La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Lou Reed

Lou Reed a rejoint le monde des ténèbres…

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Né le 2 mars 1942, Lou Reed, est décédé ce dimanche 27 octobre, à l’âge de 71 ans. Né Alan Lewis Reed, ce New-yorkais aura marqué de son empreinte l’histoire du rock. A l’instar de Bob Dylan, il y a introduit le courant poétique et littéraire issu de la Beat Generation. Fondateur du légendaire Velvet Underground, qui a inspiré, entre autres, le krautrock, la new wave, le glam et même le rock alternatif britannique, mais qui a aussi permis une ouverture de cette subculture vers d’autres formes artistiques, dont la peinture (NDR : pensez à Andy Wharhol) et le théâtre kafkaïen, il était punk bien avant que le mouvement ne naisse. Et on lui attribue également la paternité de la musique industrielle ainsi que du drone. Marginal et provocateur, il a goûté à tous les excès. La drogue, bien sûr, y compris les amphétamines. L’alcool aussi. Pas étonnant qu’il ait souvent eu des pulsions suicidaires. Personnage ténébreux et décadent, il affichait ouvertement sa bissexualité. Si ses derniers albums sont moins intéressants, on lui doit quelques chefs-d’œuvre incontournables, dont « Berlin », « New York », « Coney Island Baby », « Street hassle », sans oublier le tout premier elpee du V.U., « The Velvet Underground & Nico ». Et la liste est loin d’être exhaustive. Finalement c’est son foie qu’il l’a lâché. Enfin pas le sien, celui qu’on lui avait greffé. La conséquence d’une hépatite contractée en 1963, suite à son addiction aux substances illicites… et à la consommation d’alcool, bien sûr…

Que cette lumière blanche pénètre mon cerveau
Que cette lumière blanche annihile mon corps et qu’il puisse se complaire dans la splendeur de ton horreur
Chaleur blanche qui me plait
Lumière blanche désormais parente de la vertu

(White light / White heat)

 

Lou Reed

Berlin – Live at St. Ann’s warehouse

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Lorsque Lou Reed compose “Berlin” en 1973, la critique n’est pas tendre à son égard. Et son elpee est boudé par le public. Lou aura beaucoup de mal à se remettre de cet échec et va commencer une longue descente aux enfers de l’addiction… Evidement, la suite est une autre histoire. Pourtant, en prenant du recul, on peut considérer cet opus comme un véritable chef-d’œuvre. Mais particulièrement sombre. Trop sombre, sans doute. En fait, ce concept album raconte l’histoire d’un couple, qui emprisonné au sein du mur de la honte, s’abandonne aux drogues, au sexe, à la trahison et à la violence. Une tragédie qui n’aura qu’une seule issue : la mort.

Il y a trente ans que Reed cherche à mettre en scène cet opéra-rock. Et en décembre 2006, son rêve est devenu réalité. Il va ainsi interpréter, entouré d’une solide équipe de collaborateurs, dont Fernando Saunders Steve Hunter, Rob Wasseman, Rupert Christie, Antony Hegarty et Sharon Jones, sans oublier les chœurs du Brooklyn Youth ainsi que des cuivres et des cordes, l’intégralité de cet ouvrage. Pendant quatre jours. Au St Ann’s Warehouse de Brooklyn. Une série de dates qui feront l’objet d’un Dvd et de ce cd. Produit par Bob Ezrin (NDR : c’était déjà lui qui avait mis en forme la mouture originale) et Hal Williams, ce ‘live’ est enrichi de trois bonus tracks : la cover du Velvet Underground, au cours de laquelle il partage un duo en compagnie d’Antony des Johnsons, « Candy says », « Rock minuet » et le hit intemporel « Sweet Jane », trois plages qui alimentent le film du même titre signé par Julian Schnabel.

Projet très ambitieux ce ‘live’ nous replonge au sein d’un univers conceptuel qui faisait référence au cours des 70’s. Aussi, si vous n’êtes pas issu de cette génération ou êtes peu réceptif à la discographie de Reed, vous risquez fort de ne pas trop apprécier cet elpee. Voire même de l’abandonner en cours de route. Pourtant, les musiciens sont irréprochables. Lou est au sommet de sa forme. Mais proposé sous cette forme thématique, il est très difficile pour un néophyte d’accrocher à cette musique angoissante, austère, nonobstant la grande intensité instrumentale. En outre, il ne faut pas oublier que « Berlin » est considéré comme un des albums rock les plus déprimants de tous les temps. Et comme pour l’instant, il manque de soleil…

Lou Reed

Metal Machine Music (performed by Zeitkratzer) – Live

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En 1977, Lou Reed décide de graver “Metal machine music”, un véritable suicide commercial qui deviendra le point de départ de la musique dite industrielle. Tout au long des quatre faces de cet opus, il s’enfonce au cœur d’expérimentations bruitistes nées d’un mélange de musique électronique et de feedback. Et le résultat est aussi déroutant qu’insoutenable. Faut dire qu’à l’époque, la toxicomanie du New-Yorkais est à son comble ; et dans sa folie destructrice, il est déterminé à aller plus loin que Varèse et LaMonte Young.

