Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Judas Priest

Redeemer Of Souls

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Robert Halford, Glenn Tipton et Ian Hill affichent une moyenne d’âge de 65 ans. Scott Travis en a 50 et Richie Faulkner –le jeunot– 35. La ‘suédoise’ ou ‘kamikaze’, selon, ne devrait pas causer de problème pour l’âge de la retraite des vétérans…

Après le départ de K. K. Downing en 2011, le discret Ian Hill devenait le plus ancien membre au sein du line up. Mais depuis le retour de Rob Halford, en 2003, c’est ce dernier qui a repris son statut de membre fondateur.

Pour son 17ème elpee studio, Judas Priest a délibérément choisi de replonger dans le passé. Et les fans de la première heure vont certainement s’en réjouir. Sous sa version DeLuxe, la pochette est un véritable régal pour les yeux.

« Dragonaut » démarre sur les chapeaux de roues. Les riffs de gratte sont incisifs, malsains, et soutiennent parfaitement la voix graveleuse d'Halford. On dirait presque du Black Sabbath de la meilleure époque. Comme sur « Sword Of Damocles », par ailleurs. Le titre maître revient carrément aux sources. Du grand Judas Priest ! D’une durée de 6 minutes, « Halls Of Valhalla » est la plage la plus longue de cet opus. Et elle est épique. Tout comme « Secrets Of The Dead ». Subtilement blues, « Hell And Back » navigue dans des eaux plus paisibles. Et si le tempo accélère parfois, il ne s’emballe jamais démesurément. Tout au long de « Metalizer », les guitares opèrent un retour aux temps héroïques de « British Steel » et de « Painkiller ». Les riffs sont ravageurs et accrocheurs. « Crossfire » est un petit blues métallique, tonique, mais également dansant. Harmonieuse et précise, la voix d'Halford est toujours aussi impressionnante. Et il en fait une parfaite démonstration sur « Battle Cry ». Empreint de calme et de délicatesse, « Beginning Of The End » opère un nouveau retour aux racines.

La version Deluxe propose un bonus cd. Y figurent cinq perles : « Snakebite », « Tears Of Blood », « Creatures », le plus cool « Bring It On » et la ballade « Never Forget ».

Même quand il envoie du lourd, Judas Priest prend toujours le soin de soigner le sens mélodique de ses compos. En outre, ces ‘papys’ du métal ont des heures de vol, du talent et une technique irréprochable. Plus ‘classique’, ce « Redeemer Of Souls » devrait ravir les fans de la première, comme de la dernière heure…

 

Judas Priest

Single Cuts

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Quel est donc l’intérêt de publier une énième compilation du grand Judas Priest, si ce n’est pour capitaliser un maximum sur son compte avant la dissolution de la légende du heavy metal ?

« Single Cuts » aura au moins, outre son aspect bassement commercial, la qualité de retracer l’histoire de la meilleure période du combo. Celle qui oscille entre 77 et 1992. Et on s’amuse follement à redécouvrir des singles au succès des plus relatifs tels que « Locked In », « United » ou « Don’t Go ».

Le mélomane lambda sera également étonné d’apprendre que les deux premiers simples du Priest étaient, l’un comme l’autre, des reprises d’artistes au style bien éloigné du metal. Le sublime « Diamonds and Rust » signé Joan Baez et le moins populaire « Better by Tou, Better Than Me » emprunté à Gary Wright révèle une formation qui se cherche encore.

Et quel contraste, lorsqu’on est confronté aux machines de guerre que sont « Painkiller » et « Freewheel Burning ». Vraiment de quoi déconcerter. Révélation en pleine période punk, Judas Priest a traversé toutes les modes et s’est imposé comme une des formations les plus importantes de l’histoire du metal.

Au final, « Single Cuts » égrène 19 ‘hits’ qui nous rappellent à quel point Priest nous est indispensable !

 

Judas Priest

Nostradamus

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Mais que se passe-t-il au sein de la plus grosse machine anglaise (après Iron Maiden) d’authentique metal lourd ? Déjà, le nouveau logo sur l’artwork très réussi de « Nostradamus » interpelle et trahit un signe de changement radical. Responsable d’une mode vestimentaire dans l’univers du heavy metal, le combo se livre ici à l’exercice périlleux du concept album, une formule déjà maintes fois explorée. Une double plaque, vingt-trois titres, pour un total de près de 103 minutes de zique.

