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Florian Schneider (Kraftwerk) : un pionnier de la musique électronique s'en est allé

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On a appris la triste nouvelle : Florian Schneider-Esleben, le co-fondateur du groupe allemand Kraftwerk, est décédé la semaine dernière des suites d'un cancer fulgurant. Il avait 73 ans.

A la fin des années 60, il avait créé Kraftwerk avec Ralf Hütter. Après une période expérimentale très orientée “krautrock”, le groupe de Düsseldorf a jeté les bases d'un nouveau style, une musique pop basée sur l'utilisation exclusive d'instruments électroniques, bien souvent de leur propre fabrication. On soulignera l'importance revêtue dans ce processus par leur producteur, Conny Plank, décédé en 1987.

Après un premier hit, “Autobahn”, paru en 1974, Kraftwerk a aligné une série de simples et d'albums qui ont marqué définitivement la musique pop-rock, comme, par exemple, “Radio-Activity”, “The Robots”, “Trans-Europe Express” ou “The Model”.

Grâce à ses rythmes robotiques et ses mélodies sombres, le groupe a ouvert la voie à la new-wave synthétique (la 'synth-pop'), de Gary Numan et OMD à Depeche Mode, mais aussi au hip-hop (voir, par exemple, “Planet Rock”, d'Afrika Bambaataa) et, plus tard à la house et la techno.

Lassé par les tournées incessantes, Schneider avait quitté Kraftwerk en 2009 pour se consacrer à ses projets solo et à une carrière académique.

Il avait notamment collaboré avec notre Dan Lacksman national (Telex), pour sortir un titre, “Stop Plastic Pollution”, destiné à aider une fondation américaine de défense de l'environnement. Aux dires de Dan Lacksman, Schneider adorait Bruxelles et aimait particulièrement déguster une Chimay bleue à l'Hôtel Métropole...

La disparition de Schneider intervient au milieu de ce qui peut être considéré comme une “série noire” pour la musique  vu qu'en quelques semaines seulement, on aura vu partir Christophe, Dave Greenfield (le claviériste des Stranglers), Gabi Delgado (de D.A.F.) et Genesis P. Orridge (de Throbbing Gristle et Psychic TV).

RIP

Photo : Philippe Carly

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