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Liam Gallagher & John Squire

Liam Gallagher & John Squire

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L’ex-chanteur d’Oasis et le guitariste de Stone Roses ont donc décidé d’enregistrer un album ensemble. Ce n’est pas leur première collaboration, puisque Liam Gallagher était déjà venu chanter sur un titre (« Love Me and Leave Me ») de Seahorses, le projet de John Squire, en 1997. Et les deux musicos s’étaient à nouveau rencontrés sur scène lors des concerts de Knebworth de Liam en 2022. C’est sans doute à cette époque que l’idée d’une coopération a germé.

Si les compos oscillent de la britpop (« Raise Your Hands », « Mars to Liverpool ») au blues-rock (le piano boogie woogie martelé sur « You’re Not The Only One », le mid tempo « I'm a Wheel » et le diablement ‘hendrixien’ « Love You Forever »), elles recèlent de nombreuses références à la pop psychédélique des Beatles (« Make It Up As You Go Along » et « Just Another Rainbow » évoquent parfois « Revolver » et « Magical mystery tour », alors qu’une Rickenbacker, instrument de prédilection de George Harrison, s’invite sur le chatoyant et pastoral « Mother Nature's Song »).

Morceau le plus sombre, « I'm So Bored » manifeste un cri de colère contre la culture moderne. Très électrique et morveux, il rappelle la période « Morning Glory » d’Oasis.

Les nostalgiques d’Oasis et des Stone Roses devraient adorer.

Liam Gallagher & John Squire

Une collaboration inattendue entre Liam Gallagher et John Squire…

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Liam Gallagher (Oasis, Beady Eye, solo, etc.) et John Squire (The Stone Roses, The Seahorses, The John Squire Experience, solo, etc.) ont décidé de se lancer dans une collaboration. Et ils publieront un premier elpee ce 1er mars 2024. Il sera éponyme. Un premier single, « Just another rainbow » (le clip est à découvrir ici), est paru ce 5 janvier et le second, « Mars to Liverpool » (en écoute ) le 26 du même mois.

Longtemps amis et admirateurs mutuels de leur travail, l'idée d'une collaboration est née lorsque John a rejoint Liam sur scène lors de ses concerts mythiques à Knebworth. Les idées de chansons ont rapidement afflué, et l'album a pris forme à Los Angeles sous la houlette du producteur notoire Greg Kurstin (Harry Styles, Sia, Paul McCartney). Ce dernier a joué de la basse sur tout l'album, tandis que Joey Waronker (Beck, R.E.M., Atoms For Peace) s’est consacré à la batterie.

Liam Gallagher

C’mon you know

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Finalement Liam Gallagher s’en sort beaucoup mieux que son frère Noël, alors que lors de la séparation d’Oasis, il était de notoriété publique que c’était ce dernier qui faisait tourner la boutique. En fait, Liam sait s’entourer. Et il le démontre une nouvelle fois. Ainsi, lors des sessions, il a reçu le concours d’une vingtaine de musicos, presque autant d’ingénieurs du son, une dizaine de producteurs, un orchestre constitué d’une trentaine de violonistes, de violoncellistes et d’une flutiste (NDR : quand même) ainsi que deux chorales (une composée d’enfants et l’autre d’adultes). Sans oublier les collaborateurs qui ont signé la musique, Liam se chargeant surtout des lyrics.

Première constatation, le spectre des Beatles, et dans une moindre mesure celui des Stones, plane sur une bonne moitié des titres de ce long playing.

Depuis « More power », une piste illuminée par une chorale d’enfants qui monte en crescendo dans l’esprit de « You can’t always get what you want » à « Oh sweet children » au parfum « Abbey road », en passant par « Diamond in the dark », au débit de paroles réminiscent d’« I’m the walrus » (sans le ‘coo coo ca choo’), alors que le groove très Stone Roses nous replonge en plein ‘Madcheter’, la ballade « Too good for giving up », dont la route longue et sinueuse passe par les ivoires et les sonorités de gratte gémissantes (comme la Rickenbacker d’Harrison ?), « Everything’s electric », un morceau écrit par Dave Grohl (Foo Fighters) et dont il assure les drums, au cours duquel on entend des ‘woo woo’ à la « Sympathy for the devil » ainsi que les brefs riffs de gratte ‘keithrichardsiens’, et enfin deux plages qui rendent hommage à « Revolver » ; tout d’abord « It was not meant to be », que Liam interprète en adoptant des  inflexions vocales ‘lennonesques’, et « Better days » que « Tomorrow never knows »…

L’elpee recèle 12 titres et 14 en version ‘Deluxe’, dont le saignant « The joker ». Egalement très ‘Madchester’, il est enrichi d’un chœur gospel. Et puis le groovy, entraînant et dansant « Wave ».