Mais à l’issue de l’écoute de cet opus aussi attendu qu’un Beaujolais nouveau, on en vient à se demander si le Priest ne cherche pas à saborder son navire. A moins qu’il ne tente de battre le record du monde du Cd le moins vendu de toute l’histoire du hard rock. Car les fans d’Halford et consorts ne se reconnaîtront jamais dans cette nouvelle livraison produite par la paire Tipton/Downing. Une erreur qui pourrait se révéler fatale. Le regard d’un producteur extérieur aurait peut-être permis au groupe d’embrasser de nouvelles perspectives, sans pour autant renier sa fabuleuse marque de fabrique.

Si la voix d’Halford demeure quasiment intacte, les nombreuses interventions de claviers –assurées par le brillant Don Airey– sont à ce point envahissantes qu’elles noient celles des autres musiciens. Pourtant, des titres comme « Prophecy » et le plutôt bien foutu « Revelations » présentent la meilleure facette de « Nostradamus » ; mais la suite proposée sur le premier skeud est loin d’être réjouissante. L’ambiance nécessaire à un tel sujet ne colle absolument pas, et le ‘grand prêtre’ perd sa crédibilité. Plutôt que d’inciter à headbanger furieusement, « War » et « Pestilence and Plague » provoquent bâillements et suscitent l’ennui.

La première rondelle s’achève, mais on est loin d’être au bout de ses surprises. On espère que Judas va enfin balancer la purée, comme à l’époque bénie de « Painkiller » ou de « British Steel ». Mais gare à la claque ! Il faut attendre la fin de la huitième plage, toutes d’une mollesse invraisemblable, pour se prendre en pleine poire deux morceaux indéniablement efficaces. Le choc ! Le titre maître et « Future of Mankind » marquent le retour des guitares acérées et d’un chant agressif, jusqu’à présent, beaucoup imité mais jamais égalé. Un réveil quelque peu mouvementé après ce long passage à vide…

Manifestement, « Nostradamus » aurait pu jouir d’un certain crédit s’il était paru sous la forme d’un projet parallèle. Ou encore, récolter une meilleure évaluation, si le combo s’était limité à sélectionner les meilleurs compos des deux plaques.

Trop ambitieux ou suicidaire ? « Nostradamus » restera pour longtemps, aux yeux des fans purs et durs, une erreur dans la carrière d’un des groupes les plus brillants de toute l’histoire du heavy metal. Néanmoins, nous conseillerons aux plus jeunes de ne rater leur prestation au Graspop Metal Meeting, sous aucun prétexte. Sur scène, Priest demeure une référence absolue !

Lien iTunes :

http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D282805562%26id%3D282805413%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

Judas Priest

Live Vengeance 82 – Dvd

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Certains reprocheront au Priest de multiplier les produits, et particulièrement les DVD’s, à l’instar de leur compatriote Iron Maiden. Après deux VHS filmées aux States, un DVD shooté à Londres, Judas Priest rendait enfin hommage à l’un des premiers pays l’ayant consacré star, le Japon, en concoctant il y a quelques mois le très réussi DVD « Rising in the East ». Et voilà que le porte-monnaie du fan est une nouvelle fois sollicité par la sortie de ce « Live Vengeance 82 », soit le témoignage en public d’un groupe au sommet de son art !

Enregistré le 12 décembre 82 à Memphis durant la colossale tournée « Screaming for Vengeance world Tour », le set est la parfaite illustration de la fureur et de l’énergie dégagées par les metal gods, au début des années 80. Epoustouflant de charisme, bardé de cuir et d’acier, Rob Halford monte dans les aigus. Il arpente la scène de long en large, fait hurler un Coliseum bondé, tandis que la paire de guitariste KK Downing/Glen Tipton réalise quelques performances guitaristiques notoires, aussi bien dans les parties rythmiques que les soli. Pour l’époque, le jeu de scène est démesuré ; et le light show à la hauteur de l’énergie communicatrice des hits du combo qui s’enchaînent dans un déluge de décibels.

