Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dimmu_borgir_013_15
Shame

In concert

Écrit par - -

Ce chanteur guitariste suisse a signé chez Crosscut il y a une dizaine d'années. Un label pour lequel il a commis quatre albums : "Low budget" en 94, "Walk" en 96, "Plenty of time" en 97 et un éponyme en 2000. Ce nouvel opus est 'live'. Double de surcroît. Réunissant 24 titres dont la plupart figurent sur les albums précédents, sous une version studio, bien sûr.

La première partie est consacrée au trio de base : Hank au chant, à la guitare et au bouzouki, soutenu par sa section rythmique, Loose Gravel ; c'est à dire Michel Poffet à la basse et Christophe Beck à la batterie. Le disque s'ouvre par "Bedpopthang". La formule du trio permet à Hank d'occuper le devant de la scène. Et ses soli à la slide sont à la fois agressifs et surprenants. Composition lente, "Southern movements" laisse une nouvelle fois libre cours à la slide. Le bottleneck malmène les cordes. Les effets de pédale accentuent encore ces artifices, conférant un ton lugubre à l'ensemble. "Arrows through my heart" est hanté par le rythme des Stones. "Low budget", "Handmade love", "Waltz n°1" et "8000 miles to New Orleans" évoluent au sein d'un climat plus roots, relax, laidback si vous préférez. Et c'est incontestablement lorsqu'il évolue au sein de ce type d'exercice de style que Shizzoe est le plus excitant. Plage rock, "Indian girl" révèle un Shizzoe extraverti. Sa guitare est saturée d'électricité. Mais, à mon humble avis, il a un peu trop recours à la galerie des effets. Pour l'introduction de "Caught asleep", on se croirait sur scène en compagnie de Pete Townsend. Le trio démontre qu'il est capable de déménager où et quand il le veut. Lorsque Hank évolue dans le registre country/folk/rock, il étale toute sa richesse musicale. A l'instar de "The whole book". Une plage au cours de laquelle, Michel nous réserve un solo à la basse. Hank Shizzoe est un artiste aux multiples facettes. Il est capable d'incarner à la fois JJ Cale, David Lindley, Ry Cooder ou Mark Knopfler (Dire Straits). Sur les planches, jamais il ne lasse ; et puis il faut avouer qu'il bénéficie du concours d'une section rythmique assez extraordinaire.

Lors du 2ème set, le trio de base est rejoint par Sonny Landreth. Un joueur de slide louisianais. La présence des deux guitares renforce la fécondité sonore de l'ensemble. Et on peut s'en rendre compte dès les premières mesures de "Oh so near". Une ambiance feutrée qui permet aux solistes de s'évader vers des sommets. Les musiciens ne se côtoient pas au quotidien. Ce qui explique sans doute pourquoi les prouesses instrumentales sont abondantes. Chaque soliste a même toute liberté de s'exprimer suivant l'inspiration. "Don't bore me, man" et "You make it sway" en sont les exemples les plus frappants. Tout au long "Zoo", un fragment imprimé sur un tempo rapide, les prouesses des guitares brillent par leur inventivité. "Joe went to the water" est bien un des meilleurs titres issus de leur répertoire. Christophe Beck est un virtuose aux drums. Mais tout au long d'"Isbjorn", il nous en met plein la vue (NDR : les oreilles ?) En fin de concert, la formation élargie aborde des reprises : "Six blade knife" de Mark Knopfler, "She belongs to me" de Bob Dylan et "Cabin down below" de Tom Petty. L'ombre de Dire Straits plane tout au long de "Being there with you" et de "6 blade knife". Hank chante "Real tigers" à la manière d'un Lou Reed. Une nouvelle composition imprimée sur un rythme proche du Velvet Underground, pendant que les deux guitares vrombissent. Une chose est sûre, avec Hank Shizzoe on ne s'ennuie jamais !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Hank Shizzoe
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Crosscut
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
Lu 935 fois
Plus dans cette catégorie : « We are ready Chinatown »