Le reste ne manque cependant pas d’allure. Tant le pastiche psychédélique « Don’t go halfway » que « Moscow rules », une jolie ballade colorée d’une intervention de flûte et de violoncelle, sur laquelle Erza Koenig (Vampire Weekend) siège derrière le piano. Un peu de dub, pour changer, sur le percutant « I’m free » ; et enfin une chanson à la mélodie plus Oasis que nature, en l’occurrence le titre maître, exalté par des chœurs féminins euphoriques. 

Une excellente surprise ! Et tant pis si les mauvaises langues diront que c’est du réchauffé !

Liam Gallagher

Why me ? Why not.

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« Why me ? Why not. » constitue le second elpee solo de Liam Gallagher, un disque qui a reçu le concours de Greg Kurstin et Andrew Wyatt (production, instrumentation), qui avaient déjà participé à la confection du premier, « As you were », en 2017.

Première constatation, la moitié de l’opus est hanté par les Beatles. Si le spectre de John Lennon plane tout au long de la valse mélodramatique « Once », et le titre maître campe un hybride entre le Plastic Ono Band et une future et hypothétique B.O. d’un film de James Bond, celui de George Harrison rôde sur le très pop « Alright nbow » (NDR : cette Rickenbacker !) ainsi que « Meadow » (NDR : ces cordes en slide !), un morceau tapissé d’orgue vintage et aux effluves sixties réminiscentes de « Strawbery fields Forever ». Et même l’enlevé « Halo » est tramé sur un piano martelé comme sur « Ob-la-di ob-la-da ». Chœurs et orchestrations de cordes soulignant la plupart de ces compos. Des orchestrations de cordes qui enrichissent également « One of us », une ballade mid tempo empreinte de mélancolie, pour ne pas dire de nostalgie, qui aurait pur figurer sur l’album « Urban hymns » de The Verve. Mais aussi la superbe finale « Gone ». Abordée dans le même esprit, cette valse cinématographique met davantage en exergue une guitare surf ou acérée. Une très belle chanson, par ailleurs. Probablement la meilleure du long playing. Sans quoi, même si la voix de Liam est plus douce, elle reste nasale et rocailleuse ; et puis l’empreinte d’Oasis transparaît encore comme sur l’excellent et redoutable « Shockwave », le très électrique, bien rythmé mais mélodieux « Be still » ainsi que le flamboyant et luxuriant « The river », une plage alimentée par un orgue tourbillonnant et traversée de cordes de gratte crépitantes ou gémissantes.  On n’en oubliera pas la mélodie accrocheuse de l’allègre « Now that I’ve found you » pour un album, ma foi réussi, dont les lyrics manifestent davantage d’introspection ou traitent des relations familiales (son frère Noël, sa fille, …), mais pas vraiment révolutionnaire. 

Liam Gallagher

Liam le conquérant…

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La commune de Forest a donc décidé d’instaurer une zone de parking payant, 1 km autour de la salle, au tarif de 5€ l’heure. Prohibitif ! Conclusion, votre serviteur a décidé de garer sa voiture à Uccle et d’emprunter le tram. Temps de parcours : 5 minutes ! Liam Gallagher se produit donc à Forest National. Il y a deux jours, il avait déclaré forfait à Hambourg, suite à des problèmes de voix. Mais hier, à Amsterdam, il a accordé un concert d’anthologie au Ziggo Dome. Toutes les conditions sont donc réunies pour que le bad boy remette le couvert, ce samedi 8 février…

Twisted Wheel assure la première partie. Il a été formé en février 2007 par deux ex-The Childrens, le chanteur/guitariste Johnny Brown et le bassiste Rick Lees. Ils ont ensuite été rejoints par le batteur Adam Clarke. Le groupe a emprunté, pour patronyme, le nom du club légendaire qui, de 1963 à 1972, a été l'épicentre de la scène mod mancunienne avant de devenir le lieu de naissance de la scène Northern Soul. Paul Weller et Liam Gallagher en sont devenus fans, raison pour laquelle ce dernier l’a choisi pour assurer le supporting act de sa tournée.

Votre serviteur débarque au beau milieu du set. Sur les planches, le trio est soutenu par un deuxième gratteur. Inspirée par Oasis, la musique trempe dans la britpop, mais en y injectant le punch de Franz Ferdinand. Le set recèle de bonnes compos, parfois chantées par le public, mais le groupe manque, malgré 13 années d’existence, encore d’identité. Une dernière condition, sans doute, pour pouvoir bientôt prétendre à un statut de stadium band… (voir notre section photos ici)

Setlist : « Nomad Hat », « She's a Weapon », « Black and Blue », « DNA », « You Stole the Sun », « We Are Us ».

