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Isola

Dix mots en dix tests, et on suppose qu’Isola fera le reste…

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Isola avait disparu du paysage musical depuis près de 4 longues années. Puis fin de l’an dernier, il a publié un single « Radical », qui a squatté le ‘Décompte’ de Pure FM, pendant 25 semaines. Et son second elpee, devrait sortir bientôt. Un peu de moins de 150 personnes se sont déplacées pour aller applaudir la formation hutoise.

Garcia Goodbye assure le supporting act. Fondé en 2008, ce duo est issu Vilvoorde, et réunit le drummer Jens Leen et le claviériste/guitariste Tommy Gontie. A l’instar de Cats On Trees, il pratique une électro/pop percutante. Mais paradoxalement, il a davantage de succès au Brésil et en Turquie que dans sa Flandre natale. Un constat quand même assez courant pour bon nombre ou artistes issus du Nord de la Belgique. Qui éprouvent même des difficultés à se produire en Wallonie. Et c’est la raison pour laquelle le club Plasma a été créé…

Le combo est venu défendre son premier elpee, paru en 2014. Un disque au titre éponyme.

Le set s’ouvre par « Shade Of Light ». Les voix sont harmonieuses. A l’instar d’Arsenal, le tandem ose une chanson d’amour dans la langue de Molière, « L'Amour C'est Toi ». « Exactly » lorgne manifestement vers Coldplay. Et « Dancing School » est encore plus radiophonique. Une prestation plutôt sympathique qui s’achève par « Just Say Yes ». Ben oui, alors… (NDLR : Huy ?)

Formation hutoise, Isola implique Frédéric Migeot (guitare, claviers, chant), Mike Van Bogget (guitare), Ludo Catalfamo (claviers), Xavier Lesenfans (basse) et Didier Dauvin (drums). Lorsque Fred commence à chanter, on a envie de fermer les yeux et de se laisser porter par ses rêves. Si le combo est venu présenter ses nouvelles chansons, il n’en oublie pas son ancien répertoire, afin de ne pas trop perturber ses aficionados. Et tout particulièrement ses hits.

Le concert s’ouvre par « Mad ». Le son est un peu trop puissant. Pas assourdissant, mais à la limite. En fin de set, Fred expliquera que nouveau, l’ingé-son doit encore s’adapter à sa fonction.

Multi-instrumentiste, il jongle souvent entre sèche et gratte électrique. « Gravity » constitue bien sûr un moment attendu, et ce titre de britpop rafraîchissant met tout le monde d’accord. Y compris le fracassant «Radical », dispensé en fin de parcours. Et le spectacle de s’achever par « Covet me » et « Never Let Me », deux brûlots incendiaires…

On attend donc impatiemment la sortie du nouveau long playing. Evoluant dans un univers sonore proche de Crowded House, même si le sens mélodique lorgnait très souvent vers les Beatles (NDR : ne pas oublier que le premier elpee avait été masterisé dans les studios londoniens d'Abbey Road), le premier avait été mixé par Chris Sheldon (Garbage, Foo Fighters, Pixies, Roger Waters et Jeff Beck)… Le second devrait s’intituler « WORD ». Dix mots en dix tests, et on suppose qu’Isola fera le reste…  

(Organisation : Le Salon de Silly et Silly Concerts ASBL)

Isola

Isola

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Isola avait déjà diffusé, sur les ondes, quelques titres, comme « Gravity » ou « This dream is gone », notamment. Il vient de coucher ces pistes et huit autres sur un album bourré de bonnes énergies. Les mélodies, toutes plus entraînantes les unes que les autres, regorgent de bonne humeur. Et elles sont de celles qui s’en vont faire danser les neurones pendant des heures, une fois les oreilles touchées par ces notes emballantes. « Covet Me », à titre d’exemple, est de ces airs qu’on fredonne volontiers une journée entière. L’ouverture de cet album est faite de la plus belle manière qui soit et constitue une fête à elle toute seule. L’envie d’embarquer sur scène en leur compagnie est imminente. Et preuve d’une grande habileté musicale, toutes les pistes sont homogènes. Notons au passage que « This dream is gone » démontre qu’Isola déborde également d’efficacité quand le rythme ralentit quelque peu. Un bon morceau sur un tout bon album. A écouter en voiture sur les routes ensoleillées, les cheveux au vent, les lunettes noires devant les yeux ; car ces dix pistes regroupent toutes ces ondes positives.

Isola

Demo 2008

Écrit par

Isola est une formation hutoise qui a de la suite dans les idées. Déjà impliquée à deux reprises dans la compile « Startin’ Pop » (2003 et 2005), le trio devenu récemment quatuor poursuit son aventure. Une aventure qu’on leur souhaite, à l’écoute de cette démo, des plus fructueuses. Outre ses influences manifestement ‘beatlenesques’, Isola distille un pop/rock jubilatoire situé quelque part entre Tahiti 80 et son charme estival et Austin Lace, pour son côté ‘Happy-Go-Lucky’.

En cinq morceaux, la formation parvient à captiver et démontre qu’elle est capable de produire autant de cartons radiophoniques potentiels (« It Could Be Better », « Never Let Me »), que de morceaux dont la discrétion fait la richesse (« Dreams Gone »). A surveiller de très près.

 

Isolation Years

It´s Golden

De Suède, on connaît Fireside, Soundtrack of Our Lives, The Hives et bien d'autres. On ne connaissait pas encore Isolation Years. Pourtant, on retrouve Pelle Gunnerfeldt (Fireside) à la production, et toujours cette touche scandinave qui en ce moment fait recette : de la bonne pop un peu country, un peu rock, des mélodies accrocheuses, de la candeur acoustique. C'est enjoué. Il y a aussi des cuivres (" Frosted Minds "), des chœurs, du banjo, des gars qui sifflotent (" Let's Step Aside "), des synthés (" Open Those Eyes "), du xylophone (" Three-Minute Convert "). La formule fait parfois penser à du Go-Betweens, du Calexico, de l'Echo & the Bunnymen (la voix). C'est vrai que ça ne mange pas de pain, et on qu'on en reparlera sans doute dans un mois, à la prochaine livraison suédoise ou norvégienne. On ressortira sans doute les mêmes phrases et les mêmes références, à peu de choses près. Quelqu'un dira peut-être qu'on radote, qu'on use de clichés, et il n'aura pas tort. On lui répondra qu'il est parfois difficile de séparer le bon grain de l'ivraie, et on lui conseillera d'écouter avant d'acheter. On en restera là, et on rangera notre cd parmi les dizaines d'autres déjà chroniqués sous l'étiquette " la grande famille pop-rock du nord de l'Europe ". Dans quelques années, peut-être, on les revendra, parce qu'on se rendra compte qu'on ne les a plus écoutés depuis leur chronique. Ca nous fera un peu d'argent de poche, qu'on dépensera un vendredi soir à boire des bières avec des amis. Les cd's, parfois, ça fait une belle monnaie d'échange.