Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Marianne Faithfull

Horses & high heels

Écrit par

Pour enregistrer son nouvel album, Marianne Faithfull a de nouveau bénéficié du concours de Hal Willner à la production. Mais aussi d’une multitude de collaborateurs, parmi lesquels on épinglera la présence de Lou Reed, à la guitare solo, sur « The old house », une chanson très cabaret (NDR : pensez à Bertold Brecht), sorte de valse signée par le dramaturge irlandais Frank McGuiness. Du bassiste des Meters, George Porter Jr., pour le titre maître. Une compo  à laquelle participe également le requin de studio, Doug Pettibone, à la gratte acoustique, tout comme sur « Love song », une cover de Lesley Duncan, immortalisée par Elton John.

L’opus aligne 9 reprises et 4 chansons personnelles. Une performance, lorsqu’on sait que Sister Morphine préfère adapter le répertoire d’autrui. Il est vrai que dans cet exercice de style, elle excelle. Et je pense tout particulièrement au titre qui ouvre la plaque, « The stations », une superbe ballade spectrale, issue de la plume de Geg Dulli et de Mark Lanegan, parcourue de cordes de guitare bringuebalantes et traversée d’envolées de lap steel gémissantes. Une lap steel qu’on retrouve sur de nombreuses plages. Autre cover particulièrement réussie, le « No reason » de Jackie Lomax. Très r&b. Plus énergique aussi. Dans l’esprit d’Otis Redding, mais aussi et surtout des Stones. Et puis le « Gee baby » de Carole King. Dont le rythme syncopé et les accords de piano nous plongent dans l’univers de la Nouvelle-Orléans. Ou encore le « Past, present and future » des Shangi-La, un morceau au cours duquel elle parvient à nous plonger dans un climat mystérieux, à l’aide de sa voix déclamatoire. Paru en single, « Why did we have to part », est une autre ballade, mais signée Laurent Voulzy et le « Back in baby’s arms » d’Allen Toussaint est enrichi de chœurs gospel. Enfin, dans un registre plus personnel on épinglera « Prussian blue », coloré par un clavier vintage et « That’s how every empire falls », encore une valse lente enrichie d’arrangements luxuriants. Ce type d’arrangements est d’ailleurs une constante tout au long de l’œuvre. Ils impliquent même régulièrement instruments à cordes et cuivres, un peu comme chez Phil Spector. Un album agréable à écouter, mais un peu trop conventionnel pour vraiment s’imposer…

Marianne Faithfull

Easy come Easy go (18 songs for music lovers)

Écrit par

Les dix-huit titres réunis sur ce compact disc ont été enregistrés à New York, en analogique, sous la houlette de Hal Willner, un producteur en compagnie duquel elle avait travaillé, voici déjà 20 ans, pour l’album « Strange weather ». Des sessions auxquelles ont participé une belle brochette d’invités, parmi lesquels figurent Anthony Hegarty, Chan Marshall, Jarvis Cocker, Sean Lennon, Keith Richards, Nick Cave, Rufus Wainwright, Marc Ribot, etc. Dix huit reprises qui puisent un peu dans tous les styles : le rock, la soul, le jazz, le blues, la country et la pop, tout en piochant aussi dans le répertoire de vielles gloires, d’illustres inconnus que de compositeurs contemporains. Et à l’instar d’un Frank Sinatra (NDR auquel le sous-titre de l’album fait référence), elle cherche à se réapproprier ces chansons. Faut dire que sa voix rauque, nicotinée, taillée pour le music-hall y contribue largement. Sans oublier les arrangements dont la qualité frise ici la perfection. Et puis, les titres qu’elle a choisis pour cet opus ont une signification toute personnelle pour l’artiste. Ils s’inscrivent même dans l’esprit de son combat victorieux contre son cancer et d’une autobiographie bouleversante. Pour votre info, sachez que Marianne Faithfull compte repartir en tournée…

 

