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I Like Trains (iLiKETRAiNS)

Shoegazing ferroviaire...

'J'aime les trains'… Si les cinq jeunes hommes qui montent sur la scène de la rotonde sont endimanchés comme des contrôleurs de la British Rail en goguette à Bruxelles, c'est parce qu'ils 'aiment les trains', comme nos vaches bleu blanc belge. Sauf qu'ici nous les regardons passer, en ruminant nos vieux souvenirs de 'shoegazing' et de Joy Division.

iLiKETRAiNS est un nouveau groupe à la mode, qui devrait faire parler de lui ces prochaines semaines. Il y a de l'Interpol (la voix, théâtrale, profonde), du Ride, du Cousteau chez ces cinq barbus (moins 1) au poil à peine pubère, qui parlent dans leurs chansons de figures historiques de la grande Angleterre. Il y a le Capitaine Scott, parti à la découverte de l'Antarctique en 1912 (« Terra Nova »), Bobby Fischer, champion du monde aux échecs pendant la Guerre Froide (« A Rook House For Bobby »), Richard Beeching, l'ex-président de la British Railways Board (« The Beeching Report ») ou encore « Spencer Perceval » (l'un des deux inédits de ce live), le seul premier Ministre anglais à s'être fait assassiner, en 1812… iLiKETRAiNS serait-il un groupe de jeunes licenciés en histoire, qui profitent du rock pour enseigner leur savoir pompeux à la masse boutonneuse ?

Mieux qu'un cours poussiéreux donné par une vieille rombière à la bouche pâteuse, le disque de ces cinq Britanniques assoiffés de savoir divertit donc le quidam rock tout en l'instruisant. En 'live' il en résulte un condensé de rock vaporeux toutes guitares dehors, à peine ragaillardi par une voix spectrale qui rappelle comme d'hab' celle de feu Ian Curtis. Huit titres (l'intégrale du mini-album « Progress – Reform », excepté « No Military Parade », et deux inédits), à peine une petite heure de concert : il n'en faut pourtant pas davantage au quintet pour récolter de francs applaudissements. Le signe avant-coureur d'un buzz qui ne devrait qu'enfler. 'Si on s'appelle iLiKETRAiNS, c'est parce qu'en Angleterre personne ne prend le train, et c'est bien dommage', bredouillera Guy Bannister (guitare, synthés) en vendant quelques disques dans le couloir du Bota.

Chez eux les kids leur demandent où acheter l'uniforme de la British Rail. Mais on ne sait pas si la vente de Go Pass a connu ces temps-ci un 'revival' économique .Le 'shoegazing', si, et c'est tant mieux pour les fans de riffs qui durent et crapahutent. Dommage qu'une fois mis sur ces rails (déjà tant de fois empruntés…), iLiKETRAiNS ne dévie pas d'un pouce : 8 titres, certes, mais huit titres qui sonnent comme un seul, à la vigueur interchangeable… C'est ainsi, quand on prend les transports en commun : ça roule peut-être vite, mais c'est vite monotone. 'La prochaine hype en provenance de Leeds arrivera à la voie 11 à 22h12'. Ah m…, il est 22h13 ! Bah, tant pis, on prendra la prochaine !

 

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

Sans crier gare

Écrit par

Il est des promesses douces à caresser, des rêves de grandeur non démesurés, qui au fil du temps s’étiolent néanmoins jusqu’à prendre des proportions plus modestes en risquant au final d’avoir raison de tout espoir.

À première vue, les membres du groupe de Leeds semblent toujours afficher la même foi inébranlable en leur musique, mais qu’il doit être difficile d’appréhender l’étroitesse et le confort précaire de certains clubs –et c’est le cas ce soir– quand les débuts si prometteurs les propulsaient d’office sur des scènes bien plus appropriées aux tourments soniques qui agitaient leurs compositions, dès les premières notes de « Progress-Reform », en 2006.

