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Hugo Race

L’esprit d’équipe…

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Il y a bien un an que votre serviteur n’a plus mis les pieds au Magasin 4. C’était lors d’une soirée organisée dans le cadre de ses 20 années d’existence. Ce soir, Hugo Race se produit en compagnie de son groupe, The True Spirit. Personnage sympathique, cet Australien a sévi brièvement au sein des Bad Seeds, le backing group de Nick Cave. C’était en 1984. C’est d’ailleurs lui qui se consacrait à la guitare, lors des sessions d’enregistrement de l’album « From Her To Eternity ». Mais il souhaitait développer ses propres projets. Et tout particulièrement en montant The True Spirit. Ensemble, ils ont publié 15 elpees de 1987 à 2015. Belle preuve de fidélité ! Ce qui ne l’a pas empêché de participer à quelques autres aventures, aux quatre coins de la planète. Et notamment Sepiatone en Italie, Dirtmusic en Slovénie, Transfargo en Suisse, The Merola Matrix en Sicile et The Wreckery en Australie. Sans oublier son dernier, Long Distance Operators, au sein duquel milite la jolie violoniste, Catherine Graindorge.

Joe Speedboat sert de supporting act. Il est censé nous dispenser un garage rock teinté de grunge. Malheureusement, le gratteur/vocaliste aligne des riffs de guitare sans conviction ni motivation. En outre, il chante faux. La drummeuse semble s’ennuyer ferme. Seul le bassiste semble prendre un certain plaisir sur l’estrade. Pas de quoi rameuter la foule devant le podium, cependant. Qui est même plus que clairsemée, pendant cet hors d’œuvre sans grande saveur. Réaction, ma foi, logique…

Il y a pourtant du monde dans la salle. Mais elle s’est déplacée pour la tête d’affiche. Et en attendant, préfère squatter le bar. Hugo vient rendre visite à la Belgique, tous les ans, depuis pas mal de temps. Son backing group implique Brett Poliness (drums, backing vocaux) Bryan Colechin (basse), Nico Mansy (claviers/guitare) et Michelangelo Russo. Préposé aux moogs, à l’harmonica et à la trompette, ce denier (NDR : encore un barbu !) est également responsable des variations et bidouillages du son, y compris celui de sa voix ou de son harmo, qu’il filtre à travers un micro américain. Hugo se plante au centre de l’estrade. Devant son microphone, of course. Il se consacre également à la six cordes. La troupe est venue défendre son dernier opus baptisé tout simplement « The Spirit ». Mais aussi son futur Ep, « False Idols », dont la sortie est prévue ce 6 novembre. C’est d’ailleurs par ce titre que s’ouvre le set. Singulièrement électriques, les interventions de grattes sont incisives, alors que Michelangelo triture délicatement les sonorités, à l’aide de ses machines.

La voix de Hugo se fait tendre pour le lancinant et bouleversant « Elevate My Love », un extrait du dernier opus ; une compo qui s’aventure dans l’indus et au cours de laquelle Michelangelo souffle dans son harmonica, qu’il amplifie à l’aide de son microphone yankee. Une technique qu’il va reproduire régulièrement tout au long du spectacle. Et ce dernier est encore à la musique à bouche pour « Man Check Your Woman ». Il passe à la trompette pour « The Information », un titre balisé par les ivoires. La section rythmique est solide et permet aux longues parties instrumentales de se développer. Faut dire qu’on sent les musicos particulièrement soudés. Blues lent, « Sleepwalker » macère dans les marécages du Delta. Dans un même registre, « Dollar Quarter » s’avère plus classique. Un morceau visionnaire ? « Poor man ». A cet instant, votre esprit vagabonde au cœur du désert australien...

