La terre fissurée de Daffo

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Mark Knopfler

Avant de chausser définitivement ses pantoufles…

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Mark Knopfler est de retour à Anvers pour accorder un de ses derniers concerts. Au Sportpaleis d’Anvers, très exactement. A près de 70 ans, il souhaite tourner la page. Il continuera à enregistrer des albums, dont le dernier, « Down The Road Wherever », est paru en novembre dernier, mais il estime que les tournées sont devenues trop épuisantes. Avant chaque show, après une bonne demi-heure de set, il confesse ainsi, devant l’auditoire : ‘Je suis vieux maintenant vous savez... je veux vous remercier pour toutes ces merveilleuses années où je suis venu vous dire bonjour, mais maintenant je dois vous dire au revoir. Je suis très triste. Je vais continuer à enregistrer des disques et écrire des chansons, mais les tournées pour ‘old grand dad’, c'est terminé’.

Celui qui est surnommé ‘MK’ a mis fin à l’aventure de Dire Straits, il y a déjà 30 ans. Outre sa carrière solo, il a également bossé en compagnie d’une multitude d’artistes ou de groupes, tels que Emmylou Harris, Chet Atkins, les Chieftains, Tina Turner, Notting Hillbillies et bien sûr Bob Dylan. Artiste complet, généreux et éclectique, il incarne bien le rôle de ‘guitar hero’ issu des 80’s. La précision de son toucher de guitare est légendaire, entraînant le mélomane dans un univers où le sens du détail prime. Ce qui lui a valu de se forger une fanbase particulièrement fidèle, tout au long de ses 40 ans de carrière. Et ce soir, il va se produire devant une salle comble.

Avant de débarquer sur les planches, Mark Knopfler est précédé par son backing group, en l’occurrence, le multi-instrumentiste Guy Fletche, Mike McGoldrick à la flûte, au fifre et au sifflet, Graeme Blevins au saxophone et à la clarinette, John McCusker au violon et à l’oud, Ian Thomas aux drums, Danny Cummings aux percus, Glenn Worf à la basse, Tom Walsh à la trompette, Jim Cox au piano et Richard Benett à la 6 cordes. Si Mark privilégie sa splendide guitare Fender Stratocaster de couleur rouge, il va changer de gratte après chaque compo et parfois même au beau milieu d’un même morceau. 

C’est sous un light show sobrement bleuté que le band attaque « Why Aye Man », une compo propice à l’envoûtement, abordée dans l’esprit de feu JJ Cale. Le répertoire balaie aussi bien le folk yankee que celtique, le bluegrass, le r&b, le swing, la country, le swing ou encore le jazz ; sans oublier le prog/rock subtilement intégré au cœur de l’instrumentation. Le team nous réserve quand même un rock’n’roll percutant : « Corned Beef City »…

Au cours du set, on a eu l’impression que Mark était fatigué, se concentrant davantage sur les paroles de ses chansons que sur ses cordes. Il faudra attendre « Once Upon A Time In The West » pour qu’il étale tout son talent de guitariste, une virtuosité qu’il n’a pas suffisamment mise en exergue au cours du show… Faut dire que les musicos de son backing group se sont servis d’une bonne cinquantaine d’instruments différents, une situation qui a rendu l’atmosphère plutôt théâtrale et presque symphonique. Du dernier opus, on n’aura droit qu’à « My Bacon Roll » et « Matchstick Man ». Knopfler a évoqué alternativement la tradition du music-hall britannique (« Heart Full of Holes »), des pubs irlandais (« Done With Bonaparte ») ainsi que des marais et savanes latino-américains de la Patagonie (« Postcards From Paraguay ») ; mais il a failli également nous jeter dans les bras de Morphée lors de sa version un peu trop soporifique de « Romeo and Juliet »…

Heureusement, le rappel va nous réserver les moments d’émotion les plus intenses du concert, à travers les titres les plus notoires, comme « Money For Nothing » ou « Brothers In Arms », même si on regrettera l’absence de classiques tels que « Sultans Of Swing » et « Telegraph Road ».

