Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Sweet Gum Tree

La sous-puissance veloutée de Sweet Gum Tree

Écrit par

Le singer-songwriter angevin Arno Sojo a créé son projet Sweet Gum Tree, il y a une quinzaine d'années, fidèle à une élégance résolument british. Ayant éprouvé son répertoire sur les scènes européennes dans des formules à géométrie variable, sa démarche artistique s'est régulièrement nourrie de collaborations avec des membres de Tindersticks, The Church ou R.E.M. ou encore les chanteuses Heather Nova et Isobel Campbell. Récemment, il a rejoint le magicien pop Ed Harcourt dans son studio d'Oxford pour donner naissance à un nouveau LP, « Velvet Underkill », annoncé pour début 2026.

En attendant, il a sorti un single « Velvet Underkill », une compo qui rend un hommage poétique au New-York du Chelsea Hotel des années 60-70. Entre rêverie glam, références à Warhol et éclat pop à la Big Star, "Velvet Underkill" brouille les repères comme Arno Sojo sait si bien le faire. Et il est disponible sous forme de clip .

 

GUM

GUM s’inspire de la Toscane…

Écrit par

Jay Watson, qui milite au sein des formations australiennes Tame Impala et POND, publiera son nouvel LP, « Saturnia » ce 15 septembre 2023.

Après la sortie de « Out In The World », en 2020, Watson avait une idée assez vague de la direction que GUM allait prendre. ‘Je voulais vraiment faire un album qui sonnerait de façon homogène’, se souvient-il. ‘Avec des sons différents, mais je voulais qu'il soit organique, avec des guitares acoustiques et une vraie batterie…’ Sur la plupart des long playings de GUM, on décèle plutôt des samples ou batteries programmées.

« Race to the Air » est en écoute ici, « Would it Pain You to See? » est à découvrir sous forme de clip et "Music is bigger than hair", encore ici

 

Flyin' Saucers Gumbo Special

Swamp it up!

Écrit par

Bien qu’elle ait choisi un patronyme à consonance louisianaise, cette formation est en réalité française. Elle est même originaire de la Gironde. Un quintet qui réunit les mêmes musicos depuis 1997. A ce jour, il a enregistré "Blues attack" en 1998, le live "Bon Ton Roule" en 1999, "Radio Gumbo" en 2002, "Raw & spicy covers" en 2007, "Fire on the Bayou" en 2008 et "Here comes the crawfish groove" en 2010, avant de publier ce "Swamp it up! " Bien évidemment, ses membres aiment la Louisiane sous toutes ses coutures musicales ; que ce soit à travers le cajun ou le zydeco pratiqué du côté de Lafayette, du swamp blues rencontré à Baton Rouge ou encore du jazz, du funk et du swing prodigués à la Nouvelle Orléans. Tous chantent, dont trois comme solistes. Le line up s’établit donc comme suit : Fabio Izquierdo (accordéon, harmonica, percussions diverses), Cédric Le Goff (piano, orgue), Fabrice Joussot (guitare), Jean-Charles Duchein (basse) et Stéphane Stanger (batterie et percussions). Ils jouissent d’une solide réputation ; ce qui leur a permis de participer, comme invités, à de multiples sessions d'enregistrement.

Nous plongeons immédiatement dans la Crescent City, soit la Nouvelle-Orléans, dès  "Pitchtraow tune". Les cuivres, les voix et le piano de Cédric y entretiennent l'ambiance. "Tailgator groove" reflète la joie de vivre, une compo qui trempe dans le zydeco au cours de laquelle l'accordéon (of course), la planche de Philippe Sauret, l'orgue et la guitare sont bien en place. Fabrice Joussot signe "Dance around me", une ballade empreinte de charme et de tendresse, et légèrement teintée de cajun. "Freeborn man" nous entraîne dans les marais, près de Baton Rouge, une plage remarquablement interprétée par Loretta, la chanteuse des Bad Kings. Anthony Stelmaszack se consacre à la six cordes alors que Fabio souffle dans les aigus comme feu le légendaire Slim Harpo. Fabrice se réserve le micro sur "My dog", un titre de roots/rock entraînant. Et Cédric pour "What ya doin' first", un titre de funk. Sa voix est superbe, alors que le trombone de Thomas Besse est en effervescence au cœur du brass band. Syncopés, les accords de piano colorent de sonorités néo-orléanaises "Real, real man", une plage hantée par Huey Smith, Allen Toussaint et Professor Longhair. Cédric est toujours aux ivoires pour attaquer "Don't look back", un blues lent de bonne facture, avant d’être rejoint par le front de cuivres et l'orgue Hammond. "Women & Buicks" retourne au cœur des bayous, un rock entretenu par l’accordéon, alors que la guitare ne tient plus en place. Soutenue par les chœurs du Gumbo Special, la voix de Sugaray Rayford (NDR : il est hébergé par l'écurie Delta Groove) est puissante et expressive tout au long de la reprise du "Pray for your daughter" d'André Williams, une piste parcourue par le banjo de Manu Bertrand, un spécialiste du bluegrass. Caractérisé par ses accords de gratte reverb, dignes de Tony Joe White, "The great zombie" macère dans le swamp rock. Evoluant sur le rythme indolent des marais, "Rainy day night in Georgia" clôt ce remarquable opus, une plage que chante Jimmy Burns, bluesman issu du Mississippi, d’une voix particulièrement expressive… 