Marianne Faithfull

Before the poison

Écrit par
Pour enregistrer “Kissin Time”, son précédent opus, Sister Morphine avait reçu le concours de Beck et de Billy Corgan. Deux ans plus tard, elle nous revient avec « Before the poison ». Son 21ème elpee studio. Mais pour la circonstance, elle a notamment bénéficié de la contribution de Damon Albarn (NDR : le chanteur de Blur !), du compositeur de musiques de film Jon Brion, de PJ Harvey ainsi que de Nick Cave et de ses Bad Seeds. Et le résultat va au-delà de toutes les espérances. Parce que les dix fragments de cet album collent parfaitement à son style vocal empreint de sensibilité, de fièvre, de grâce et de douleur ; une voix nicotinée, monochrome que certains n’ont pas hésité à situer à mi-chemin entre celle de Nico et de Janis Joplin. Une voix hantée, hantant ces textes à la beauté sombre. Une voix qui vous fige, vous glace et vous transperce l’âme. Polly Jean Harvey s’est investie pour cinq plages. Les plus arides, punkysantes, obliques, gothiques et dépouillées. Cave pour trois morceaux. Les plus mélancoliques, ténébreux. Encore que le tempétueux « Desperanto » trempe dans un funk sauvage (Beck ?), pendant que Marianne s’exprime sur un mode presque rap, souligné par des chœurs angéliques (Chumbawamba ?). Et si en finale, l’étonnante berceuse « City of Quartz » évolue au gré des instruments insolites, la meilleure chanson de l’opus demeure « Last song », la composition signée Albarn. Une compo élégiaque, enrichie d’orchestrations somptueuses, au cours de laquelle on entend les doigts glisser sur les cordes de la guitare. A vous flanquer des frissons partout. Un bien bel album !

Marianne Faithfull

Kissin time

Écrit par

Billy Corgan (Smashing Pumpkins), Beck, Jarvis Cocker (Pulp), Etienne Daho et Damon Albarn (Blur) sont venus donner un (gros) coup de main, lors de l'enregistrement du dernier album de l'ex égérie des Stones. Un disque beaucoup plus pop, généreusement alimenté de sonorités électro-organiques, rappelant même parfois les débuts de Depeche Mode. On est ainsi à des années-lumière du théâtre musical qu'elle avait célébré du milieu des années 80 à la fin des 90's. Et en particulier lorsqu'elle a revisité l'œuvre de Kurt Weill. Enfin, pas pour les lyrics, puisque suivant son habitude, Marianne fait la part belle aux textes autobiographiques. Faut dire que son vécu a de quoi alimenter sa plume. Elle rend également un hommage à la défunte chanteuse du Velvet Underground sur " A song for Nico ", une composition qui bénéficie, en outre, des arrangements de Dave Stewart. Un disque au climat crépusculaire, hanté inévitablement par la voix douloureuse, nicotinée et fiévreuse de l'artiste…

 

Marianne Faithfull

20th century blues

Écrit par

Marianne Faithfull, qui soufflera ses cinquante bougies le 29 décembre 1996, mériterait assurément que son existence soit relatée à travers un livre, voire un film, tant elle fut riche et tumultueuse. Depuis 1964, lorsque Andrew Oldham, homme à penser des Stones, lui fit enregistrer " As tears go by ", composition de Jagger/Richards, qui devint un tube, elle a vécu mille et une péripéties où abus de stupéfiants, affaires de cœur, théâtre, cinéma, chanson, et accident de voiture ont débouché sur une solide cure de désintoxication. Qui durera quatre années! Et lorsqu'elle revient à la surface en 76 avec " Broken English ", on se rend compte que la petite voix de fille timide s'est muée en timbre grave, profond et sensuel. Depuis, Marianne est retournée à ses multiples activités artistiques. Musicales tout d'abord! Fascinée par l'œuvre de Berthold Brecht et de Kurt Weill, elle a décidé de leur consacrer un album de reprises, " 20th century blues ". Elle y interprète avec une irrésistible légèreté, un humour désabusé et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains, quinze classiques, dans un style "décadent ", " cabaret ", un peu à la manière de Marlène Ditriech. Elle y souligne l'irrésistible légèreté, l'humour désabusé, et l'ivresse douloureuse des lendemains incertains…

 

Marianne Faithfull

A collection of the best recordings

Cinq extraits de "Broken English", album le plus accompli de Marianne gravé en 1979. Un extrait de "Trouble in mind (1986) de "Strange Weather" (1987), de "Blazing Away" (1990) de "Secret Life", une cover de Patti Smith ("Ghost Dance"), mais un seul titre issu de ses débuts, "As tears go by", composition de Jagger/Richards. Pas de trace malheureusement de "Blowin' in the wind", de "Come and stay with me" ou même de "Summer nights". Pourtant, c'est probablement une période qu'il aurait été judicieux de redécouvrir. Celle qui se situe entre 64 et 69, pour être plus précis. Lorsqu'elle était encore proche (très ou trop selon les avis) des Stones. Pas à cause de ses avatars provoqués par la drogue ou la dépression, ni à cause de ses implications dans  le cinéma ou le théâtre. Mais parce qu’à cette époque, elle n'avait pas encore ce timbre vocal ‘dietrichien’. Ce qui explique pourquoi cet opus n'est pas  "A collection of the best recordings"...