Un concert un peu trop pépère d’un artiste qui avait surtout hâte de retrouver ses pantoufles…

Setlist : « Why Aye Man », « Corned Beef City », « Sailing To Philadelphia », « Once Upon A Time In The West », « Romeo And Juliet », « My Bacon Roll », « Matchstick Man », « Done With Bonaparte », « Heart Full Of Holes », « She's Gone », « Your Latest Trick », « Postcards From Paraguay », « On Every Street », « Speedway At Nazareth ».

Rappel 1 : « Money For Nothing »

Rappel 2 : « Brothers In Arms » 

Rappel 3 : « Going Home : Theme From Local Hero »

(Organisation : Live Nation)

Dire Straits & Mark Knopfler

The best of

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A l’approche de la Noël, les compilations les plus diverses fleurissent dans les bacs des disquaires. Celle consacrée à Dires Straits et à Mark Knopfler constitue un cadeau idéal à offrir à vos grands-parents. Enfin, s’ils étaient branchés ‘rock clean’ un quart de siècle plus tôt. Tous les grands succès y sont : « Sultans of swing », « Romeo and Juliet », « Money for nothing », et j’en passe. Idem pour la carrière solo de Knopfler. 22 fragments réunis sur un double compact disc. Pas d’extrait du deuxième elpee des Straits, cependant ; mais deux chansons issues de musiques de film : « Going home » (« Theme from the local hero ») et « The long road » (Cal »). Un seul inédit : « All the roadrunning », chanson qu’il interprète en duo avec Emmylou Harris et qui devrait se retrouver sur un futur opus réunissant les deux artistes. Et pour que votre information soit complète, sachez que toutes les paroles des chansons de cette compile figurent à l’intérieur du booklet.

Mark Knopfler

Sailing to Philadelphia

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Mark Knopfler a beau être un des guitaristes les plus doués de la planète rock, sa musique n'a guère évolué en un quart de siècle. Que ce soit flanqué de Dire Straits ou en solo, il a toujours dispensé le même pub rock tranquille, plein de finesse et d'élégance. Mais à force de reproduire ses compositions dans un même moule, il a fini par lasser. Et au fil du temps, son univers sonore est devenu soporifique. Pour enregistrer " Sailing to Philadelphia ", il a bien reçu le concours de son bras droit, Guy Fletcher, de quelques musiciens de studio et puis de l'un ou l'autre invité de marque, tels Van Morrison ou James Taylor. Mais la présence de ces multiples collaborateurs n'a eu aucune incidence sur le résultat final. Le genre de disque à offrir à votre arrière grand-père, s'il n'est pas resté un inconditionnel de l'accordéon…

 

Mark Knopfler

Golden Heart

Premier véritable album solo pour Mark Knopfler, chanteur et guitariste du célèbre Dire Straits. En fait, jusqu'à présent, ses expériences individuelles étaient exclusivement consacrées à la confection de bandes sonores cinématographiques. Notamment pour les films "Cal", "The Princess bride" et "Last exit to Brooklyn". Pour enregistrer "Golden Heart", Mark a bien sur reçu le concours d'une panoplie de musiciens réputés. Son pote claviériste Guy Fletcher, tout d'abord. Et puis surtout Sean Keane et Derek Bell des Chieftains. Un album qui finalement ne s'écarte pas tellement de la ligne de conduite de Dire Straits. C'est à dire sans mauvaise, ni bonne surprise. Sauf peut-être sur "Done with Bonaparte", composition allègre taillée dans l'esprit du folk traditionnel irlandais. Avec violon, accordéon, flûte et cornemuse. Reste plus d'une heure de musique au cours de laquelle Mark exprime toute la mesure de son talent, de sa dextérité et de son feeling à la guitare. Malheureusement, on ne peut pas dire que les chansons soient particulièrement originales. Et ont parfois même un goût de réchauffé. Nous ne comprenons d'ailleurs pas pourquoi il lui a fallu deux ans pour terminer ce "Golden Heart"...