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Gomm

4

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Que les médiators s’échauffent ! Voici : comprenez Guillaume, Olivier, Marie et Mathieu. GOMM 4 pour être plus précis. Le chiffre 4 constituant certainement une équation du nombre d’acolytes sévissant, pour leur troisième opus, au sein du line up du groupe. Super punky et tendance à souhait, les boucles répétitives de l’album tentent d’effriter les murs décrépis de nos vies en y jetant un seau d’acide et de vitriole. Oui mais… derrière cette jeunesse bien en forme (mais avançant malgré tout) se profile le revers de l’âge. Le ton est un peu trop répétitif à mon goût et la rage d’expression peu cadrée. Ca hurle, ça pète, ça sature, ça ressemble un peu à une caisse de brocante où plein de chouettes trucs sont à découvrir. Malheureusement, ils sont cachés sous la crasse d’autres objets inutiles. Quoiqu’il en soit, il vous en coûtera après recherche : les doigts sales et un temps de patience non négligeable. De plus, pourquoi chanter en anglais avec cet accent ? Ont-ils l’impression d’avoir plus de crédit en hurlant dans la langue de Shakespeare ? Mi-français, mi-anglais le mélange est assez étonnant à entendre, surtout que les voix se calent mieux dans l’ensemble sans cette pointe de parodie british. Un album bourré d’énergie (et le mot est faible !), pas vraiment nouveau dans le genre et un tantinet lassant de par les voix. A n’écouter qu’un seul morceau, choisissez « Why Can’t I Relieve You », un bon condensé de l’ambiance générale rencontrée sur cet opus. Et de préférence, à écouter à fond… la gomme.

Gomm

Break Machine (Ep)

Sur une rythmique hypnotique, une voix mâle susurre âprement " I Need ", tandis qu'une boucle boiteuse ressasse la même ambiance, suintante et malsaine. Le synthé primitif en rajoute une couche. Puis surgit un cri, féminin : " It's Time ", hurle-t-elle… Mais la batterie métronomique continue son labourage mental et nos nerfs sont au bord de l'implosion. Lancinant et revêche, implanté quelque part entre Girls Against Boys (la voix), Can et Spaceman 3, le rock déglingué de Gomm est construit comme une spirale : autour de ces deux phrases scandées sournoisement tournent, comme des vautours autour d'une charogne, tous les instruments. Après six minutes de supplice jouissif, ils finissent, à force de répétition, par étouffer ces mots (et nous avec). Mais ça repart de plus belle avec " Organic Unity ", cette fois-ci plus proche d'un Blonde Redhead à la française (Gomm vient de Lille). Le troisième morceau, " Break Machine ", débute dans le calme. Traître : dès que la batterie se fait plus pressante et que le synthé s'impatiente, on sait que la déflagration, à nouveau, n'est pas loin. Mais encore une fois, c'est un chaos superbement orchestré, comme si Wire et Sonic Youth s'étaient donné rendez-vous en enfer. Incandescente et sensuelle, la musique de Gomm est à se damner. Vivement la suite !