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Hot Chip

One Life Stand

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« One Life Stand », le dernier elpee de Hot Chip, fait l’objet des critiques les plus diverses. Suffit de consulter la toile pour s’en rendre compte. Il fait suite « Coming On Strong » paru en 2004, « The Warning » en 2006 et « Made In The Dark » en 2008. Faut dire que les cinq geeks jouent de plus en plus au caméléon. Et ce nouvel elpee en est une nouvelle illustration.

Après avoir successivement trempé dans l’ambient, le nerd disco et le dark disco, Hot Chip a décidé de passer à la pop, mais une pop subtilement saupoudrée de techno. « One Life Stand » puise ainsi son influence majeure chez le pionnier de la techno ‘made in Detroit’, Carl Craig, un personnage génial qui a d’ailleurs remixé leur titre éponyme. Et pourtant, à l’issue de la première écoute de ce long playing, je n’étais pas particulièrement emballé. Etonnant lorsque je me souviens, voici quelque mois, avoir vibré aux beats de « Take It In », premier single issu de leur nouvelle galette, et m’être dit ‘Yeah ! Voilà le grand retour des lunettes à grosses montures !’ Sculpté dans une électro brillante et caractérisé par un refrain terriblement efficace, ce morceau avait été bien mis en forme. Or, en écoutant cet elpee pour la première fois, ce n’est pas l’impression que je ressens. Et rester sur cette impression est une erreur ; car il est nécessaire de réécouter cette œuvre à plusieurs reprises, avant de pouvoir vraiment l’apprécier. C’est à ce moment, et à ce moment seulement, qu’on se rend compte que Hot Chip est arrivé au sommet de son art. Une affirmation qui risque sans doute de déclencher une pluie de critiques. Je les assume. Et comme dirait l’adage : ‘Ca glisse sur …’

Hot Chip est un drôle de phénomène quand même. Il est capable de s’adapter à toutes les situations et à en tirer la quintessence. Riche en claviers et sonorités synthétiques (NDR : dont celles très présentes de marimbas hawaiiens) les plages de cette plaque sont d’une efficacité redoutable sur les dancefloors (NDR : déjà testé !) Les séquenceurs rythmiques et les percussions balisent à merveille les vocalises toujours aussi pointues d’Al Doyle, de Joe Goddard ou encore du nerveux Alexis Taylor. Et c’est ainsi qu’un titre comme « Hand Me Down Your Love », caractérisé par sa programmation de cordes mélancoliques, se transforme en une merveille pop. « One Life Stand » affronte de gros beats techno alors qu’« I Feel Better » est un morceau ringard. Comparable aux navets ‘techno’ diffusés sur Radio NRJ. Mais sa texture est scintillante et il accroche. A un tel point que sa ringardise finit par séduire….

En quatre albums, Hot Chip a démontré qu’il était en progression constante. Sous leurs airs de benêts, les cinq Anglais sont finalement des personnages particulièrement ingénieux. Et aujourd’hui, sans aucun doute un des meilleurs groupes ‘électro’ de la planète. Tant pis pour la contestation ; perso je dis ‘respect’ !

Hot Chip

Made In The Dark

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Sous un titre fallacieux, Hot Chip espérait-il nous faire avaler avoir concocté son dernier elpee « Made in The Dark », à l’abri des sunlights du show bizness ? Ou alors, Alexis Taylor et sa bande de nerd auraient-ils chaussé des lunettes de soleil pour ne pas être aveuglés ? En tout cas, ils remettent le couvert, deux ans seulement après nous avoir infligé une magistrale claque sous la forme de « The Warming ». Souvenez-vous, l’album précédent était blindé à la gueule de singles plus dance les uns que les autres ; et il était rare de passer une journée sans que nos oreilles ne viennent croiser les accords de l’un de ceux ci. Etait-ce un coup de bol d’être parvenu à réunir autant de bombes sur le même support ? Pour rappel, paru en 2004, le premier essai (« Coming On Strong ») n’avait pas vraiment réussi à faire décoller le groupe, même si la galette était déjà d’excellente facture. Ce troisième album était donc solidement attendu au tournant. Au moins pour voir s’ils étaient capables d’égaler à nouveau leur dernière performance. Et manifestement, l’objectif est atteint. Ils auraient pu s’endormir sur leurs lauriers, et enregistrer vite fait un album, afin de rallonger la sauce. Que nenni, c’est à l’issue d’un travail plus introspectif, qu’ils dégainent leurs 13 dernières cartouches, en proposant des sons plus expérimentaux. Une démarche destinée à opérer une recherche plus approfondie du beat. De « Out at The Pictures » en passant par « Bendable Poseable », « Touch Too Much » et « Don’t Dance », on sent la volonté d’emporter l’auditeur dans des lieux plus intimes ou tout son contraire, totalement en exhibition. C’est balancé d’émotion en émotion, que l’on s’enfile les 54 minutes de l’album et l’on finit par tirer son chapeau aux Londoniens, les moins bien habillés de la scène electro. Ce qui, peut-être, est le seul défaut susceptible de leur être reproché. 

 

Hot Chip

The Warning

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Echappé de Moshi Moshi Records, Hot Chip signe son premier essai sur une major. De prime abord émétique, le voyage électro-pop kitsch du combo ne s’apprécie que si effectué en plusieurs étapes. Discerner si le contenu de « The Warning » est de nature emphatique ou tout simplement inventive s’avère être une tâche des plus laborieuses. D’abord, il y a ces premiers morceaux, « Careful » et « Colours », sirupeux et dérisoires. Noyé entre ces deux titres, même l’excellent single « And I Was A Boy From School » perd de son potentiel. Toutefois, la vitalité déployée sur « Over & Over » permet au navire de quitter les eaux troubles et à ses passagers de voguer vers des lieues plus accueillantes. Malheureusement, même si l’équipe clôture sa croisière atypique sur une note positive (le très new-wave « No Fit State »), elle ne tient que difficilement la distance. Original et rasoir à la fois, « The Warning » ne s’inscrira pas dans les annales de l’électro. S’ils veulent faire des vagues, les Hot Chip devront pagayer plus fort que ça…