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Johnny Max Band

Roadhouse soul

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Chanteur de blues et de soul, Johnny Max, aka John McAnenay, est avant tout un homme de scène. Un entertainer qui donne tout ce qu’il a dans le ventre, sur les planches. Sa musique mêle blues, funk, r&b et soul. "Roadhouse soul" constitue son septième opus! Il l’a enregistré chez lui à Toronto. Et signe ou cosigne les dix compositions, principalement avec son guitariste, Kevin Vienneau.

L’elpee s’ouvre par le rythmé "Couldn' happen to a nicer guy". Grave et motrice, la voix se détache d’une excellente orchestration tramée par le piano de Rob Gusevs et les cordes de Vienneau. Mais le Johnny Max Band brille surtout lorsqu’il pratique du roadhouse rockin' blues. Tapissé de claviers et imprimé sur un tempo idéal pour la route, ce style a été pérennisé par les Rolling Stones. Et notamment tout au long de "Little yellow dress", une piste qui adresse un clin d'œil à John Lee Hooker. Puis "Roadhouse soul" et "Time well wasted", deux plages très rock'n'roll, au cours desquelles la guitare largement amplifiée prend son envol. Piano et mandoline dominent "I'm broke", un r&b à coloration néo-orléanaise. Le long playing s’achève par "We've been together for such a long time". Imprimé sur le tempo d’une valse, ce titre roots est illuminé par les interventions des ivoires et des cordes réverbérées…

 

Johnny Max Band

Ride and roll

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De son véritable nom Johnny Max, John McAneney est canadien. D’origine écossaise, il s’est installé à Toronto, dans Ontario. Ce chanteur est déjà considéré comme un vétéran de la scène blues locale. Il la partage souvent en compagnie d’artistes du coin comme Downchild, Jeff Healey, Jack Dekeyzer, Fathead ou David Rotundo. Il anime également le "Sunday Night Soul", un radioshow pour lequel il peut compter sur Chuck Jackson, le chanteur du Downchild Blues Band, comme partenaire.
 
A ce jour, il avait commis deux elpees : "Long gone train" en 2000 et "In the doghouse….again!" en 2002. Pour ce dernier opus, il avait reçu le concours de Kenny ‘Blues Boss’ Wayne au piano. Johnny a conservé le même guitariste depuis plus de 25 ans : Kevin ‘Hurricane’ Higgins. Il est cependant épaulé aujourd’hui par le drummer Duncan McBain, le bassiste Uli Bohnet et le claviériste Martin Aucoin.
 
L'album s'ouvre royalement par un shuffle puissant et entraînant : "Please don't go". Un parangon du groupe. Toute la force de frappe nous laisse bouche bée. La section rythmique est bien soudée. Le piano semble libéré et la guitare manifeste beaucoup de vécu. La formation produit déjà un max de groove. "Brown's line" persévère dans le rythme. La voix de Max affiche une aisance et une force tranquille qui impressionnent l'auditoire. Le tempo s'accélère brutalement et vire au rock’n roll pour attaquer le titre maître, une reprise de Brownie McGhee. Higgins s'en donne à cœur joie sur sa Fender Telecaster tandis que Duncan imprime une rythmique de type chemin de fer. Direction Memphis lors de la reprise du "Angel of Mercy" d'Albert King. L’orgue Hammond opère son entrée sur ce blues lent. Kevin dispense un solo étincelant, assez proche du style pratiqué par Magic Sam Maghett. Ballades blues/soul, "Watcha gonna do" et "Long gone train" séduisent par leur ligne mélodique. "Walking in Jerusalem" constitue la plage la plus roots. Une adaptation d'un morceau traditionnel caractérisée par la voix conquérante, la slide acoustique et quelques percussions tribales. "I heard a rumour" repose sur le riff classique de Howlin' Wolf. L'effet est imprimé très sereinement par les accords de Kevin. Il restitue bien l'ambiance du blues urbain de Chicago des années 50. Martin ajoute ses chapelets de notes de piano en arrière-plan. Tel un shouter issu de Kansas City, Johnny attaque "Mad at me". Sa voix chaude et puissante fait merveille tout au long de ce titre qui swingue. Toujours en retrait, le fidèle Higgins abat un travail considérable. Constantes, ses cordes affichent une présence rassurante derrière le chanteur. La version du "Shake 'em on down" de Bukka White est une synthèse parfaite du style adopté par JMB. Tel un Chicago shuffle imprimé sur un tempo modéré, il affiche une puissance et une efficacité rythmiques impressionnantes. A cause, bien entendu, de la la Fender de Higgins. Derrière ses ivoires, Aucoin semble heureux. Très downhome, la sortie de Kevin est un petit bijou. En outre, elle exhale des humeurs parfumées par le Delta. "Mimico" bus" s’approche du Memphis blues. La voix de Johnny domine naturellement ce décor sonore traversé par l'orgue Hammond B3 de Martin. "Junko partner" constitue un autre excellent moment de cet elpee. Particulièrement imprégné du sud, proche des bayous, il est investi par la slide paresseuse, un piano syncopé et des percussions ancrées à la Nouvelle Orléans. Et la voix de Mac accentue davantage cet aspect nonchalant. Le bonheur ! Cet opus de bonne facture s’achève par "I like women", un funky R&B chanté d’un timbre nasillard, proche de Dr John. Mais la surprise ultime procède du chant gospel de Mr Max, des vocaux qu’il accomplit a capella. Alternant judicieusement compositions personnelles et covers, cette œuvre nous permet de voyager au sein de différentes sphères du blues ; un périple opéré avec intelligence et feeling... Un opus enregistré et produit par Alec Fraser (NDR : il est actuellement bassiste chez le Jimmy Bowskill Band), au sein de son studio Liquid.