Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Kraftwerk

Florian Schneider (Kraftwerk) : un pionnier de la musique électronique s'en est allé

On a appris la triste nouvelle : Florian Schneider-Esleben, le co-fondateur du groupe allemand Kraftwerk, est décédé la semaine dernière des suites d'un cancer fulgurant. Il avait 73 ans.

A la fin des années 60, il avait créé Kraftwerk avec Ralf Hütter. Après une période expérimentale très orientée “krautrock”, le groupe de Düsseldorf a jeté les bases d'un nouveau style, une musique pop basée sur l'utilisation exclusive d'instruments électroniques, bien souvent de leur propre fabrication. On soulignera l'importance revêtue dans ce processus par leur producteur, Conny Plank, décédé en 1987.

Après un premier hit, “Autobahn”, paru en 1974, Kraftwerk a aligné une série de simples et d'albums qui ont marqué définitivement la musique pop-rock, comme, par exemple, “Radio-Activity”, “The Robots”, “Trans-Europe Express” ou “The Model”.

Grâce à ses rythmes robotiques et ses mélodies sombres, le groupe a ouvert la voie à la new-wave synthétique (la 'synth-pop'), de Gary Numan et OMD à Depeche Mode, mais aussi au hip-hop (voir, par exemple, “Planet Rock”, d'Afrika Bambaataa) et, plus tard à la house et la techno.

Lassé par les tournées incessantes, Schneider avait quitté Kraftwerk en 2009 pour se consacrer à ses projets solo et à une carrière académique.

Il avait notamment collaboré avec notre Dan Lacksman national (Telex), pour sortir un titre, “Stop Plastic Pollution”, destiné à aider une fondation américaine de défense de l'environnement. Aux dires de Dan Lacksman, Schneider adorait Bruxelles et aimait particulièrement déguster une Chimay bleue à l'Hôtel Métropole...

La disparition de Schneider intervient au milieu de ce qui peut être considéré comme une “série noire” pour la musique  vu qu'en quelques semaines seulement, on aura vu partir Christophe, Dave Greenfield (le claviériste des Stranglers), Gabi Delgado (de D.A.F.) et Genesis P. Orridge (de Throbbing Gristle et Psychic TV).

RIP

Photo : Philippe Carly

Kraftwerk

Minimum-Maximum

‘Le dynamisme des machines, l’âme des machines, énonce Ralf Hütter, ont toujours été partie prenante de notre musique. La transe est toujours due à la répétition et tout le monde recherche la transe dans sa vie, qu’elle soit par le sexe, l’émotion, le plaisir, dans les soirées, etc. Par conséquent, les machines produisent une transe absolument parfaite’. Trente-cinq ans après sa formation, le groupe de Ralf Hütter et de Florian Schneider bat toujours le pavé (et le fer électro), prodiguant live son concept intact d’« Industrielle Volksmusik »… Ce double cd enregistré en public aligne 22 titres immortalisés lors de la dernière tournée marathon de 2004, 69 shows qui ont vu Kraftwerk parcourir le monde et célébrer une énième fois les noces heureuses de l’homme et de la machine. Sur ces 22 titres, 6 du « Tour de France Soundtracks », leur dernier album en date (2003), et tous les classiques intemporels, de « Neon Lights » à « Autobahn », en passant par « Radioactivity » et « Trans Europe Express »… Le son est d’une qualité exceptionnelle (le contraire aurait été étonnant), la sélection parfaite. Ne manque plus que l’image, tout aussi essentielle (le livret, magnifique). Avec ce disque Kraftwerk prouve encore une fois son talent de groupe visionnaire, à l’avant-garde de la révolution électronique. En 1975, Lester Bangs écrivait dans Creem à propos d’« Autobahn » : ‘Où va le rock ? Il est en cours de capture par les machines. Bien plus qu’un simple disque, ‘Autobahn’ est un réquisitoire contre tous ceux qui voudraient résister à la volonté de fer (…) de l’aube inéluctable de l’âge de la machine’. Vingt ans plus tard, cette confession reste d’une surprenante actualité. Le fin mot de cette histoire ? Il faudrait sanctifier Kraftwerk.

Kraftwerk

Tour de France Soundtracks

Depuis le début de leur carrière (il y a 33 ans), les Allemands de Kraftwerk ont toujours vénéré les machines et tenté de mettre en son leur environnement urbain et technologique. De l'électricité (" Radioactivity " en 1975) aux moyens de transport et de communication (" Autobahn " en 1974 et " Trans-Europe Express " en 1976), ce duo a souligné la beauté high-tech du monde moderne et déblayé ainsi le terrain pour les fondateurs de la techno, à Detroit. Dix-sept ans après leur dernier album (" Electric Cafe " en 1986) et vingt ans après la sortie de leur single " Tour de France ", Ralf Hütter et Florian Schneider sortent enfin de leur studio Kling Klang flanqué d'un nouveau disque sous leurs bras (articulés ?) : " Tour de France Soundtracks ". Manœuvre marketing en hommage au Tour qui vient de fêter ses cent ans ? Raclage de fonds de tiroirs compilés par la maison de disque ? On connaît l'obsession des Allemands pour le cyclisme, finalement une affaire de boucles et de répétition, comme leur musique. On finit par comprendre en écoutant les trois premiers morceaux, bâtis sur ce " Tour de France " fédérateur, dont le thème principal revient sans cesse comme un coup de pédale. Le cyclisme, c'est comme la techno : le cycliste avance (le futur) en répétant les mêmes gestes jusqu'à la transe, sur un tempo rythmé et inlassable. C'est le premier " cycle " de l'album (15 minutes). Puis Kraftwerk s'intéresse davantage aux facultés physiques de l'homme face à la machine, son alter ego sans les problèmes de " Vitamin ", de " Titanium " et d'" Elektro Kardiogramm ". Le dépassement de soi, l'endurance, la discipline, la force presque mécanique : dans ce deuxième cycle (25 minutes), les Allemands reviennent à leur manie de l'homme entouré de machines, qui fait ami avec elles, jusqu'à la fusion (" The Man Machine ", 1978). Puis c'est l'heure du relâchement, procuré par " La Forme " et " Regeneration ", plus downtempo, avant le final " Tour de France ", qui boucle la (grande) boucle et relance une dernière fois la machine. Face à de tels champions, le peloton (l'électro d'aujourd'hui) reste loin derrière. Et dire qu'il y en a pourtant qui se shootent.