Si David Martin et sa clique ne semblent pas sourciller, attablés en terrasse, devant l’Escalier, ce soir, je ne peux m’empêcher de nourrir une certaine crainte de voir le découragement ruiner leur projet, dans un futur proche.

Mais une image chasse ces sombres pensées.

Je souris intérieurement.

Ainsi, depuis l’angle de vue sous lequel j’observe cette scène, les membres d’I Like Trains se tiennent dans l’embrasure de la porte du café d’à côté.

Le nom du bistrot est inscrit en blanc sur fond rouge : ‘L’aller Simple’.

Il est de ces clins d’œil du hasard…

La mentalité liégeoise et la tolérance du voisinage permettent à l’Escalier d’assouplir son timing, souvent dicté par le bon vouloir des artistes, mais aussi d’un public qui tarde à se déplacer.

Et celui-ci n’a pas l’air de vouloir quitter ses pénates de trop bonne heure aujourd’hui.

Post War Glamour Girls s’installe donc devant un parterre de curieux plutôt parsemé.

Et d’emblée, le combo est confronté à un sérieux problème technique, car le micro du chanteur refuse obstinément de retransmettre la voix, censé donner le ton.

Problème qui ne trouvera solution que bien plus tard, car le leader se dédouble et manifeste un certain don d’ubiquité (comme je le constaterai plus tard dans la soirée) pour utiliser tour à tour les microphones destinés aux backing vocals.

Ces quelques avatars n’altèrent en rien la fraîcheur et la spontanéité du band, ajoutant une touche de bordel dans une esthétique sonore au demeurant un peu brouillonne, mais éveillent, au passage, la sympathie de l’assistance (toujours bien maigre).

S’éclipsant après leur single « Jazz Funerals », les musicos remercient sincèrement chaque membre d’ILT. Pourtant, ils ne semblent pas avoir fait l’unanimité au sein du public. Mais leur set reste, à mon humble avis, une bonne surprise.

Fidèles à une esthétique sombre et romantique, c’est tout de noir vêtus que les cinq wagons d’I like Trains se mettent en branle, sur le coup de 22h30, alors que l’atmosphère de l’étroit couloir qui sert de salle devient compacte.

Alignés sur le quai, le souffle retenu, les sens suspendus, nous assistons durant l’heure qui suit à la mise à mort des derniers doutes concernant une éventuelle remise en question de l’avenir du band.

Car plutôt que d’assister au chant du cygne, la prestation de ce soir va bien vite remettre les pendules à l’heure.

Proposant une setlist sensiblement identique à celle du Nijdrop, lors de leur concert accordé en novembre dernier, mais bénéficiant de la présence d’un membre supplémentaire (en l’occurrence le chanteur guitariste de Post War Glamour Girls, préposé à la Fender Mustang), responsable d’interventions de gratte incisives, la formation va bien mettre en exergue l’aspect abrasif de sa musique.

Entre envolées crépusculaires et déchirements retentissants, la voix grave de son leader en figure de proue, I Like Trains se transforme en navire scindant en deux des mers entières de fiel et de tristesse contenues, des océans de chagrins au fond desquels gisent mille espoirs disloqués, bravant des vents mauvais et à jamais tourmentés. Tout en fixant ce minuscule objectif lumineux, un point de mire vers lequel il faut tendre vaillamment, I Like Trains montre la voie à suivre (et quelle voix !)

Après un final hautement sollicité, « Sea Of Regrets » clôt le chapitre de cette nuit, mais laisse entrevoir de magnifiques voyages ultérieurs, entre ciel, terre et mer, mais toujours sur les bons rails.

Le merchandising de désemplit pas, signe de l’engouement général pour cette fantastique prestation.

Quant à votre serviteur, comme toujours dans pareil cas, l’émotion étreignant encore ma gorge, je m’éclipse sans mot dire, guidant mon corps vers la nuit où mon esprit l’attend déjà.

