bien de la super). Je sois avoir lu quelque part que Fruit Bats pratiquait une forme d’americana. Ben, faudra m’expliquer…

 

Fruit Bats

The Ruminant Band

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« The Ruminant Band » constitue déjà le quatrième recueil des Fruit Bats, un projet mené par un certain Eric Johnson. Le premier élément frappant, à l’écoute de cette œuvre, réside en l’indéniable ressemblance des mélodies de Fruit Bats et du phrasé de Johnson avec ceux d’un ‘petit’ combo nommé The Shins. Après avoir fouillé dans le passé de l’initiateur du projet, il s’avère que cette ressemblance est loin d’être le fruit du hasard. En effet, après la sortie de « Spelled In Bones », son troisième effort discographique, Eric Johnson s’est accordé un petit break de quatre années au cours duquel il a notamment milité au sein de la bande à James Mercer. Période qu’il a manifestement mise à profit pour emprunter quelques secrets de fabrication du quatuor d’Albuquerque.

Après avoir retrouvé ‘son’ inspiration, Johnson s’est acoquiné à quatre nouveaux musiciens, qui lui ont prêté main forte dans le processus d’élaboration de « The Ruminant Band ». En ont découlé onze petites séquences pop-rock printanières mais pas nécessairement très originales. L’ensemble résulte sur un sous-produit de The Shins. Ce qui n’est pas nécessairement fâcheux, car « The Ruminant Band » est une œuvre facilement adaptable en fond sonore, sans prise de tête. Mais le travail reste un peu léger pour un projet qui en est déjà à son quatrième essai…

Fruit Bats

Spelled In Bones

En 2003 sortait un bel album de pop altière, « Mouthfuls », et avec lui, de l’anonymat, Eric Johnson, songwriter émérite biberonné aux Beatles plus qu’aux Stones. Aujourd’hui secondé par Dan Strack et John Byce, Johnson réanime ses Fruit Bats, le temps d’un chouette album soft pop qui rappelle les Shins, Modest Mouse et les frères Nourallah. Pourtant, il paraît que Johnson voulait que ce disque sonne comme un beau chant du cygne – noir, le cygne : ‘I was going to write this dark bummer record with shades of optimism, but my life started getting better’… D’où ce disque, romantique, comme si Gram Parsons était fan de Ravel et mangeait tout le temps des pissenlits, mais pas par la racine. Et qui dit romantisme, dit nostalgie : les seventies, les sixties, rien de bien neuf mais rien à redire, d’ailleurs Johnson aime Tim Buckley, et Tim Buckley est un génie. Pour conclure cette critique, un titre, le dernier de l’album : ‘Everyday That We Wake Up It’s a Beautiful Day’. Si c’était vrai chaque matin, on proclamerait Fruit Bats « meilleur groupe du monde ». Ach, pas de chance : ce n’est vrai pour personne.

Fruit Bats

Mouthfuls

Avant de piétiner gaiement les plates-bandes verdoyantes des Thrills et de Turin Brakes, Eric Johnson jouait du garage sous forte influence sixties. Puis il a rencontré les déjantés de Califone, qui l'ont encouragé à lâcher la guitare électrique pour le banjo, ses vinyles des Sonics pour l'intégrale des Beach Boys. Depuis lors, Eric tente de mettre en musique son Summer of Love à lui, aidé gentiment aux claviers et aux chœurs par Gillian Lisée, un vieil ami dévoué. A deux, ils chantent le verbe bucolique, tels des cousins germains de Kings of Convenience, Belle & Sebastian et Grandaddy (le magnifique " Little Acorn "). Conclusion : il ne faut pas être à cinq pour faire de la bonne zique. On s'échange les instruments (banjo, xylophone, synthés, trompettes, mandoline, percussions) comme on se partage les tâches ménagères. Dans un couple, tout est question de confiance. En 10 comptines miniatures à l'orchestration modeste mais élégante, Fruit Bats prouve que le minimum syndical (quatre mains, deux voix) peut suffire pour séduire… Du beau travail d'orfèvres, qui fond dans les tympans, pas dans la bouche.