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Hank Shizzoe

Out and about

Écrit par
Hank Shizzoe est né en Suisse. En 1966. Il vit d’ailleurs toujours à Berne et est un peu considéré comme un chantre, chez les Helvètes. Très apprécié par Crosscut, il avait déjà commis quatre albums studio pour le label allemand : "Low budget" en 94, "Walk" en 96, "Plenty of time" en 98, un opus éponyme en 2001 et un double live ("In concert") - pour lequel il avait reçu le concours de Sonny Landreth - en 2003. Hank vient de fonder une nouvelle formation : The Directors. Mais il participe également à des tas d’autres projets musicaux ; apportant notamment sa collaboration à la chanteuse Claudia Bettinaglio, aux Alpinistos, à Max Lässer ou encore à Toni Vescoli,...
 
Au sein des Directors, Hank se réserve le chant, les guitares, le bouzouki, la lap steel, l’ukulele et assure la composition. Oli Hartung se consacre exclusivement aux guitares. Enfin la section rythmique est composée de Michel Poffet à la basse et de Christoph Beck aux drums. Pour enregistrer « Out and about », la formation a bénéficié de la participation de quelques amis invités. La musique est très éclectique. Elle oscille de la chanson intimiste, presque acoustique, aux plages les plus électrifiées. A l’instar de la plage qui ouvre le disque : "Out and about". Les riffs de guitares sont coriaces, volontairement lourds. La lap steel se détache de l’ensemble. Très roots, "Your luck will find you" est une ballade très mélodique. L’orgue émet la sonorité légère d’un accordéon. Bien dans le tempo, Hank est ici au sommet de son art. La transition opérée par "Happy man" s’opère toute en douceur. Polo Hofer s’acquitte des répliques vocales devant le piano et la slide. Cet intimisme vaporeux domine encore "Do it now". La lap steel de Hank ronronne. Sa voix chaleureuse alimente une ambiance propice à rester au coin du feu. Western swing et mélancolie hawaïenne imprègnent "Jam". L'amplification est à nouveau branchée pour aborder "Wrong numbers". Le son de la lap steel est particulièrement réverbéré et prend un envol très métallique. "Between rhythm and blues" repose sur un riff que n'auraient pas renié les meilleurs hard rockers du temps passé. La slide flirte avec les autres guitares sous le regard inquiet de Poffet et de Beck, responsables d’une assise rythmique de plomb. Michael Poffet ne tient plus en place et dirige la manœuvre lors du bref et décapant "Mrs Hippy" ; c’est le moment choisi par les guitares de s’autoriser un véritable délire. "Stumble through the desert" marque le retour à la douceur. Ce qui n’empêche pas les différents instruments d’élaborer une trame complexe. Tout est superbement mis en place dans le monde sonore de Shizzoe. La voix de Claudia Bettinaglio apporte une certaine délicatesse à la mélodie éthérée de "Fuzzy" ; mais également à celle de "Long lists". Dans un style au sein duquel Shizzoe excelle... La précision du jeu des musiciens est très perceptible tout au long du swinguant "These are the days" et puis lors de la finale "That's who I am". Hank Shizzoe et ses amis viennent d’écrire un nouvel épisode de l’histoire de la roots music. Et il est particulièrement captivant !

Hank Shizzoe

In concert

Écrit par

Ce chanteur guitariste suisse a signé chez Crosscut il y a une dizaine d'années. Un label pour lequel il a commis quatre albums : "Low budget" en 94, "Walk" en 96, "Plenty of time" en 97 et un éponyme en 2000. Ce nouvel opus est 'live'. Double de surcroît. Réunissant 24 titres dont la plupart figurent sur les albums précédents, sous une version studio, bien sûr.