(Organisation : Silenceless Shows)

 

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

A contre-voie…

Écrit par

There is no more than this ending
That I can give to you
There is no more than this ending
There is nothing more at all

Les larsens saturent encore les tympans assourdis. La déferlante sonique se retire lentement, comme une mer abandonnant les débris d’épaves arrachées à la tempête, laissant pantelants les spectateurs qui s’accrochent désespérément à l’hypothétique espoir d’un second retour du groupe de Leeds.

Las !

Jusqu’au bout de l’effort, jusqu’à bout de souffle, I Like Trains se sera livré ce soir, comme tous les soirs, entiers, impeccables, généreux et si désespérément humains, dans toute la beauté tragique de ce constat.

Dernière date de la tournée, synonyme de contrastes. Entre le plaisir de retrouver leurs pénates et tristesse consécutive à la fin d’une aventure. Entre fatigue extrême et exaltation. Entre les profondeurs d’un océan de chagrin et les cimes d’un ciel tourmenté.

Et au milieu, les cinquante degrés de gris qui, nuance après nuance, dessinent la palette d’un univers visuel et sonore fortement imprégné par l’encre qui coule dans les vaines prières des hommes ; en particulier dans le chef de David Martin, leader et figure de proue de ce groupe dont la musique oscille entre Post Rock et Pop classieuse.

I Like Trains, comme un périple en terres de contrastes exaltés. I Like Trains qui avait donc décidé de déposer pour cette dernière nuit ses valises sur notre sol. Cet événement se passait mardi, à Opwijk. Et votre serviteur était du voyage.

I will be taking care of business.

Ainsi commence « Beacons », ainsi commence « The Shallows », dernier album en date, et donc fort logiquement, ainsi commence chaque set de cette tournée. Dans ses sonorités plus synthétiques, qui ne sont pas sans rappeler l’approche d’Editors sur « In This Light, On This Evening ». Le rapprochement entre ces deux groupes n’est du reste pas fortuit. Beaucoup de points communs, mais qui au final mènent à deux destinées sensiblement différentes.

Appelés à n’être que d’éternels outsiders, I Like Trains a sûrement manqué le bon wagon. Qu’importe ! Car la locomotive qui les emmène dans son sillage a fière allure. Et parce que dans leur musique, ils mettent toute leur âme. Et si les sirènes du showbiz se refusent ostensiblement à leur tendre les bras, nos lascars ne semblent en avoir cure. Pour le plus grand plaisir de la poignée de fans réunis ce soir, tout à la joie de revoir cette formation dans des conditions optimales. Loin de toute hystérie mercantile, au plus près du podium. I Like Trains, groupe de proximité, au génie sous-estimé, et s’offrant tout entier.

Parmi les personnes au plus près de l’estrade, il y a cette famille. Le cadet doit avoir tout bonnement une dizaine d’années. Il arbore fièrement un T-shirt du groupe, comme les autres membres de son clan. Il ressemble vaguement à Harry Potter. Et tout au long du concert, il boira avidement le calice tendu par ses idoles. Sensible à la magie du moment. Comme tous ceux présents. C’est une image forte de cette soirée. Un peu décalée, et dans le fond, tout à fait banale. Touchante, parce que juste anodine. Une image qui résume à elle seule la musique d’I Like Trains.

Accessible et contrastée, pleine de finesse et de sensibilité, elle continue cependant à échapper au plus grand nombre. Comment rester insensible à ces envolées brutales, qui précédent ces accalmies sauvages ? Ou ces doux déchirements qui font suite à de claquantes caresses ?

De moments forts pour public conquis (« Terra Nova » ou encore le magistral « Sea Of Regrets » en rappel) en singulières déflagrations d’émotions, on est bercé par les images et montages vidéo autant que par la musique. Cette traversée laisse entrevoir que ce groupe n’a décidément pas dit son dernier mot. D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit de tendre l’oreille au chant de ce géant si fragile.

