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Juke Joints

Let it roll

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Se proclamant les ‘Masters of rock rollin blues’, ce groupe zélandais fort sympathique roule sa bosse depuis 23 longues années. Une formation qui manifeste une énergie (NDR : une pêche si vous préférez) incroyable sur les planches. De véritables ‘entertainers’ ! Lorsqu’ils se produisent près de chez vous, ne les manquez sous aucun prétexte ; vous ne serez pas déçus. Parce qu’ils donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre. Nonobstant leur longévité, la formation n’a rien perdu de cette soif insatiable de jouer le blues, le boogie ou le rock'n'roll. Un quartet drivé par un personnage souriant et chevelu : le drummer Peter Kempe. Il est soutenu par le fidèle John ‘Sonnyboy’ Van der Broek à l'harmonica, Michel Staat à la guitare et Peter Van Merode à la basse.
 
Quel chemin parcouru depuis leur "Dancing shoes", un premier elpee paru en 1986. Depuis, la formation a commis dix albums dont quatre live : "Live in Bogrum" en 89, "One, two, five …live" en 96, "Willie Foster and the Juke Joints – Live!" en 99 et enfin "Live in Ireland" en 2001. Sans oublier le Dvd "Live at Moulin Blues" en 2002. Je le répète, c’est en public que les Joints prennent toute leur dimension.
 
Peter (NDR : la casquette rouge Bud bien vissée sur le crâne) démarre sur les chapeaux de roue par une version très puissante de "Millions miles from nowhere". Du Juke Joints pur et dur. C’est ce qu'ils font le mieux. Le baromètre est déjà dans le rouge. L’orage gronde. Un climat entretenu par "Treat my baby", une compo au cours de laquelle Boogie Mike Staat se détache habilement, tandis que complètement allumé, Sonnyboy se déchaîne sur son Mississippi saxophone. Que du bonheur! Marcel Scherpenzeel est un des meilleurs gratteurs hollandais. Et il le démontre sur les deux plages pour lesquelles il a ramené sa slide. Tout d’abord sur le titre maître, un boogie brûlant entretenu par un son sale et râpeux (NDR : indispensable lorsqu’on entre dans un tel registre) et "I'm in the mood", un shuffle classique, très Chicago blues, au cours duquel Marcel pousse Boogie Mike dans ses derniers retranchements. Et c'est du tout bon! Sonnyboy empoigne son accordéon et pousse son petit air zydeco lors de la reprise très rock'n'roll du "Marie Marie" de Dave Alvin. "Double talk" et "You got to move" émargent à un Chicago blues rock assez classique. La voix de Rory Gallagher semble être réincarnée chez Peter, pendant que Sonnyboy s'envole à l’harmo. L’enregistrement de l’opus a bénéficié du concours de deux membres de Barrelhouse, une très ancienne et notoire formation de blues batave : la délicieuse vocaliste Tineke Schoemaker et le redoutable pianiste Han Van Dam. Et c’est une excellente surprise ! Notamment lors de l’adaptation du "Louella" signé par la longiligne chanteuse louisianaise Marcia Ball et le "99 pounds" de Don Bryant. Tineke et Han parviennent ici à brider le tempérament explosif de leurs amis de Kwadendamme. La plaque recèle deux instrumentaux : "Blues for the soul" (NDR : un slow blues inspiré par Ronnie Earl, mais qui ne colle pas vraiment au style des JJ) et "The rumble", un fragment particulièrement réussi qui permet aux solistes de se mettre en évidence. Lorsqu’ils enregistrent un album, les Joints ne manquent jamais d’adresser l’un ou l’autre clin d’œil à celui qu’ils considèrent comme leur maître : le regretté Rory Gallagher. Hanté par l’esprit du célèbre et mythique musicien irlandais, Peter empoigne sa mandoline et la gratte furieusement pour chanter le célèbre "Bullfrog blues". L'album s’achève par une version puissante et catégorique du "Steve's Last ramble" de l'Américain Steve Earle ; un réquisitoire implacable parcouru par la rythmique métallique de Staat. Si à ce stade, les Juke Joints peuvent déjà prétendre nous avoir gratifié d’un excellent opus, ils ont le bon goût de nous accorder généreusement trois rappels. "After hours" comme ils disent. Tout d’abord l'instrumental "Out of the blue", destiné à mettre en exergue le souffle généreux de Mr Van der Broek. Ensuite un nouvel hommage à Gallagher : "'k gae wee naer uus toe". Peter s’y réserve la mandoline pour chanter - dans la langue de Vondel - l'imparable "Going to my hometown". Enfin "Boogie at midnight". Un concentré du potentiel de cette redoutable machine de guerre musicale que sont les Juke Joints. Suivant la formule consacrée : ‘Don't forget to boogie’…

Juke Joints

Live in Ireland

Écrit par

Cette formation écume les scènes hollandaises et autres depuis près de vingt ans. Issue de Zélande (NDR : donc pas loin de chez nous !), elle est drivée par le sympathique Peter Kempe. Un chanteur/batteur flanqué de ses fidèles Sonny Boy Vanden Broek à l'harmonica et à l'accordéon, Peter Van Merode à la basse, ainsi que Mike Staat à la guitare. Les Juke Joints sont réputés pour le dynamisme de leurs prestations. Ils ne font guère dans la dentelle. Leur répertoire est sculpté dans un blues rock direct, sans artifices. Ils comptent déjà plusieurs albums live à leur actif : "Live in Brogum" en 89, "One, two, five… live" en 96, ainsi qu'un opus commis en compagnie de l'harmoniciste Willie Foster en 99, tout simplement intitulé "Live!". Ils affichent également cinq albums studio au compteur. Le premier, "Dancing shoes", remonte à 86 ; alors que le dernier, l'excellent "Walking down Memphis", en 99.

Ce nouvel opus est donc le quatrième enregistré en public. Et c'est bien ainsi, car les Joints sont un véritable groupe de scène. Cet elpee a été immortalisé en Irlande. Ce qui n'est pas étonnant lorsqu'on sait que les musiciens sont des fans indécrottables du regretté guitariste irlandais, Rory Gallagher. Il devient même difficile de compter leurs participations aux Gallagher Tributes.

Le disque s'ouvre par des plages imprimées sur un tempo élevé : "Soul on fire" et le zydeco "Don't give it up". Les deux solistes peuvent s'y mettre en évidence. Mike à la guitare (NDR : un tantinet trop hard !), et surtout Sonny Boy à l'harmonica et à l'accordéon. Le blues n'est pas oublié chez lez J.J.. A l'instar de la version très rude du "Blues had a baby" de Muddy Waters. Non seulement ils puisent dans le répertoire scénique de Gallagher, mais ils réalisent des versions acoustiques du "Bankers blues" de Big Bill Broonzy et d'"Out on the Western plain" de Leadbelly. Peter Kempe délaisse même sa batterie et empoigne une mandoline pour chanter sur le devant de la scène "Going to my hometown". Une interprétation qui ne pouvait que faire plaisir au public irlandais. Il adapte aussi "Calling Card" de Rory. Les Juke Joints sont au sommet de leur art, lorsqu'ils attaquent le superbe "Mojo hand". Un fragment qui était la meilleure plage de leur dernier album studio. En fin de parcours, le boogie "My baby" fait la loi. Et pour clore leur set, Sonny Boy reprend l'accordéon, instrument de prédilection en terre irlandaise, pour enlever "So long, baby, goodbye", de Dave Alvin. Un bon album!