Caverneuse, envoûtante, la voix de Hugo me rappelle celle de Johnny Cash sur le plus country « Bring Me Wine ». Et le concert de s’achever par l’excellent « Higher Power », encore une plage issue du dernier opus. Un rappel de deux titres, mais pas renseigné sur la setlist, clôt ce set qui, manifestement, a ravi les aficionados de Hugo Race et de ses True Spirits

(Organisation : Magasin 4)

Hugo Race

We never had control

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Hugo Race a donc monté un nouveau projet, en 2010. En engageant Antonio Gramentieri et Diego Sapignoli. Soit le duo instrumental italien, Sacri Cuori, qu’il a rebaptisé The Fatalists. « We never had control » fait suite à un premier elpee éponyme paru deux ans plus tôt. Lors des sessions d’enregistrement de ce nouvel opus, Hugo a également reçu le concours circonstanciel de Vicki Brown et de Catherine Graindorge au violon, ainsi que du contrebassiste Francesco Giampaoli. Sans oublier Franco Naddei aux synthés. La présence de tous ces musiciens italiens s’explique tout simplement, parce que l’Australien s’est établi à Catane, en Sicile, où il a monté son propre studio, Helixed.

Hugo Race a sévi au sein de Birthday Party et des Bad Seeds de Nick Cave. Chez ces derniers, uniquement de 83 à 84. Ce qui ne l’a pas empêché de participer à l’enregistrement de cinq albums. Depuis, il multiplie les projets, dont le plus notoire reste encore à ce jour True Spirit.

Découpé en 8 plages, « We never had control » baigne au sein d’un climat sombre, ténébreux, très susceptible de rappeler Tom Waits. Notamment sur les titres les plus blues. A l’instar du malsain « Meaning gone » et puis du remarquable « No sterotype », une compo épurée, presque psychobilly et surtout percutante, imprimée sur un tempo tribal, digne des Cramps. Le disque s’ouvre par « Dopefiends », une compo alerte, aride, presque country & western, attaquée par de subtils accords de sèche et close par des gémissements de guitare atmosphériques. Et embraie par le morceau le plus singulier de l’œuvre, « Ghostwriter », une piste hypnotique, dansante, presque house. L’elpee recèle évidemment des titres plus spectraux, dont « No angel fear to tread », hanté par un violon fugitif ; et surtout le titre maître, une compo indolente, au cours de laquelle, Hugo se met dans la peau d’un crooner. Crooner, c’est d’ailleurs souvent l’attitude qu’il adopte sur cet elpee. Empruntant même parfois les inflexions de Cave voire de Leonard Cohen, surtout lorsque sa voix est soutenue par des chœurs féminins. Sans être fataliste, il faut reconnaître que si cet album et de toute bonne facture, il ne risque pas d’ouvrir les portes du succès à Hugo Race…

 

Hugo Race

Taoist Priests

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Au cours des trois dernières années, Hugo Race s’est montré particulièrement productif. Non seulement il a multiplié les projets les plus divers, mais flanqué de True Spirit, il a commis « The Goldstreet Sessions » en 2003, « Live in Monaco » l’année suivante et « Ambuscado », l’année dernière. Ce qui nous change des habitudes de l’Australien, car il avait fallu attendre quatre longues années avant qu’il ne se décide à retourner en studio avec son groupe (« Last Frontier », en 1999). Bref, Hugo respire la forme ; et son nouvel opus, « Taoist Priests » en est la plus parfaite illustration. Un disque intense, climatique, envoûtant, complexe, parfois cosmique, mais aux mélodies soignées qui confirme que l’artiste visionnaire atteint la pleine maturité. Il ne faut pas perdre de vue qu’il a participé à la confection de 6 albums des Bad Seeds ; et que si son aventure chez Wreckery n’a guère été médiatisée, elle a quand même accouché d’une discographie fort intéressante, dont trois elpees et deux Eps. Hugo possède une voix chaude, graveleuse, confidente, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Tom Waits et de Chris Rea. Parfois même, on a l’impression qu’il chuchote à votre oreille. Côté musical, les 13 fragments de l’elpee oscillent entre le psyché/indus (le titre maître) au trip hop (le morceau caché), en passant par le post blues marécageux au refrain hymnique, contagieux « Ready to go », l’énigmatique « I know you », le savoureux « On the bright side », plage imprimée sur un mid tempo (Tony Joe White ?), la ballade narrative, confessionnelle, « Into the wood » (Chris Rea rencontre Léonard Cohen), l’instrumental cinématique « Beyond Babylon (autre rencontre hypothétique, mais cette fois entre Ennio Morricone et Tuxedo Moon), les floydiens sous leur forme lunaire la plus sombre « Unknown 04 » et « Walker », l’alt country « Cold mother » (Wilco ?), le blues indolent et spectral « Don’t mess around », l’incantatoire « Daytuna » (Robert Wyatt ?) et l’hymnique « Pray on », une compo balayée de chœurs et de cloches. Maintenant, il ne faut pas oublier le rôle des musiciens de True Spirit. Et en particulier du trompettiste Michelangelo Russo, dont les interventions cuivrées, jazzyfiantes, apportent davantage de profondeur à l’expression sonore.