(Organisation : Nijdrop)

 

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

He who saw the deep

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Ben oui, j’avais mentionné cet elpee dans mon Top 20 de l’année 2010. Un choix qui a certainement dû s’imposer à tout cadre de la SNCB…

A ce jour la formation insulaire (NDR : de Leeds, très exactement) a publié une poignée de singles, deux Eps et deux elpees. Le premier, « Elegies to lessons learnt » avait donné d’ailleurs donné lieu à une suite sous la forme d’un Dvd réalisé par Ashley Dean (NDR : voir notre chronique à ce sujet).

Première constatation ILiKETRAiNS a changé son patronyme en I Like Trains. Plus facile à écrire quand même. Guy Bannister est toujours bien présent. Et surtout sa voix de baryton. De quoi continuer à communiquer une ambiance caverneuse aux titres. Et à surfer sur la vague du succès des Editors, Interpol, The National, Get Well Soon et consorts. Pourtant, après avoir bien écouté cet opus, il faut reconnaître que le combo commence à se libérer progressivement du stéréotype et surtout à briser une certaine uniformité qui prévalait tout au long du premier long playing. Les poussées de riffs noisy se révèlent davantage atmosphériques. Des chœurs sortent de l’ombre. Bref, si le climat n’est pas nécessairement optimiste, il est néanmoins moins ténébreux et introspectif que sur le premier essai. De quoi se libérer d’une filiation revivaliste post-punk voire d’un héritage ‘joydivisonesque’, auxquels de nombreuses formations contemporaines sont toujours prisonniers. D’ailleurs certaines compos pourraient servir de BO de film. Cependant, le combo a eu le bon goût de ne pas gommer toutes les caractéristiques essentielles de son expression sonore. La voix, bien sûr. Sans trop en faire, quand même. La ligne de basse très 80’s. Et surtout le sens mélodique classieux et évanescent.

Chez un artiste ou un groupe, le second essai est souvent périlleux. En publiant ce « He who saw the deep », I Like Trains vient donc de réussir parfaitement cette épreuve. Tout en empruntant une nouvelle direction. Et c’est tout à leur honneur…

 

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

Voyage en première classe

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Les premières parties suscitent rarement mon enthousiasme. Ce soir, ce n’est pas le cas. Il y a iLiKETRAiNS. Pour être honnête, j’ai longtemps hésité avant d’aller revoir Sisters Of Mercy ; mais la présence de ce supporting act m’a définitivement décidé.

Originaire de Leeds, iLiKETRAiNS pratique de la cold-wave proche d’Interpol. Tous les ingrédients sont bien réunis : le baryton mélancolique, la basse hypnotique et les accords de guitares chatoyants mais cinglants. Ce voyage en première classe transporte aussi bien les spectres de Joy Division, And Also The Trees et Nosferatu, parmi les influences 80’s, que de Swerverdriver, pour celles du début des  90’s (Swervedriver) ; et même de Silver Mt. Zion, pour les wagons post-rock. Cette formation est également responsable de textes soignés. Engagés aussi. Ainsi une compo comme « Beeching report » dénonce la décision prise par Richard Beeching, d’avoir restructuré (démantibulé ?) la British Railways. A l’époque des services peu rentables avaient été supprimés et des gares peu fréquentées fermées, à son initiative. Une décision impopulaire qu’il avait étayé à travers un rapport respectant aveuglément la philosophie libérale des States. Témoins de leur engagement, les membres d’iLiKETRAiNS déboulent en uniforme d’accompagnateurs de train. Le trajet est agréable. Les plages montent crescendo avant le déferlement final. Elles nous transportent, nous transcendent et nous libèrent spontanément, en nous incitant à pratiquer le headbanging. Très généreux, les cheminots britanniques nous gratifient d’un arrêt supplémentaire lors du titre « A divorce before marriage ». « A song we never played before » nous garantissent-ils. En l’espace de 6 ou 7 titres et d’une bonne demi-heure, cette première partie nous aura emballés, et les applaudissements nourris du public n’auront pas été usurpés.

