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Mattafix

Rhythm & Hymns

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Après l’impact laissé par leur premier missile, intitulé “Sign Of A Struggle”, Marlon Roudette et Preetesh Hirji aka Mattafix, nous reviennent armés d’amour et d’espoir. La bannière au vent, les deux Anglais donnent directement le ton de « Rhythm & Hymns » en faisant parler d’eux sur une action humanitaire au Darfour. Epaulés dans leur mission par Mat Damon, Georges Clooney, Mick Jager, Shakira, Desmond Tutu et Nelson Mandela, c’est ensemble qu’ils donnent vie au projet « Living Darfur ». Ode à l’espoir et à la prise de conscience pour cette partie isolée de l’ouest du Soudan où les massacres n’ont de cesse d’éradiquer la population.

Propulsé radiophoniquement, le single « Living Darfur » fait vite parler de lui, tant sur la qualité du son que son but humanitaire. Tous les bénéfices des ventes seront reversés à Oxfam, Crisis Action et la Save Darfour Coalition. Beau geste ! Surtout que le groupe n’a pas besoin de ce genre de pub pour lancer la vente de son dernier opus. Deux années séparent la première galette de celle-ci. Si on tient compte des dix-huit mois de tournée que le groupe s’est imposé, on peut leur tirer notre chapeau. Nos petits amis sont productifs et font battre leurs cœurs et leurs beats dans un bel ensemble. « Rhythm & Hymns » épouse la même construction que le premier album. Du reggae, un esprit dance hall, une culture hip hop, une voix douce qui s’approche de la soul, des mélodies cousues de douceur et de soif de liberté. Une ballade étalée sur onze plages que l’on s’enfile sans même s’en rendre compte. Les instruments habituels du groupe ont repris leur place : steel-drum, orgue, samples et percus. Ils semblent s’assembler de manière ultra précise. L’apparition de riffs de guitares sur « Got To Lose » vient réveiller en nous l’appel des cordes que nous cherchons constamment sur d’autres albums. On aurait tendance à les oublier tant le voyage proposé est simple et sans violence. Une belle réussite. Mais on aurait cependant espéré un travail plus en profondeur, susceptible de tester d’autres sonorités, de sortir un peu du tracé du premier elpee. Mais ne gâchons pas notre plaisir, « Ryhthm & Hymns » a la classe. La vraie avec le costard à lignes et les pompes vernies, et son écoute nous rend beaux ! En plus ça aide des gens…

Mattafix

Signs of a Struggle

Le single « Big City Life » aura cartonné cet hiver, sans doute parce qu’il fleure bon le printemps et le crépuscule d’une journée sans histoires, à flâner dans les bois en tenant sa copine par la main… Marlon Roudette (voix) et Preetesh Hirji (son) viennent tous les deux de Londres, même s’ils ont grandi loin des ‘suburbs’ anglais, aux Caraïbes et en Inde. D’où cette impression de melting-pot sauvage, qui donne le plus souvent de grands disques (exemples : Massive Attack, Day One, Finley Quaye, M.I.A., Roots Manuva,…)… à chérir les pieds en éventail et le cure-dents au coin de la bouche. Mix fiévreux de hip hop, de dub, de pop et de calypso, « Signs of a Struggle » déroule ses délices comme un loukoum après un bon repas : ça fond dans les oreilles, sans trop de risque pour le cholestérol. Parmi les 14 titres, il y a beaucoup de tubes (« Gangster Blues », « Passer By », « I To You », « Everyone Around You »,…), même si la recette ne change pas d’un iota. De chouettes chansons au carrefour de différentes cultures, entre saveurs organiques et raout électro. Des beats, de l’acoustique, une grosse basse et du rap falsetto : Mattafix, c’est mieux que de l’après-solaire. Bénéficiant du concours des invités vedettes Robbie Shakespeare et Phil Thornally (oui, l’ex-Cure !), le duo londonien a réussi le disque qu’il nous fallait pour patienter jusqu’aux premiers bourgeons : cool, sucré et sensuel.