 

 

Hugo Race

The goldstreet sessions

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Si on ne tient pas compte de la double compile rétrospective "Long time ago", "The goldstreet sessions" constitue le dixième album de Hugo Race. Et le précédent opus studio, " Last frontier ", remonte déjà à 1999. Faut dire qu'au cours de cette longue période, Hugo a multiplié les projets, parmi lesquels Sepiatone, Transfargo et Merola Matrix ont reçu les meilleurs échos. Pour enregistrer ce nouvel elpee, il a reçu la collaboration de l'équipe de True Spirit au grand complet. Mais aussi de Djs (Dimitri de Perrot, Marco Franzoni) ; et puis du producteur Chris Thompson (Waifs, Augie March, Bad Seeds). Les Bad Seeds, Hugo y a d'ailleurs sévi. Le temps de cinq albums. Depuis " From her to eternity " à "Murder ballads". D'ailleurs Hugo partage une même idée du blues et du rock. Qu'on pourrait qualifier de ténébreuse. Et pas seulement à cause des lyrics. Que Race puise dans un bouquin qu'il a écrit voici quelques années, mais n'a jamais édité. A l'instar d'un Cave, il explore la face la plus sombre de la vie urbaine, en y injectant une dose d'émotion considérable. Mais aussi en se servant de la musique industrielle. Berlinoise, vous vous en doutez. Réminiscente d'Einsturzende Neubauten, pour être plus précis. Les 10 fragments de " The goldstreet sessions " véhiculent une énergie douloureuse, poisseuse, fiévreuse, qui relève pourtant davantage du rythm'n blues que du rock ou du blues. L'instrumentation est dense, riche, très cuivrée, les vocaux profonds, minimalistes. Le plus souvent, les compositions me rappellent une défunte et légendaire formation aussie : The Hunters & Collectors. Mais sans le groove. Etonnant !

 

Hugo Race

Long time ago

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Hugo Race est australien. A l'instar de Nick Cave qu'il a côtoyé chez les Bad Seeds entre 84 et 88, sa musique est ténébreuse, filmique, urbaine, marécageuse, suscitant dans votre esprit la bande sonore d'un long métrage de série noire que vous vous souvenez avoir visionné, il y a bien longtemps. Une musique dont les racines sont profondément enracinées dans le blues. Un blues contemporain ; c'est à dire traversé par des tas de courants différents qui oscillent du rock au psychédélisme, en passant par l'industriel et l'expérimental. Un blues alimenté par des lyrics introspectifs, parfaitement assortis à la solution sonore.