Une setlist à faire baver le Priest Maniac le plus intransigeant : « Electric Eye », « Riding on the Wind », « Heading out to the Highway », « Metal Gods », « Bloodstone », “Desert Plaint”, “The Ripper”, “Diamonds and Rust”, « The Green Manalishi »,…..impossible de tous les énumérer, mais force est de constater que bon nombre de ces classiques ne sont plus interprétés depuis des années par la bande à Halford. Quelques gros plans sur le visage du chanteur en plein effort sont assez réussis. Le son est très bon ; mais il faut cependant relever quelques petites imperfections sur certains plans qui auraient pu être retouchés plus minutieusement. Néanmoins, l’ensemble reste plus que satisfaisant. Par contre le fan est en droit de s’étonner de ne trouver aucun bonus sur ce DVD. Que dalle ! Disposant d’un budget bien plus conséquent que certains groupes underground qui en donnent toujours plus, la formation aurait pu faire un petit effort, en ajoutant - par exemple - des images backstage ou l’un ou l’autre vidéo clip rare de la période eighties. Au prix où sont vendus les DVD’s actuellement, ce ‘petit détail’ méritait d’être souligné. Mais si vous aimez, avez aimé ou ne connaissez pas Judas Priest, cet objet est absolument indispensable. La tournée de 82 reste un moment mythique de l’histoire du heavy métal.

Judas Priest

Angel of Retribution

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Dire que ce nouvel album du Priest est l’une des rondelles métalliques des plus attendues de 2005 relève du pur euphémisme. Quinze ans après la sortie du brutal « Painkiller », le monstre du heavy british revient plus fort que jamais, sous sa formation originale. Le grand ordonnateur Rob Halford est de retour, après quelques essais plus ou moins fructueux en compagnie de Fight, Two, et Halford. Le résultat est évident. La nouvelle œuvre confirme que jamais Tipton, Downing et Halford n’ont été meilleurs que lorsqu’ils bossent ensemble.
 
Même si « Angel of Retribution » révèle quelques fautes de goût, et s’il n’atteint pas la force d’un « British Steel » ou d’un « Defender of the Faith », il pourra trôner sans honte auprès des classiques du combo au lourd palmarès. Un titre énorme ouvre les hostilités : « Judas Rising ». Martelé par la double grosse-caisse de Travis, il entrera bien vite dans le patrimoine des incontournables du quintette de Birmingham. Taillé pour les salles de concerts, « Deal With the Devil » accélère la cadence. Halford n’a rien perdu de son timbre de voix très agressif et les riffs de guitares s’enchaînent sans défaillir. De loin le titre le moins marquant de l’album, « Revolution » est pourtant le premier single qui en est extrait. Son approche moderne et son refrain ‘bateau’ ne colle vraiment pas à l’image du Priest. Dans un registre inhabituel, et mid-tempo, « Worth Fighting For » laisse à Rob l’occasion d’utiliser sa voix naturelle, comme à l’époque de « Sad Wings of Destiny » ou de « Sin after Sin ». Une agréable pause avant les deux tornades qui s’enchaînent : « Demonizer » et « Wheels of Fire ». Deux fragments qui évoluent dans un style de composition auquel le combo nous avait habitués à la sortie de « Painkiller ». Plus qu’anecdotique, la ballade « Angel » nous invite à passer à la plage suivante. « Hellrider » et son riff particulièrement efficace nous invitent à un sauvage headbanging, la guitare en carton en bandoulière ! Si « Angel of Retribution » constitue probablement l’œuvre la plus ambitieuse jamais entreprise par la machine Judas, la grosse surprise procède de la présence d’une plage avoisinant les 14 minutes au final époustouflant : « Lochness ». Un riff sabbathien, un refrain sublime, des solos émouvants. Ce titre est à ranger auprès du classique des classiques « Beyond the Realms of Death ». Le prêtre est de retour ! La tournée qu’ils accompliront en compagnie des Scorpions et de Paradise Lost confirmera l’état de santé de l’institution anglaise plus de trente ans après sa formation.