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Ian Pooley

Excursions

Depuis " Since Then ", son dernier album sorti en 2000, Ian Pooley semble avoir pris la tangente balearic, n'hésitant pas à saupoudrer ses morceaux tech-house-downtempo de beats ensoleillés et de nappes sucrées, destination Ibiza et ses plages de sable fin. Heureusement, l'Allemand a su éviter de justesse la grosse déferlante latino, bien arrimé à sa table de mixage et à ses principes : boire la tasse en compagnie de Claude Challe et des compiles Ikea. Très peu pour lui ! Son nouveau mix dans la série " Excursions ", pourtant, ne le sauve guère du ressac lounge. Au creux de la vague, Pooley ? L'excursion, certes en terrain hyper-balisé, nous réserve quand même quelques bonnes surprises (Maurizio, Ron Trent, Cloud 9)… A part ça, ce mix semble tout droit sorti d'une version " Cafe Del Mar " de la " Croisière s'amuse ", avec Pooley en DJ de discobar draguant les vieilles rombières à coup de trance-house ‘pouet-pouet’. Un homme à la mer !

 

Ian Pooley

Since Then

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Evident ? Ou tout simplement banal ? C'est un peu le genre de réflexion que m'inspire cette plaque. D'un côté, ce disque coule de source. Il est vraiment très bon et je n'ai pas assez de mes deux mains pour applaudir. Il est capable de captiver sans problèmes un dance floor jusqu'au bout de la nuit et nous emmènerait bien faire la fête où bon lui semble. Car Ian Pooley sait y faire pour nous concocter de ces titres ‘immédiats’, composés de sonorités latino et de rythmes bien dansants, où le corps semble déjà connaître la suite du morceau, où il devient véritablement le maître de la raison…. Même les lendemains doivent rester dansants… D'un autre côté cet aspect immédiat rend " Since then " facile et sans grande originalité. On pourrait taxer Pooley d'opportuniste, tant les sonorités utilisées surfent sur la vague latino. Mais force est de constater qu'il le fait avec élégance et, me semble-t-il, sincérité. Tout ça n'empêche pas cette plaque d'être conseillée, tout en prévenant de sa date de péremption…