Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Matthew Herbert

One Pig

Écrit par

Matthew Herbert n’est pas véritablement un musicien. C’est plutôt un artiste, au sens premier du terme. Son troisième elpee « One Pig » clôture sa trilogie « One », démarrée en 2010 et vise, selon les propos mêmes de l’auteur, à produire ‘Trois albums, chacun à propos d’une chose’.

Le projet est assez élémentaire : superposer, à une musique électro, des bruits et sonorités issus de la vie quotidienne. Et pour ce nouvel opus, Matthew Herbert a donc superposé, comme l’annonce son titre, des sons de… cochons ! Sons originaux des animaux, directement enregistrés depuis une ferme d’élevage.

Par conséquent, attendez-vous à découvrir, au détour de votre écoute, des bruits de dispute, de naissance et même de mort de nos compères à quatre pattes. Le titre « August 2010 » ira d’ailleurs jusqu’à proposer, mélangés à des mélodies électro assez bien construites, des bruits d’urine ! Par conséquent, si on ne peut nier le travail accompli, nul doute que l’auditeur lambda restera probablement de marbre face au style d’Herbert, assurément décalé…

Après quelques écoutes, on ne peut donc qu’être partagé entre d’une part, le message honorable véhiculé, à savoir la dénonciation des conditions de vie abominables des porcs au sein de la chaîne alimentaire, et d’autre part le résultat obtenu ainsi que l’aspect forcément pour le moins étrange du projet. Les 10 pistes s’écoutent donc par curiosité, mais ne se réécouteront probablement pas.

En conclusion, cet album est de ceux qui ne laissent pas indifférent, dans un sens ou dans l’autre, sans demie mesure… puisqu’une association de défense des animaux a d’ores et déjà porté plainte et tente d’empêcher sa distribution, estimant que l’artiste ‘rend amusant la cruauté animale’. Alors même que de l’avis de son auteur, c’est l’exact but inverse qui est poursuivi. Sans doute s’agit-il ici d’un énième artiste incompris ?

Etonnant et indubitablement original, « One Pig » est donc à réserver à un public averti.

 

Matthew Herbert

One Club

Écrit par

En avril dernier, l’homme qui change de chemise comme de pseudonyme, avait publié le premier tiers de son triptyque, « One One ». Un recueil de chansons pop minimalistes, au cours desquelles, pour la première fois, l’Anglais poussait la chansonnette. Toujours aussi versatile, dans ses choix, Matthew Herbert a décidé de nous entraîner sur les dancefloors des night-clubs. Un disque enregistré au sein du mythique club ‘Robert Johnson’ de Francfort. Ce qui explique son titre : « One Club ». Disque riche en expérimentations sonores, son originalité procède du contexte qui a entouré son enregistrement. En fait, il a recueilli des tas de sonorités ‘live’ au cœur de la foule présente dans l’enceinte du ‘Robert Johnson’ (danses, embrassades, sonneries de téléphones, conversations privées et même bruits produits dans les toilettes) entre 20h00 et 22h00. Il a ainsi disséminé ses microphones au sein de l’immeuble, fréquenté alors par 600 personnes. Il ne lui restait alors plus qu’à coller le résultat sur des beats et boucles techno. Tour à tour percutantes ou contemplatives, les plages produisent un effet saisissant. Matthew est un artiste qui ne manque pas d’idées, c’est une certitude. Mais en privilégiant la recherche pure, on ne voit pas trop comment on pourrait remuer le popotin, à l’écoute de sa solution sonore. Dont les titres, plus anecdotiques les uns que les autres, sont à des années-lumière de refléter une image ‘mainstream’. Mais après tout, on s’en tape ! En attendant « One Pig », ultime galette de la trilogie d’Herbert est hallucinante et mérite une écoute, à sa (très) juste valeur !

Matthew Herbert

One One

Écrit par

Matthew Herbert adore les pseudonymes. Alias Herbert, Doctor Rockit, Radio Boy, Wishmountain ou encore flanqué de son Big Band, il multiplie les expérimentations sonores. Maestro et pionnier de la microhouse, cet artiste anglais est un bosseur. Depuis la mi-90’s, il doit avoir pondu au moins 25 albums. Son nouveau projet il l’a envisagé sous la forme d’un triptyque. Et « One One » constitue le premier volet. Il devrait être suivi par « One Pig » et « One Club ». Herbert s’est chargé de tout sur cet elpee. Depuis la compo à la production. Et manifestement cette galette est particulièrement savoureuse. En outre, pour la toute première fois, le Briton a décidé de se mettre au chant. Et il faut reconnaître qu’il se débrouille plutôt bien, lors de cet exercice de style, s’en servant même comme d’un instrument…

« One One » est un album au cours duquel Matthew nous propose un city trip. Il a choisi pour titres de ses chansons, des noms de villes. De « Manchester » à « Milan », en passant par « Porto » et « Berlin », son itinéraire est bien balisé. Réfléchi, même. Pas question de faire fausse route. Car son périple, il le destine à la recherche de petites sonorités (NDR : des microbeats !) les plus suaves les unes que les autres. Mais aussi empreintes de mélancolie douce. Sans oublier d’y insuffler habilement une petite dose de complexité. Sans y mettre de pression inutile ! Et le voyage de s’achever par un titre  contemplatif : « Valencia ». La fin d’une expédition qui a tenu toute ses promesses.

Cet été, pas la peine de vous adresser à un ‘tour operator’ pour réserver vos vacances. Matthew Herbert se charge de tout. Il sera même votre guide. On attend d’ailleurs impatiemment la suite de cette excursion…