Depuis, il y a eu Throbbing Gristle, Wire, SPK et bien d’autres. L’indus a même flirté avec la pop ou le rock. Le 17 mars 2002, Zeitkratzer a décidé d’immortaliser cette œuvre ‘live’. Et en acoustique. Dix musiciens dont le saxophoniste avant-gardiste Ulrich Krieger, un Berlinois qui a notamment bossé en compagnie de Lee Ranaldo (Sonic Youth), ont donc exécuté cette partition au MaerzMusik Haus der Berliner, sous la direction de Reinhold Friedl. Un concert au cours duquel Reed a apporté son concours à la basse. Pour un morceau. Il en résulte une version audio remixée aux studios Asphodel de Londres et une en Dvd, enrichie de quelques bonus dont une interview de Lou d’une durée de 25 minutes. Bref, si cette adaptation sous forme classique de « MMM » gagne en accessibilité, elle n’en en est pas moins toujours aussi difficile à écouter…

Lou Reed

Ecstasy

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"New York", "Songs for Drella", "Magic & loss", "Set the twilight reeling", et aujourd'hui "Ecstasy". Depuis 1989, Lou a retrouvé l'inspiration. C'est vrai qu'il s'est toujours pris au sérieux et qu'il se considère comme un écrivain dont la muse s'exprime à travers la chanson. Des textes qui traitent invariablement de New York et de tout ce qui gravite inévitablement autour de cette métropole : artistiquement, socialement, humainement et politiquement parlant. Son nouvel opus ne déroge pas à cette règle, et le ton monocorde, destiné à épancher un lyrisme sombre, colle bien au personnage. Le prince des ténèbres a bien évidemment reçu le concours de son équipe habituelle. Soit Mike Rathke à la guitare, Fernado Saunders à la basse et Tony " Thunder " Smith aux drums. Sans oublier la participation de sa compagne, Laurie Anderson. Au violon, mais pour deux morceaux seulement. Enfin, le recours aux cuivres est beaucoup plus fréquent. Ce qui n'empêche pas les guitares d'être omniprésentes. Le plus souvent fiévreuses, desséchées, régulièrement obsessionnelles, velvetiennes, épisodiquement acoustiques, comme sur l'élégant " Bâton rouge " ; et pour notre plus grand bonheur intenses, décapantes, à l'instar des 18 minutes de " Like a possum ". Digne de " Sister Ray " ! Et pour nous rappeler que Lou est toujours accro au rock 'n roll, il nous accorde " Future farmers of America ", dont le tempo déménage comme à la plus belle époque de " Vicious "... Et à 58 piges, ce n'est pas donné à tout le monde !

 

Lou Reed

Set the twilight reeling

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Après sa trilogie morbide consacrée aux mégalopoles ("New York"), à l'artiste ("Songs for Drella") et à l'esprit ("Magic & loss"), Lou Reed revient à la réalité contemporaine. Celle de New York. Urbaine, encore et toujours ("NYC man"). Il en profite aussi pour dénoncer l'hypocrisie de la droite américaine ("Sex with your parents - Motherfucker- part II"). Et puis pour épancher ses sentiments profonds. Pour parler d'amour, quoi! De sa passion qu'il partage avec Laurie Anderson, à qui il dédie cet album. Enfin presque. Réservant "Finish line", en hommage à feu Sterling Morrison. Mais ce qui frappe surtout sur ce disque, c'est ce retour aux sonorités basiques de l'instrumentation. A la limite du minimalisme. Fernando Saunders à la basse, Tony ‘Thunder’ Smith aux drums et Lou au chant ainsi qu'à la guitare se partagent l'essentiel de l'espace sonore. Laurie Anderson aux backing vocaux, Roy Butter E Street et de très rares musiciens de studio complétant le décor. Lou a en outre utilisé une nouvelle technique de studio pour rendre le son plus "live", plus glauque. Un environnement qui convient parfaitement à ce spécialiste inégalable de l'énergie qu'il sous-entend de sa voix, metal-glace, faussement cynique, constamment à la recherche de ces phrases qui claquent, de ces mots qui cinglent. "Set the twilight reeling" implique en outre un titre qui figure sur la bande originale de "Brooklyn Boogie", dernier film de Paul Auster ("Egg Cream"); ainsi qu'en final un remarquable titre maître, réminiscent de "Rock 'n roll animal". Un must!