Le futur de The Lost Wave

Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi…

Sparks dans la lune

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Enregistré sous Ex:Re

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Madlib

WLIB AM : King of the Wigflip

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S’il existe bien un producteur imprévisible et étrange, c’est bien Madlib. C’est peut-être la raison pour laquelle ce producteur californien a été chargé de clôturer la prestigieuse série « The Beat Generation », qui a bénéficié de la collaboration d’invités illustres comme J Dilla, Jazzy Jeff, Pete Rock ou encore Marley Marl. Le concept de cette série d’albums est de donner ‘carte blanche’ au beatmaker hip hop pour qu’il puisse se laisser aller à ses délires musicaux les plus fous, sans penser aux conséquences.

Madlib les a donc pris au mot et s’est lancé dans un furieux délire d’une vingtaine de titres, entouré de son frère Oh No, de Talib Kweli ou encore de la géniale Georgia Anne Muldrow. Madlib est capable d’entretenir des atmosphères les plus étranges et menaçantes comme dans l’introductif « The New Resident ». Mais aussi de pondre des hymnes rap comme « Blow The Horns On ‘Em » que Guilty Simpson rehausse de sa présence au micro ou encore l’excellent « Life », flanqué de Karriem Riggins. Et même encore se perdre dans les délires hallucinogènes. A l’instar de cet étrange « Heat » où il déballe son rap un peu bancal… Sans oublier la soul futuriste de « Yo Yo Affair »… Audacieux, psychédélique et complètement fou, on aimerait que tous les disques de hip hop soient aussi surprenants et passionnants que ce « King of the Wigflip »…

Madlib

Shades of Blue : Madlib Invades

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Madlib est un des producteurs de hip hop les plus inventifs de ces dernières années. Que ce soit derrière la console pour les albums de Wildchild et de Dudley Perkins ou comme MC au sein des excellents Lootpack (lui, Wildchild et DJ Romes), Otis Jackson Jr. transforme tout ce qu'il touche en or massif, et pas celui qui orne les dents et le torse des gangsters de pacotille à la 50 Cent. Après avoir rendu hommage à Stevie Wonder et au reggae signé Trojan (" Blunted in the Bomb Shelter "), voilà qu'il s'attaque au catalogue du légendaire label de jazz Blue Note. Rien ici d'opportuniste : il ne s'agit pas d'une énième compile acid jazz ou d'un hommage mercantile à la Saint-Germain. Madlib s'approprie les vieux standards de Donald Byrd et de Wayne Shorter (entre autres) avec finesse et intelligence, sans tomber dans l'hommage timide et trop fidèle qui plombe souvent ce genre d'exercice périlleux. Armé de son sampler SP-1200 et les beats plein les poches, il ose avec panache sculpter dans cette matière sonore bien malléable (du jazz), mais quand même figée par des années de mise en bière académique et d'honneurs journalistiques. Aujourd'hui sujet de thèses universitaires et mentionné dans les livres d'histoire, le jazz n'est donc pas lettre morte, en témoigne cette relecture surprenante via le rap, finalement sa suite logique. Sur " Please Set Me At Ease " de Bobbi Humphrey, Madlib invite Medaphor, un MC, à venir poser son flow, pour un résultat groovy qui n'enlève rien à l'essence du titre original. Ailleurs, c'est tantôt des scratches (" Slim's Return ", rien à voir avec Eminem…), tantôt des instruments live qui viennent éclairer ces grandes partitions sous un jour nouveau. Sur " Song For My Father " d'Horace Silver, Madlib se rappelle aussi son père, chanteur de soul dans les années 70, aujourd'hui relégué, comme tous les musiciens de la Note Bleue, au rang de vieux souvenirs. Des souvenirs apparemment bien vivaces, et toujours aussi fertiles (l'inédit " Funky Blue Note ", signé Madlib himself), à en juger par ce projet d'une rigueur et d'une ampleur inédites. Excellent !