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Jookabox (Grampall)

The eyes of the fly

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« The eyes of the fly » est une grande boîte à n’importe quoi! On se demande dans quel état était Jookabox lors de l’enregistrement de cet album. Tout est décalé, complètement déjanté. Les mélodies entrent dans nos têtes comme dans du beurre. Mais elles deviennent rapidement aussi pénibles que les battements d’ailes d’un insecte quand celui-ci vient bourdonner juste au bord de vos oreilles. Une seule envie vous envahit alors : réussir à le faire taire. Le groupe américain a oublié qu’il ne suffisait pas de composer du dément pour se démarquer. Parce que lorsqu’on abuse de l’extravagance, le résultat obtenu ne ressemble plus à grand-chose. L’ensemble devient un sac fourre-tout très confus. Ce désordre provoque un amalgame dans lequel tout se ressemble. Pourtant, « The eyes of the fly » va sans doute séduire pas mal d’adeptes. Ce chaos musical n’est en effet pas pour déplaire à tout le monde. Et dans ce cas-là, le titre éponyme de l’album va procurer un plaisir intense aux amateurs du genre. Il est sans aucun doute possible le morceau le plus puissant de ces dix pistes. Mais l’aboutissement du travail de Jookabox est-il vraiment unique ? Sont-ils réellement les seuls à pouvoir offrir ce genre de musique ? Ces questions méritent d’être posées, même si chacun y apportera sa réponse propre.

 

Jookabox (Grampall)

Ropechain

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Derrière Grampall Jookabox se cache David ‘Moose’ Adamson, un ancien membre d'Archer Avenue et de Bigbigcar. Originaire d’Indianapolis, ce curieux personnage est passionné par les phénomènes paranormaux. Pour cet Américain, le monde actuel n’a d’ailleurs aucune importance. A chacun sa philosophie ! Par contre, musicalement, le personnage ne manque pas d’idées. Influencée à la fois par le blues, le folk, le hip hop, l'electro et le rock hip-hop, sa musique est même particulièrement originale.

Après un premier opus intitulé « Scientific Cricket », Grampall Jookabox remet le couvert en signant « Ropechain » sur le label Asthmatic Kitt, écurie appartenant à Sufjan Stevens. A première écoute, cet elpee peut paraître inconsistant ; mais après plusieurs auditions, on se rend compte qu’il est bien plus élaboré qu’on imagine. Et spirituel, dans le sens le plus abstrait du terme. Rien que sa voix gonflée à l’hélium semble venir de l’au-delà. Elle est même carrément fantomatique sur « Ghost » (NDR : of course !) Ce qui n’empêche pas Adamson de manifester son intérêt pour la musique africaine (« Black Girls », « Old Earth, Wash My Beat »), de se lancer dans l’une ou l’autre expérimentation habile (« Let’s Go Mad Together » « Strike Me Down ») ou encore de s’abandonner dans une forme de pop/folk dérangée (« Ropechain »). Bref, ne soyez pas étonnés, en découvrant ce disque, de rencontrer des spectres aussi illustres ou surprenants que ceux de Daniel Jonshston, Beck, PIL, Beach boys, Panda Bear, Yeasayer ou encore Black Dice. Bienvenue dans l’univers irrationnel, sis quelque part entre la vie et la mort, de Grampall Jookabox. Divagations garanties. Envoûtement envisageable. Mysticisme garanti, mais sur facture. Bref, un opus qui sort de l’ordinaire sans jamais se révéler extraordinaire. Allo la terre !