L'ambiance n'est donc pas à la rigolade chez Hugo Race, même si elle n'est pas dénuée d'humour ; sombre comme vous pouvez l'imaginer. Pourtant, si vous vous prenez au jeu, le climat de ses chansons vous envahit et finit même par vous envoûter, laissant au plus profond de vous même une sensation de douce mélancolie. " Long time ago ", n'est pas un véritable nouvel opus de Hugo Race flanqué de son True Spirit, mais un double CD rétrospectif, comprenant des extraits de ses 9 albums studio, des raretés, des inédits et des prises live ; avec sur le deuxième disque une majorité de titres nettement plus blues…

 

Hugo Race

Last frontier

On savait Hugo Race de plus en plus branché par la technologie moderne, mais on n’imaginait pas qu’il allait un jour nous servir de la trip hop. Attention, pas n’importe quelle trip hop. Celle qui lui permet de jongler librement avec le blues, le psychédélisme et le jazz. Le titre de son dernier album constitue à cet égard, plus que probablement un message : " The last frontier ". Celle qui lui permet encore de naviguer quelque part entre tradition et post-modernisme. Avant de basculer, peut-être, dans la musique expérimentale… Ce disque laisse cependant encore de la place à la musique basique, urbaine, qui sied si bien à Hugo. Obsessionnelle, réminiscente des Bad Seeds, au sein de laquelle Hugo a d’ailleurs évolué, elle libère une intensité émotionnelle desséchée, mais tellement redoutable...

 

Hugo Race

Chemical wedding

Emigré en Europe depuis une bonne dizaine d’années, Hugo Race n’est pas né de la dernière pluie, puisqu’avant de fonder True Spirit en 89, cet Australien a sévi, de 84 à 88, au sein des Bad Seeds de Nick Cave, avec lequel il lui arrive d’ailleurs encore de collaborer ; puis transité par le sous-estimé Wreckery. Il a également écrit des bandes sonores pour le cinéma, la TV et le théâtre ; et même des romans. Sous son dernier line up, il en est aujourd’hui à son huitième album. Belle persévérance qui, à ce jour, n’a toujours pas porté ses fruits. Parce que nonobstant la qualité de son œuvre, cet artiste ne rencontre de succès qu’auprès d’un public averti. Et pourtant, sa musique est aussi belle et spectrale que celle de Nick Cave. Et aujourd’hui certainement plus authentique. Et tout au long de ce " Chemical wedding ", il épanche ses visions introspectives, ténébreuses, sur une texture mélodique qui injecte une dose massive de blues urbain dans un mélange de rock et de musique post industrielle…

 

Hugo Race

La trace blues d’Hugo Race

Sur sa bio, on le surnomme ‘Mr. 21st Centurv Blues’. Rien de moins! C'est vrai qu'Hugo Race est de ceux qui revitalisent un genre qu'on croyait à jamais confiné à une mythologie immuable. Cet ex-Bad Seed –à l'époque de ‘From her to eternity’, c’est-à-dire au milieu des années 80– en est déjà à son 6ème album. ‘Valley of light’ sort chez Glitterhouse et est distribué chez nous par Rough Trade. C'est toujours un blues hypnotique que l'Australien –un ‘grand type’ au front proéminent, qui parle en alternant chuchotement et voix normale– pratique en compagnie de son groupe baptisé The True Spirit.

Pas comme un puzzle!

Il nous parle donc d’abord de son nouvel album, ‘Valley of light’ : « Il est plus clair. Il représente une image quasi-parfaite de ce qu'était le groupe lors de l'enregistrement. J'ai essayé qu'il soit le plus live possible, que le groupe soit le plus uni possible, en évitant de faire trop technique. Bien sûr, on a ajouté çà et là une guitare ou quelques samples. Mais rien de comparable avec certains disques précédents, où il m'est arrivé de construire le son en l'assemblant pièce par pièce comme un puzzle. En prenant du recul, je dois admettre que le résultat était voilé, tandis que là, c'est du direct et c'est donc plus communicatif. Quand tu chipotes trop, le message devient plus difficile à faire passer."

