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Le cowboy et la call-girl

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Jacques Duvall est surtout connu pour avoir écrit le fameux « Banana Split » pour Lio. Originaire de la région bruxelloise, ce parolier de l’ombre a aussi alimenté la prose des chansons d’Alain Chamfort, des Sparks, de Jane Birkin, de Lisa Ekdahl ou encore d’Etienne Daho. Entre autres. Certains de ses textes sont cependant restés sur le carreau. Et en 2006, il s’est décidé à récupérer certains d’entre eux pour concocter l’album « Hantises ». Elaboré dans le même esprit, « Le cowboy et la call-girl » constitue donc son deuxième opus. Un disque habillé d’une superbe pochette inspirée par la bande dessinée (NDR : on a presque envie d’entrer dans la bulle de ce ‘comics’ !)

Pour enregistrer cet elpee, Jacques a reçu le concours de toute une série de collaborateurs. Tout d’abord le Newyorkais Kramer. A la production (NDR : sa carte de visite épingle notamment Butthole Surfers, Half Japanese, Daniel Johnston et Perverted By Desire) ; mais également aux claviers et au mellotron. L’inévitable Benjamin Schoos. Surtout aux guitares. Normal, puisque ce disque est paru sur son label Freaksville. Et parmi les plus connus, on retiendra encore la présence de Thiery Commen à l’harmonica sur le blues lancinant, abordé dans l’esprit d’un Mark Knopfler, « Ougrée » ; ainsi que Jérôme Mardaga (Jeronimo !) à la steel guitar tout au long de « Marquise ». Vu le titre de l’album, on pourrait croire que la musique proposée lorgne essentiellement vers la country. Pas du tout. Elle privilégie surtout le psyché/blues/garage sixties. Guitares fuzz, torturées, vibrato, stax (« Ta main ») ou surf, claviers rognés, fluides, r&b, voix de crooner, caverneuse (NDR : une sorte d’hybride entre Bashung et Renaud), harmonica hanté (NDR : sur « Comme le font les femmes », un pastiche du « Just like a woman » de Bob Dylan), un zeste de chœurs doo-wop féminins (« La poupée borgne »), du yé-yé (NDR : la ritournelle « Raconte-moi ») et même un slow crapuleux, caressé par le souffle d’une trompette langoureuse, en finale (NDR : le titre maître). Une plage radicalement psychédélique : « Marianne Renoir », tramée dans un style proche de Galaxie 500 (NDR : tiens, tiens, n’est-ce pas Kramer qui avait mis en forme le premier elpee de ce trio mythique ?) Bref, un disque qui tient la route, même si ce décalage entre la solution sonore et les lyrics dans la langue de Molière pourrait heurter les puristes…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jacques Duvall
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Freaksville
  • Date: 2009-04-21
  • Rating: 3
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