Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Locust Fudge

Royal Flush

Duo circonstanciel constitué de Scheidner (Hip Young Things) et de Kriete (ex-Speedniggs, impliquée aujourd'hui chez Great Tuna), Locust Fudge nous vient du pays de la choucroute. De Beverungen, pour être plus précis. Une équipe qui s'était illustrée en 1993 par l'enregistrement du très prometteur "Slush". "Royal Flush" devrait donc, sauf erreur ou omission, constituer son deuxième opus. Un disque relativement expérimental, parfois même avant-gardiste. Tantôt minimaliste dans l'esprit de Chris Knox ou psychédélique, suivant une perspective tracée par Syd Barrett, il épanche des mélodies pop blêmes, languissantes, instillées de bandes passées à l'envers, épisodiquement imprégnées de rythmes tribaux, parcourues d'harmonies vocales sinusoïdales, laconiques et surtout infectées de savoureux accords de piano énigmatiques, vibrants. Comme sur ce superbe "Racing Horse"...

 

Locust Fudge

Flush

A première écoute, nous pensions sincèrement que cet album était l'œuvre d'un groupe californien. Pourtant, ce duo circonstanciel nous vient d'Allemagne. Constitué de Christopher Uhe (Speed Niggs) et de Schneider (Hip Young Things), il consomme une forme de country/pop/folk/garage à caractère essentiellement acoustique. Parfois on pense à Green On Red épuré de son électricité ou aux Walkabouts pour lesquels nos deux comparses vouent une certaine admiration. "Flush" dispense ainsi onze chansons mélodiques, rafraîchissantes, découpées dans les cordes de guitare sèches, saupoudrées d'un harmonica poussiéreux, fugitif, effleurées de drums satinés et nappées d'harmonies vocales aussi délicates que complémentaires. Onze fragments parmi lesquels figurent deux covers. Une consacrée à Neil Young, "Trasher". Et l'autre à Lou Reed, "I Love You"...