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Jacques Duvall

Expert en désespoir

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La liste des artistes pour qui Jacques Duvall a écrit est longue comme une page d’annuaire téléphonique. De Lio à Télex en passant par Chamfort, Birkin, Daho, Lavoine, Rapsat et j’en passe, ce rescapé de la génération punk a servi de parolier à plus d’une vingtaine de chanteurs ou groupes d’origine et de styles complètement disparates. Notre homme est, comme un caméléon, capable de s’adapter à l’environnement dans lequel évolue son commanditaire.

Né Eric Verwilghen un 1er août 1952 à Schaerbeek, cet ancien employé de la médiathèque préfère l’ombre à la lumière et n’en est qu’à son troisième album personnel après « Comme la Romaine » en 1983 et « Je déçois » en 90. Il est également impliqué dans des projets tels que « Pourquoi pas nous » d’Elisa Point ou encore le dernier elpee (de très bonne facture) de Lio paru sous l’appellation ‘Phantom Featuring Lio’.

En 2006, Jacques Duvall a changé de crèmerie et s’est engagé chez Freaksville, label créé par Miam Monster Miam. Depuis lors, sa productivité a explosé tant en quantité qu’en qualité. Sans cesser de proposer ses services à d’autres, il ose de plus en plus et décline en onze titres ce troisième opus perso dont il a confié la production à Benjamin Schoos de Miam Monster Miam, bien secondé par Gilles Martin (Miossec, Dominique A).

Si la pochette style J.R. de Dallas a tout pour vous foutre le bourdon et surtout l’envie de ne pas acheter ce Cd, il faut oser franchir le pas. Derrière cette affreuse jaquette se niche un véritable petit trésor de pop musique légère, limpide et colorée. Oubliées les compos compliquées, touffues et indigestes. L’affreux Jacky (ben oui, il est pas vraiment beau hein sur la pochette) nous sert ici onze blagues bien bonnes, bien belges, à déguster sans modération. Certaines sont à prendre au second degré (minimum). Ecoutez donc « La grève des éboueurs », « Tout doucement » ou même « La chanson la plus triste du monde » pour en être totalement convaincu. Le bougre a visiblement enlevé son costume de gentil parolier gnan gnan (« Les brunes comptent pas pour des prunes ») et opère sa mue de façon surprenante.

Bien soutenu par 4 voix féminines partagées entre Coralie Clément, Mademoiselle Nineteen (fille du chanteur Marc Morgan), Sophie Gallet et Christa Jérôme, Jacques Duvall nous balade au fil de ses chansons dans des parfums sonores variés, parsemés de guitares et de rythmes à la ligne claire.

Du pur plaisir ! Assurément ce qu’il a fait de mieux depuis trente ans.

Sortez donc de l’ombre Jacques Duvall !

 

Jacques Duvall

Le cowboy et la call-girl

Écrit par

Jacques Duvall est surtout connu pour avoir écrit le fameux « Banana Split » pour Lio. Originaire de la région bruxelloise, ce parolier de l’ombre a aussi alimenté la prose des chansons d’Alain Chamfort, des Sparks, de Jane Birkin, de Lisa Ekdahl ou encore d’Etienne Daho. Entre autres. Certains de ses textes sont cependant restés sur le carreau. Et en 2006, il s’est décidé à récupérer certains d’entre eux pour concocter l’album « Hantises ». Elaboré dans le même esprit, « Le cowboy et la call-girl » constitue donc son deuxième opus. Un disque habillé d’une superbe pochette inspirée par la bande dessinée (NDR : on a presque envie d’entrer dans la bulle de ce ‘comics’ !)

Pour enregistrer cet elpee, Jacques a reçu le concours de toute une série de collaborateurs. Tout d’abord le Newyorkais Kramer. A la production (NDR : sa carte de visite épingle notamment Butthole Surfers, Half Japanese, Daniel Johnston et Perverted By Desire) ; mais également aux claviers et au mellotron. L’inévitable Benjamin Schoos. Surtout aux guitares. Normal, puisque ce disque est paru sur son label Freaksville. Et parmi les plus connus, on retiendra encore la présence de Thiery Commen à l’harmonica sur le blues lancinant, abordé dans l’esprit d’un Mark Knopfler, « Ougrée » ; ainsi que Jérôme Mardaga (Jeronimo !) à la steel guitar tout au long de « Marquise ». Vu le titre de l’album, on pourrait croire que la musique proposée lorgne essentiellement vers la country. Pas du tout. Elle privilégie surtout le psyché/blues/garage sixties. Guitares fuzz, torturées, vibrato, stax (« Ta main ») ou surf, claviers rognés, fluides, r&b, voix de crooner, caverneuse (NDR : une sorte d’hybride entre Bashung et Renaud), harmonica hanté (NDR : sur « Comme le font les femmes », un pastiche du « Just like a woman » de Bob Dylan), un zeste de chœurs doo-wop féminins (« La poupée borgne »), du yé-yé (NDR : la ritournelle « Raconte-moi ») et même un slow crapuleux, caressé par le souffle d’une trompette langoureuse, en finale (NDR : le titre maître). Une plage radicalement psychédélique : « Marianne Renoir », tramée dans un style proche de Galaxie 500 (NDR : tiens, tiens, n’est-ce pas Kramer qui avait mis en forme le premier elpee de ce trio mythique ?) Bref, un disque qui tient la route, même si ce décalage entre la solution sonore et les lyrics dans la langue de Molière pourrait heurter les puristes…