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Harlem Gospel Choir

Une rencontre entre la magie de la soul Motown et la ferveur du gospel

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Le Harlem Gospel Choir se produisait ce mardi 11 novembre, au Cirque Royal, devant une salle comble, dans le cadre de sa tournée ‘Magic Of Motown’. Fondée en 1986 à Harlem, la chorale s’est imposée comme une référence du gospel moderne, mêlant à son répertoire traditionnel des influences jazz et blues. Sur scène, les neuf chanteurs et chanteuses rendent hommage aux grandes figures de la Motown tout en perpétuant l’énergie et la ferveur qui caractérisent leurs prestations, reconnues à l’international. Le collectif, habitué des collaborations prestigieuses et des scènes du monde entier, continue de faire vivre l’esprit du gospel auprès d’un large public.

Le décor reste minimaliste : une tenture en toile de fond, un claviériste à gauche, un batteur-percussionniste à droite, protégé par un paravent en plexiglas. Neuf pieds de micro attendent les chanteurs et chanteuses, sept femmes et deux hommes. Chacun interprète un morceau en solo, en duo ou soutenu par le chœur. Le programme se compose exclusivement de reprises des grands noms de la Motown.

Le Harlem Gospel Choir ouvre le concert par des standards de la Motown et des classiques du gospel. Les voix se mêlent, a cappella, les harmonies sont précises, les crescendos marquent l’émotion. La tradition gospel s’exprime dans la ferveur et la maîtrise vocale du groupe. Le batteur et le claviériste lancent le rythme. La première chanson, « Stop in the Name of Love » des Supremes, est portée par Dermel, dont la voix navigue aisément entre les graves et les aigus. Elle porte une robe noire traversée d’une ligne orange et une collerette jaune à motifs tribaux. À la fin du morceau, le reste du groupe la rejoint et le titre se termine en gospel.

Tous arborent la même tenue, les deux chanteurs est vêtu d’un pantalon à bande orange. Le concert se poursuit par « Ain’t No Mountain High Enough », enrichi d’accents jazz et blues, puis « I’ve Been Looking for You » et « Superstition » de Stevie Wonder. Le clavier s’anime, la chorale donne de la voix, tout en respectant l’esprit de l’original. L’ambiance dans la salle est chaleureuse, le public réagit, applaudit, sourit. Le Cirque Royal, grâce à son architecture, offre à la fois intimité et ampleur. Les musiciens et choristes partagent leur énergie. Entre les morceaux, le chef de chœur rappelle le message de paix, d’amour et d’espérance du gospel.

La première partie s’achève sur « Do You Know Him », « Baby Love », « Total Praise » et « What’s Going On » de Marvin Gaye. Une pause de trente minutes permet aux artistes de souffler.

La seconde se signale par le retour de la chorale et des musiciens, les collerettes changées. Les chants gospel et de Noël s’enchaînent, « Celebrate » de Kool & The Gang, puis « Can’t You Feel It » des Jacksons. Certains choristes s’expriment en solo ou en petits groupes, l’émotion s’intensifie. Des improvisations de piano et de percussions ponctuent les morceaux, apportant une touche jazz/blues. Les solistes partagent leur foi, leur joie, leur gratitude. Le chœur invite le public à participer, à frapper des mains, à fredonner, à se lever. Le concert se termine sur un morceau entraînant, peut-être un « Hallelujah » revisité ou une reprise soul, qui laisse la salle sur une note euphorique.

Ce concert a proposé une immersion dans l’histoire de la soul Motown, tout en préservant l’esprit du gospel. L’expérience reste marquante, entre beauté vocale, émotion et célébration musicale.

Setlist :

Première partie : « Stop In The Name Of Love », « Ain ’T No Mountain Nigh Enough », « I ’Ve Been Looking For You », « Superstition », « Do You Know Him «, « Baby Love », « Total Praise », « What’S Going On ».

Deuxième partie : « Amazing Grace », « Higher Ground », « O Come All Ye Faithful », « Jingle Bell Rock », « We Wish You A Merry Christmas », « Happy Day », « Celebrate », « Can’T You Feel It »

Rappel : « Some Day We’Ll Be Together ».

(Organisation : Greenhouse Talent)     

Harlem

Hippies

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A l’image de son pendant cinématographique, annuellement présent au Festival de Sundance, la musique indépendante US demeure d’une incroyable vivacité. Réutilisant sans cesse les mêmes vieilles recettes, elle ne cesse pourtant de nous surprendre. Dernier exemple en date, le trio Harlem, non pas originaire de New-York, comme son nom le laisse supposer, mais d’Austin, dans le décidément inépuisable état du Texas.

Ces trois cowboys je-m’en-foutistes proposent, tout au long de « Hippies », des compos aux mélodies crasses, faciles, mais oh combien réjouissantes. En bref, on est en présence du recueil le plus réussi pour branleurs depuis Jeffrey Lewis. Production lo-fi, refrains garages directs et diablement mélodiques, orchestrations et arrangements quasi inexistants. « Hippies » a probablement été enregistré en quelques jours dans un joyeux bordel auquel on aurait aimé avoir été convié ! Quel musicien n’a jamais rêvé de composer des hits immédiats comme « Faces » ou « Pissed » ? La musique d’Harlem n’est pas hippie pour un sou mais l’attitude, elle, l’est peut-être. Mais alors celle d’hippies grunge ! On imagine sans aucun mal Michael Coomers, Curtis O’Mara et José Boyer, dans leur ‘local-garage’ enfumé, jouant sur leurs vieilles guitares déglinguées afin de tromper l’ennui de leur petite bourgade de Tucson. Les morceaux d’Harlem sentent la bière et la cigarette du diable. Kurt Cobain en serait assurément tombé raide dingue… et les trois compères n’en sont d’ailleurs pas dupes en chantant, sur « Someday Soon » : ‘The only band we like is Nirvana. The only album we like is “Nevermind”. The only song we like is “Smells Like Teen Spirit”’.

Irrésistible ! Imaginez des Black Lips un peu moins féroces mais tout aussi déglingués. En outre, il paraît que sur les planches les musiciens de Harlem, sont complètement fous à lier…