La première partie est consacrée au trio de base : Hank au chant, à la guitare et au bouzouki, soutenu par sa section rythmique, Loose Gravel ; c'est à dire Michel Poffet à la basse et Christophe Beck à la batterie. Le disque s'ouvre par "Bedpopthang". La formule du trio permet à Hank d'occuper le devant de la scène. Et ses soli à la slide sont à la fois agressifs et surprenants. Composition lente, "Southern movements" laisse une nouvelle fois libre cours à la slide. Le bottleneck malmène les cordes. Les effets de pédale accentuent encore ces artifices, conférant un ton lugubre à l'ensemble. "Arrows through my heart" est hanté par le rythme des Stones. "Low budget", "Handmade love", "Waltz n°1" et "8000 miles to New Orleans" évoluent au sein d'un climat plus roots, relax, laidback si vous préférez. Et c'est incontestablement lorsqu'il évolue au sein de ce type d'exercice de style que Shizzoe est le plus excitant. Plage rock, "Indian girl" révèle un Shizzoe extraverti. Sa guitare est saturée d'électricité. Mais, à mon humble avis, il a un peu trop recours à la galerie des effets. Pour l'introduction de "Caught asleep", on se croirait sur scène en compagnie de Pete Townsend. Le trio démontre qu'il est capable de déménager où et quand il le veut. Lorsque Hank évolue dans le registre country/folk/rock, il étale toute sa richesse musicale. A l'instar de "The whole book". Une plage au cours de laquelle, Michel nous réserve un solo à la basse. Hank Shizzoe est un artiste aux multiples facettes. Il est capable d'incarner à la fois JJ Cale, David Lindley, Ry Cooder ou Mark Knopfler (Dire Straits). Sur les planches, jamais il ne lasse ; et puis il faut avouer qu'il bénéficie du concours d'une section rythmique assez extraordinaire.

Lors du 2ème set, le trio de base est rejoint par Sonny Landreth. Un joueur de slide louisianais. La présence des deux guitares renforce la fécondité sonore de l'ensemble. Et on peut s'en rendre compte dès les premières mesures de "Oh so near". Une ambiance feutrée qui permet aux solistes de s'évader vers des sommets. Les musiciens ne se côtoient pas au quotidien. Ce qui explique sans doute pourquoi les prouesses instrumentales sont abondantes. Chaque soliste a même toute liberté de s'exprimer suivant l'inspiration. "Don't bore me, man" et "You make it sway" en sont les exemples les plus frappants. Tout au long "Zoo", un fragment imprimé sur un tempo rapide, les prouesses des guitares brillent par leur inventivité. "Joe went to the water" est bien un des meilleurs titres issus de leur répertoire. Christophe Beck est un virtuose aux drums. Mais tout au long d'"Isbjorn", il nous en met plein la vue (NDR : les oreilles ?) En fin de concert, la formation élargie aborde des reprises : "Six blade knife" de Mark Knopfler, "She belongs to me" de Bob Dylan et "Cabin down below" de Tom Petty. L'ombre de Dire Straits plane tout au long de "Being there with you" et de "6 blade knife". Hank chante "Real tigers" à la manière d'un Lou Reed. Une nouvelle composition imprimée sur un rythme proche du Velvet Underground, pendant que les deux guitares vrombissent. Une chose est sûre, avec Hank Shizzoe on ne s'ennuie jamais !

 

Hank Shizzoe

Hank Shizzoe

Écrit par

Après avoir publié " Low Budget ", " Walk " et " Plenty of time ", ce roots singer helvétique nous propose son 4ème album chez Crosscut. Si Hank chante et assume toutes les parties de guitares, il serait indécent de passer sous silence le rôle de Thomas Erb. Il a composé 13 des 14 plages de l'album dont il est le producteur et l'ingénieur du son. Excusez du peu ! Baptisé tout simplement " Hank Shizzoe ", cet opus est bien plus personnel. Solitaire même. Et ne cherchez pas le nom d'un autre musicien, Hank joue de tous les instruments sur cette œuvre intimiste au ton très folk.

Hank ouvre le disque par " Don't bore me, man ". Le climat est confidentiel, la voix chaude, proche de Tony Joe White, et la guitare sonne comme celle de Mark Knopfler lorsqu'il aborde son répertoire le plus folk. La ballade " Small time " s'inscrit dans le même registre. Elle est aussi la composition que je préfère. Les cordes sonnent parfois métalliques, proches des sonorités produites par la steel guitar. A l'instar de " Forget about taste ", pourtant plongé dans une ambiance hawaïenne. Hormis "No ghosts around here", il faut reconnaître que le blues est assez boudé. A contrario, le disque regorge de chansons sombres, minimalistes, à travers lesquelles transparaît l'ombre de Léonard Cohen. Et je pense tout particulièrement au doux et bien joli " You make it sway ", à " Sally goes home ", et puis à " Serious shopping ", plongé dans un climat carrément noir et blafard. Rare plage électrique, " Rock around the moon " est assez étonnante. A cause surtout de l'utilisation de vocaux, ma foi, extraterrestres et puis de l'explosion d'un étrange harmonica. Une idée à creuser ! Enfin, enrichie de dessins réalisés par Philip Brand, la pochette est fort soignée. Cet album reste de bonne facture, mais je lui préfère les précédents, exécutés au sein d'un véritable groupe…