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Kill The Young

Thicker than water

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« Thicker than water » est un magnifique hymne à la mémoire.

Après plusieurs années d’absence, absence consécutive à l’état de santé d’un proche, qui s’est éteint après avoir lutté contre une longue et pénible maladie, les trois jeunes frères natifs de Manchester reviennent plus forts que jamais.

Toujours fidèles à leur ligne de conduite, les musiciens de Kill The Young continuent de défendre leurs revendications (NDR : le rythmé « Darwin smiles ») face à la pression exercée par la société de consommation sur les jeunes. Et dans un créneau qui leur est bien propre. Même s’ils puisent leurs influences autant dans le post-punk anglais que le rock yankee ; et plus précisément le grunge de Smashing Pumpkins et la noisy de Sonic Youth.

Après avoir commis deux elpees, en 2005 et 2007, deux opus qui avaient séduit le Continent, par sa singularité et son style, Kill The Young a gagné en maturité. Et « Thicker than water » en est la plus belle démonstration. Il faudra donc s’attendre à ce que ce groupe reprenne la place qu’il avait provisoirement abandonnée. Et récupère son statut de formation conquérante. Personnellement, je suis conquise !

Kill The Young

Proud Sponsor Of Boredom

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A hurler leur mal-être et leur révolte, il y a fort à parier que les membres de Kill The Young souffrent d’être jeunes et attendent plus de reconnaissance malgré le manque flagrant d’expérience. Leurs pères, attentifs aux messages qu’ils distillent à travers les 13 plages, auront certainement un rictus moqueur et laisseront de côté les messages enfantins, prétextant un ‘Il faut que jeunesse se fasse’. Pourtant signés sur un label français (Discograph), les frères Gorman son devenus des stars du rock par la force des choses, l’Angleterre idolâtrant assez vite les jeunes rockeurs nationaux. A l’exercice de ‘l’album du tournant’ (le deuxième), flotte un parfum suranné ; et là où Arctic Monkeys, The Libertines ou The Rakes ont prouvé par la seule force des bras leur statut d’artistes talentueux, le trio finit par lasser tant l’innovation est absente. Tantôt énergiques, tantôt romantiques, ces vilains garçons cachent un cœur d’or. Ils fabriquent en famille les calicots qu’ils afficheront à l’issue d’un combat gagné depuis belle lurette, semblant nous dire : ‘On va tout révolutionner !!’ Ce n’est, à mon avis, pas en gueulant leur incompréhension et en dénigrant le manque de dialogue que l’on attirera le crédit. C’est donc un peu lassé que je parcours des titres comme « Saturday Soldiers », « She’s Got Il All » ou « Dial’s for Saviour ». J’ai même l’impression d’avoir pris un train en retard. Mais je me permets une réflexion issue de mon esprit de trentenaire : affublé d’un nom de groupe pareil et vu leur motivation pour poursuivre leur chemin, ils auront l’air malin et un rien pervers ces vieux-jeunes, dans dix ans (NDR : s’ils tiennent jusque là !) J’espère qu’à leur tour, ils essayeront de comprendre les nouveaux-jeunes qui hurleront notre (et leur) côté vieux jeu.

Kill The Young

Kill the Young

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Originaires de la région de Manchester, ces jeunes gens nous proposent leur premier opus. Une oeuvre inspirée par le rock américain (Smashing Pumpkins) et le rock anglais (Placebo, Smiths). La voix de Tom Gorman évoque celle d’un Richard Ashcroft pré pubère qui aurait écouté plus de new wave (Cure pour le son des guitares et basse) et moins les Stone Roses. Une collection de chansons mixée par Flood (U2, New Order et beaucoup d’autres) à l’énergie toute juvénile et à la théâtralité totalement assumée. Cette plaque devrait surtout donc plaire aux éternels adolescents et aux adolescents tout court qui vont visiter les cimetières les jours de pluie, le walkman vissé aux oreilles, pour oublier leur spleen, en entendant la voix chevrotante de Tom qui crie « I got no proobleemmmss…. ». Et les autres ? Ils peuvent passer leur chemin.