 

From Bubblegum to Sky

Me and Amy and the two french boys

Écrit par

From Bubblegum To Sky est le projet solo de Mario Hernandez. Un Texan (NDR: de San Antonio, très exactement) qui a sévi chez Ciao Bella. Pour enregistrer cet opus, il a quand même reçu le concours de Jamie McCormick. A la coproduction. Et dans ce domaine, il faut reconnaître que le duo est plutôt performant. Marc reconnaît pour influences majeures Bowie, les Beatles de la seconde moitié des sixties, Big Star ainsi que la pop nippone (NDR : et notamment des formations aussi obscures que The Candle et Pink Ladies). Ce qui explique, sans doute, pourquoi les sessions d'enregistrement de cet opus se sont déroulées à Tokyo. Découpé en onze fragments, " Me and Amy and the two french boys " libère une solution sonore fruitée, rafraîchissante, contagieuse, mélodique et kitsch. Une solution qui me rappelle à la fois World Party et Lightning Seeds. A cause de ce mélange plutôt instinctif de power pop, de synthé pop, de glam rock, de lo fi, de new wave, de bubblegum et parfois de funk, enrobé d'orchestrations et d'arrangements imaginatifs. Une musique tapissée par la voix un tantinet nasillarde, légèrement overdubbée, mais limpide et ample de Mario.

 

Gumball

Revolution On Ice

Les musiciens de Gumball ne sont pas des illustres inconnus puisque Don Flemming a séjourné chez Dinosaur Jr alors que Jay Spiegel a côtoyé Thurston Moore au sein du légendaire Velvet Monkeys. Ajoutez-y des cendres de Ball et de Half Japanese et vous obtiendrez le nouveau line-up du groupe devenu depuis peu un quatuor. Si nous vous précisons que la formation s'est fixée à Boston et que cet opus a été coproduit par John Agnello (Dinosaur Jr, Cell), vous ne devriez guère éprouver de difficultés à imaginer le style musical proposé par Gumball. Véritable chaînon manquant entre Sonic Youth et Dinosaur Jr, cet ensemble dispense tout au long de ce "Revolution on Ice" une intensité pop plaintive, gémissante, malicieuse, chargée d'électricité distordue, grésillante, bourdonnante, sulfureuse, mélodique et infectée de claviers poussiéreux...

 

Diabologum

Le goût du jour

Hier, les diabolos mentaient. Aujourd'hui, ils gomment. Que feront-ils demain? Communiquer? De manière à emprunter un moyen de diabolocommunication au goût du jour. Trêve de plaisanterie, Diabolologum est un groupe français. Parisien très exactement. Un quartet qui ne manque pas d'idées, mais bien de ligne de conduite. D'abord à cause de sa musique qui zappe de Sonic Youth à Velvet Underground, en passant par Bongwater, Taxi Girl, Mary Goes Round et Polyphonic Size. Un Polyphonic Size à qui ils empruntent également la candeur et l'attitude pop wave. Pour les lyrics, là c'est une autre paire de manches. Chantés en anglais, leur naïveté frise le ridicule. Mais en hexagonal, ils se révèlent frondeurs, malicieux, ésotériques. "Le goût du jour" laisse ainsi libre cours aux paradoxes, aux ambiguïtés et aux contrastes, avec une pointe d'humour, d'irrévérence et de sensualité qui n'est pas sans rappeler Lio. En particulier, lorsque c'est la voix de Bambi qui anime (!) la mélodie. Walt Disney présente...