Fait-il référence aux paroles, quand il parle de ‘message’? Il explique : "Si on veut. Les paroles sont écrites de manière plus claire aussi. Elles sont comme un squelette, il y a plus d'espace pour y construire son interprétation propre. Non, en réalité, je n’accorde pas beaucoup d’importance aux textes. Quand j'entre en studio, j'ai 3 ou 4 vers par chanson qui sont écrites. Ils me servent de résumé. C'est à partir de ceux-là que je rédige le reste des paroles. "

Sur ce nouveau disque, Hugo Race reprend ‘Clear Spot’, un morceau composé en 72 par Captain Beefheart. Pourquoi cette reprise? ''Aucune raison particulière. Si ce n'est que Beefheart est une icône, une figure sainte pour le groupe! On voulait adapter une de ses compos depuis longtemps, mais le projet ne s’est jamais concrétisé, par paresse ou pour une autre raison, je ne sais pas. ‘Clear Spot’, on la jouait souvent en soundcheck. Et cette fois-ci en studio, on l'a réussie en une seule prise. C'est une chanson qui parle de claustrophobie, je crois..."

Mais quand on lui dit que sa voix est proche de celle de Don VanVliet (le vrai nom de Beefheart), on voit tout de même percer un sourire sur le visage de Race. Il ne nie pas : "J'aime autant qu'on me compare à lui plutôt qu'à Michael Bolton! Non, on ne m'a pas souvent comparé à Beefheart. Peut-être parce qu'il reste largement inconnu du grand public. Il n'a jamais été un gros vendeur et il y a longtemps qu'il s’est retiré de la scène musicale. Perso, Captain Beefheart est une sorte de révolutionnaire qui est parvenu à changer la façon dont on aborde la musique en tant qu'auditeur. C'est aussi ce à quoi je voudrais modestememt arriver..."

Nico, un belge qui quitte Mad Dog Loose...

Pour ses prestations live, notamment celles livrées chez nous, Hugo a intégré à sa formation Nicolas Mansy, un musicien belge sur la carte de visite duquel on lit les noms de Brian James, Split Second, Franck Marx et Mad Dog Loose. Mais comment s’est-il débrouillé pour atterrir chez True Spirit ? Il raconte : ''J'ai beaucoup d'admiration pour Hugo. C'est quelqu'un de courageux et de profondément honnête. Je l'ai découvert grâce à un copain disquaire qui m'a invité à écouter ‘Earl's World’, à Berlin. J'ai attendu 20 secondes et je lui ai demandé de me l’emballer ; mais c'est moi qui étais emballé! Ensuite, je suis allé voir Hugo en ‘live’ et je l'ai rencontré. Puis j’ai organisé des concerts pour son groupe, ici en Belgique. De fil en aiguille, on est devenus amis. Travailler avec Hugo Race dans True Spirit, c'est mon truc, sans la moindre discussion. J'ai d'ailleurs renoncé à un très bon deal avec Bang! dans Mad Dog Loose. Beaucoup de musiciens rêvent d'un contrat pareil, mais pour moi, il n'y a pas eu d'hésitation ; quand Hugo m'a proposé de rejoindre True Spirit, j'ai accepté sans même réfléchir!"

De son aventure chez Mad Dog Loose, Nico a gardé le souvenir de quelques discussions tendues même si, aujourd’hui ces tensions se sont apaisées. Cependant, pour connaître la vérité, il a quand même fallu lui tirer les vers du nez : "Ce n'est pas pour tirer la couverture à moi, mais le premier single de Mad Dog Loose –que j'ai réalisé seul avec Alain– me plaît mieux que leur album. On pouvait tout se permettre: mettre du piano ou du violoncelle, si ça nous chantait. Qu'il ait voulu un groupe, c'est son choix, je le respecte et je le trouve cohérent, comme je pense que l'album atteint son but, mais... " Mais quoi, Nico? "Ben, tout d'un coup, une grosse influence est apparue. Perso, j'aurais aimé l'éviter... Bon je suis parti, j'ai fait mon choix, je ne vais pas cracher dans la soupe. Je souhaite bonne chance à Alain et à Mad Dog Loose!"

(Article paru dans le n°42 du magazine Mofo d’avril 1996)