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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Liz Phair

Soberish

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Considérée autrefois comme une icône de l’alt rock, Liz Phair est tombée bien bas. Déjà que son dernier elpee, « Funstyle », faisait pâle figure, mais alors « Soberish » ne ravive certainement les espoirs qu’une aussi longue attente aurait pu susciter. Alors que de nombreux médias, même spécialisés, ont bien voulu nous faire croire qu’il était de toute bonne facture...

Sur les 11 plages de cet opus, seul le spectral « Soul sucker » qui ose s’aventurer dans la pop expérimentale, se distinguant par d’excellentes harmonies vocales, et la pop song entraînante à coloration sixties « Bad kitting », tramée sur un riff de gratte sèche, sortent la tête de l’eau (NDR : du lot ?) On retrouve çà et là, ces riffs de guitare acoustiques, souvent bien torchés, mais en général les morceaux sont tellement insipides, qu’ils ne pourraient revendiquer qu’une programmation sur la bande FM, le dédoublement des voix, parfois vocodées, accentuant l’impression d’être en présence de compos revendiquant une sélection pour l’Eurovision…

Liz Phair

Liz Phair

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Il est loin le temps où Liz Phair faisait la nique aux Rolling Stones. En répondant notamment, titre par titre, au machiste " Exile on main street ". Sur un elpee intitulé " Exile in Guyville ". Un mélange de provocation, de perversion, de sarcasme et de réalisme qui va lui valoir un énorme succès (NDR : plus de 200.000 exemplaires vendus !) ; mais surtout une image de féministe très en vogue au début de nineties. Un féminisme qui n'excluait ni la féminité ni le romantisme. Ce qui lui a valu le titre de reine sexy de la pop indé. C'est elle qui a ainsi ouvert la voie à Alanis Morisette. Si ses albums suivants ont été moins bien accueillis, ils avaient encore au moins une identité, explorant par exemple les côtés les plus obscurs de sa personnalité. A l'instar de l'excellent " Whitechocolatespacegg ", paru en 1998. En consultant les notices de la pochette de son nouvel opus, j'ai fait la grimace : The Matrix y cosigne plusieurs chansons. Résultat des courses, Liz se pose aujourd'hui en sérieuse concurrente à Avril Lavigne ou encore à Natalie Imbruglia. Pas difficile de comprendre pourquoi les compositions formatées rivalisent d'insipidité. A contrario, les très belles photos du booklet rivalisent de sensualité. Mais ici on n'est plus dans l'univers de la musique…

 

Liz Phair

Whip Smart

Jolie, sexy, fascinante, mais également intelligente, pour ne pas dire intello, Liz secrète à travers ses lyrics une littérature révolutionnaire, spirituelle, teintée de cynisme, sur un ton à la fois espiègle, capricieux et féroce. Une sorte de pop qui copulerait avec le punk sur un lit de mélodies sournoises, bordé de cordes de guitare croustillantes, filandreuses, énigmatiques, sereines en apparence, mais irascibles au fond de l'âme; mélodies filtrées dans le pessimisme glacé de Lou Reed et fouettées par la passion filandreuse d'une Kristin Hersh...