La dernière fois que Liam Gallagher s’est produit en Belgique, c’était à l’AB, dans une salle archicomble. Et ce soir, FN l’est également. 

Barbu, vêtu d’un imper de couleur jaune, Liam et sa troupe grimpent sur l’estrade à 21 heures. Il est soutenu par 9 musicos ; en l’occurrence un trio de jolies choristes, 3 guitaristes dont Bonehead, un drummer, un bassiste et un claviériste (synthés, hammond et orgue). Il ne manquait d’ailleurs plus que les cuivres pour donner une coloration néo-orléanaise à l’équipe.

Grâce à un gigantesque mur de leds derrière lui, Liam affiche immédiatement son rôle : celui d’une véritable ‘Rock‘ N ’Roll Star’. Il est, en outre, indiqué derrière le piano, planté sur une estrade, à gauche du drummer, ‘Rock’n’roll’. C’est d’ailleurs par la piste d’ouverture de « Definitely Maybe » qu’il ouvre le set. Après cette reprise d’Oasis, la formation enchaîne 5 plages issues de son dernier elpee solo, « Why Me ? Why Not », dont "Shockwave" et "Once", repris en chœur par la foule. Hymnique, ce dernier aurait d’ailleurs pu figurer au répertoire du défunt combo. Liam se sert régulièrement de cymbalettes ou de maracas. Un grand écran projette des images des musiciens ou de l’auditoire ; mais c’est "Morning Glory" qui va enflammer la foule. En outre, malgré le contrôle strict de la pyrotechnique, un feu de Bengale éclate. On imagine alors facilement assister à un match de foot à Manchester, alors que les chants des supporters montent dans les tribunes et que et la bière coule à flots dans les gosiers, quand elle n’est pas projetée dans les airs…

Les meilleurs titres d’Oasis ont été retenus. Bonne idée d’avoir laissé de côté les morceaux les plus ringards et d’avoir osé en sélectionner des moins notoires. A l’instar de « Columbia ».

Son fils a été invité à jouer du tambour sur "The River". Bonhead s’est particulièrement illustré, par son jeu raffiné et tendu sur les cordes, tout au long de « Supersonic ».

‘Y a-t-il des Britanniques ici ?’ balance Liam. Mais les applaudissements ont été plus nourris lorsqu'il a demandé s'il y avait des Belges. ‘Je suppose que nous sommes toujours en Europe alors’, s’est-il alors empressé d’ajouter. Une remarque à l’égard du brexit ? « Acquiesce » s’est transformé en exercice de karaoké. Liam ne peut clairement pas gérer les notes élevées de Noel, aussi le public l’a suppléé. Mais à une seule reprise, Liam évitant soigneusement de s’y frotter aventureusement. Bien sûr, il n’a pas manqué de ressortir sa critique à l’égard de son frère et de Bono : des branleurs ‘Fokkin’. Typiquement Liam ! C’est peut-être aussi la raison pour laquelle il est si apprécié (?!?!)…

On imaginait que le show allait s’achever en douceur, suite à la version dépouillée de « Champagne Supernova », lors du rappel. Mais il s’est conclu en apothéose par un « Cigarettes et alcool » rugissant et explosif, titre au cours duquel on a de nouveau eu droit à un solo de gratte éclatant de Bonehead. Chapeau au groupe pour la précision et sa fluidité de ses interventions. Il fallait le souligner ! Puis Liam a vidé les lieux en remettant sa capuche sur la tête.

De toute évidence, les propres chansons de Liam s'intègrent parfaitement au répertoire d’Oasis, même si ce sont ces dernières qui ont mis le feu à la salle. Ce qui explique, sans doute pourquoi, il gagne certainement en popularité par rapport à son frère.

Une réunion est-elle envisageable ? Tous les aficionados l’espèrent. En attendant, Liam Gallagher se produira dans le cadre de l’édition 2020 du festival Rock Werchter (voir notre section photos )

Setlist : « Rock ‘n Roll Star » (Oasis), « Halo », « Shockwave », « Wall of Glass », « ComeBack To Me », « For What It’s Worth », « Morning Glory (Oasis), « Columbia (Oasis) », « Stand By Me » (Oasis), « Once », «  Why Me? Why Not », « The River», « Gas Panic! » (Oasis), « Live Forever » (Oasis), « Acquiesce » (Oasis), « Roll with It » (Oasis), « Supersonic » (Oasis), « Champagne Supernova » (Oasis), « Cigarettes & Alcohol » (Oasis)

(Organisation : Live Nation)