Dur, dur par contre d’écrire une review enthousiaste après avoir assisté à la piètre prestation des Sisters of Mercy. Comme la grande majorité du public (NDR : des trentenaires et des quadragénaires), j’ai encore en tête les trois albums (« First, Last and Always », « Floodland » et « Vision Thing ») écoutés en boucle à l’âge de 15 ans. Et les images du concert du Royal Albert Hall, le seul filmé officiellement en 85. Or, on est bien loin de cette ambiance londonienne : le groupe ne ressemble plus à rien, mais on le savait déjà depuis longtemps. Surtout depuis que deux des pions majeurs, Craig Adams et Wayne Hussey, se sont barrés. Ce soir, il y a bien deux jeunes loups qui tentent même de nous les faire oublier. Ils ont beau être convaincus de leur mission, leur performance est médiocre. Si les deux gratteurs originaux étaient dans la salle, ils seraient morts de rire, en regardant et surtout en écoutant ces deux guitaristes de foire… Andrew Eldritch campe aujourd’hui un look bourrin. Suffit de contempler son tee-shirt. Mais on le savait aussi, depuis qu’il a voulu se démarquer du style gothique. Bref, le résultat proposé ce soir ne ressemble plus à rien. Un spectateur averti s’est même décidé à écrire sur le forum de l’AB, que la formation ne vaut pas plus qu’un cover band de ducasse ! Pourtant, les Sisters of Mercy appartiennent à la famille des Artistes dits ‘classiques’ du Rock. Et malgré l’absence de nouvel album, depuis près de 20 ans, ils parviennent à remplir la salle de l’AB, deux soirées de suite. Même au prix exorbitant de 35 Euros ! Car oui, malgré ce tarif, le public n’aura droit qu’à 1 heure 20 de set, rappels y compris. Bon allez, pour ne pas froisser les quelques fans conquis (NDR : on serait tenté d’écrire aveuglés ou endoctrinés), je vous communique quand même une idée de la setlist du concert de ce soir. Mais s’ils reviennent, ce sera sans moi. Car trop c’est trop et la coupe est pleine (NDR : ou vide, c’est comme vous voulez…)  

Organisation Live Nation

 

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

Elegies to lessons learnt (Dvd)

Écrit par

Transposition en Dvd du premier opus d’iLIKETRAiNS, « Elegies to lessons learnt » est le fruit du travail d’Ashley Dean, le responsable des projections chez la formation de Leeds, mais aussi le joueur de cornet. Il avait commencé ce film d’animation en novembre 2006 et l’a terminé en février de cette année. Il décrit les voyages dans le subconscient opérés par un homme tombé dans le coma, suite à un accident de la circulation. Inspiré par les réalisations cinématographiques de Jan Švankmajer, The Bothers Quay et Morph, cette création donne une nouvelle dimension à la musique du groupe insulaire. Toujours aussi ténébreuse, mais plus visionnaire qu’introspective…

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

Progress - Reform

Écrit par

iLiKETRAiNS ou quand les divisions de la joie se font joie de la multiplication. Depuis Interpol, les vocalises caverneuses unies à de sombres mélodies sont légion. Ce qui, en soi, n’est pas une mauvaise idée. Sauf lorsqu’on sert à peine sept morceaux sans être capable de tenir la distance. Ce qui est malheureusement le cas pour ce « Progress – Reform » plein de promesses. Des promesses parfois tenues ("Terra Nova", "Citizen"), souvent brisées ("The Accident", "Stainless Steel", "No Military Parade"). Pour expliquer cette faiblesse, on pointera délicatement du doigt David Martin ainsi que la profondeur abyssale et lubrique de ses cordes vocales, d’un naturel illusoire. Le leader de la formation en fait des tonnes, ce qui résulte sur un essai bien trop étudié pour être honnête. « Progress – Reform » tient cependant la route grâce au brio du reste de la troupe qui, de ses instruments, concède à l’ensemble une intensité respectable. Ne lui reste donc plus qu’à se débarrasser de son frontman. iLiKETRAiNS pourra peut-être alors jouer dans la cour des grands.