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Leopold Skin

The Blue House Dandelions

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Après Delano Orchestra et St Augustine, le label français Kütü Folk continue à nous réserver de bonnes surprises. Et Winter & Bonfire, le nouveau projet monté par Leopold Winter, St Augustine et A-Delano, en est un autre exemple. Bref, Clermont-Ferrand est apparemment occupé de devenir la capitale du folk hexagonal. Vous pensez déjà à Zak Laughed, ce fameux songwriter de 14 ans ? On y reviendra. En attendant, penchons-nous sur le cas de Leopold Skin.

Le chanteur français nous propose donc son premier elpee. Un disque qui synthétise un demi-siècle d’histoire de la musique folk. « The Blue House Dandelions » aurait cependant pu se muer en exercice de style académique. Il n’en est rien. Bien sûr, l’opus souffre de quelques faiblesses ; et puis son intemporalité grève son originalité ; mais en général il reste agréable à écouter. Les compos oscillent entre folk, rock et country. Les vocaux sont doux et mélancoliques. Cithare, guitare, banjo, mandoline et harmonica constituent la base instrumentale. Mais au sein du tracklisting, j’épinglerai quand même deux plages. Tout d’abord « Wild Flowers ». S’ouvrant dans un style emprunté à Johnny Cash et épanchant une sensibilité digne d’Elliott Smith, elle se transforme, en fin de parcours, en chorale réminiscente de Polyphonic Spree. 5 minutes de bonheur ! « Flowers & Trees » ensuite. Une compo à la mélodie contagieuse, au cours de laquelle les deux voix se conjuguent à la perfection. Après avoir écouté ce titre, vous vous rendrez compte du grand vide laissé par St Thomas, à sa mort.

Leopold Skin possède un talent indéniable. Nonobstant l’une ou l’autre lacune, compréhensible lors de la confection d’un premier elpee, « The Blue House Dandelions » affiche un potentiel qui devrait lui ouvrir la voie du succès. J’utilise le conditionnel, car je crains fort qu’il ne le récolte jamais…