Matthew Herbert adore les pseudonymes. Alias Herbert, Doctor Rockit, Radio Boy, Wishmountain ou encore flanqué de son Big Band, il multiplie les expérimentations sonores. Maestro et pionnier de la microhouse, cet artiste anglais est un bosseur. Depuis la mi-90’s, il doit avoir pondu au moins 25 albums. Son nouveau projet il l’a envisagé sous la forme d’un triptyque. Et « One One » constitue le premier volet. Il devrait être suivi par « One Pig » et « One Club ». Herbert s’est chargé de tout sur cet elpee. Depuis la compo à la production. Et manifestement cette galette est particulièrement savoureuse. En outre, pour la toute première fois, le Briton a décidé de se mettre au chant. Et il faut reconnaître qu’il se débrouille plutôt bien, lors de cet exercice de style, s’en servant même comme d’un instrument…
« One One » est un album au cours duquel Matthew nous propose un city trip. Il a choisi pour titres de ses chansons, des noms de villes. De « Manchester » à « Milan », en passant par « Porto » et « Berlin », son itinéraire est bien balisé. Réfléchi, même. Pas question de faire fausse route. Car son périple, il le destine à la recherche de petites sonorités (NDR : des microbeats !) les plus suaves les unes que les autres. Mais aussi empreintes de mélancolie douce. Sans oublier d’y insuffler habilement une petite dose de complexité. Sans y mettre de pression inutile ! Et le voyage de s’achever par un titre contemplatif : « Valencia ». La fin d’une expédition qui a tenu toute ses promesses.
Cet été, pas la peine de vous adresser à un ‘tour operator’ pour réserver vos vacances. Matthew Herbert se charge de tout. Il sera même votre guide. On attend d’ailleurs impatiemment la suite de cette excursion…

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