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Marsmobil

Minx

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La Marsmobil est en marche. Si le Gainsbarre était encore en vie aujourd’hui, il se serait certainement plu à produire le second album des Italo-teutons… après avoir engagé avec Air une petite bataille pour les manettes. Une collaboration plus ou moins amicale serait ensuite née de cette discorde. Et « Minx » aurait alors été la parfaite résultante de cette coopération. Traversé par une brise délicieusement 70s, « Minx » fait la part belle aux atmosphères spatiales, presque trip hop (« Reversed Mantra », « Astralbody »…). Menée par Roberto Di Gioia, multi-instrumentiste aux influences incalculables, cette formation au nom improbable est connue en Allemagne pour avoir composé « Munich Loves You », hymne de la dernière coupe du monde de foot. Si ce « Minx » a le potentiel d’élargir ce succès à l’ensemble de l’Europe, il le doit, entre autre, aux vocalises lisses et rassérénantes de Martine Rojine. Inégalable lorsqu’elle susurre quelques mots doux en italien (le single « Mangia amore ») ou se confesse en français (« Je suis lâche »). « Sovatex 2055 » et « From Elsewhere To Nowhere », les deux titres d'electronica instrumental clôturant l'album, se marieraient à merveille à une éventuelle B.O. d’un hypothétique remake de « 2001 : A Space Odyssey ». Même en l’absence du single « Munich loves You », Marsmobil marque un joli but.