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Le parfum de vie de Goudi

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Memphis

I Dreamed We Fell Apart

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Sur la ligne d’arrivée 2006, le label Paper Bag Records est en passe de lever les mains vers le ciel. Et sur la course discographique menée tambour battant par toute une industrie, ce label, basé à Toronto, demeure une énorme surprise. Un peu comme si un Suisse déboulait en tête sur le vélodrome de Roubaix ! Après avoir sorti du bois les rebondissants Controller.Controller et les insaisissables Uncut, voilà que la structure canadienne dévoile l’ombre envoûtante de Memphis. Derrière ce patronyme métropolitain, deux hommes : Torquil Campbell (chant) et Chris Dumont (multi-instrumentiste). Pour enregistrer « I Dreamed We Feel Apart », le duo s’est entouré d’une cohorte de musiciens choyant saxophone, flûte, violon, guitare, basse et batterie. L’alchimie est foudroyante. Memphis incite à l’amour. A courir à travers champs pour cueillir la pâquerette de la fièvre éternelle. Onze titres pour goûter au bonheur, à cette voix plantée entre celle de John Bramwell (I Am Kloot) et de Stuart Murdoch (Belle and Sebastian). Ensuite, on s’incline devant ces mélodies à la mélancolie joyeuse, ces chansons désabusées à la Dean Wareham (Luna, Galaxie 500) et ces sifflements d’oiseau de bon augure. Depuis l’envol d’Andrew Bird, ces bruissements volatiles n’avaient trouvé si bel écho. Memphis signe le disque de nos longues soirées d’été, ces nuits orageuses où l’érotisme s’invite dans la moiteur des draps.

Memphis Slim

The come back

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Memphis Slim restera à jamais au Panthéon du blues comme un des plus grands pianistes de tous les temps. De son véritable nom, Pete Chatman, il était né à Memphis le 3 septembre 1915. Delmark lui avait déjà consacré "Memphis Slim U.S.A", un elpee qui recelait deux de ses sessions accordées pour le label United, entre 52 à 54.

Ce nouvel album nous livre les deux autres sessions United auxquelles Slim a participé. Nous retrouvons ici 11 plages qui n'ont jamais été éditées précédemment. Memphis Slim nous a quittés depuis bien longtemps. Le 24 février 1988, très exactement. A Paris. Merveilleux guitariste, Matt ‘Guitar’ Murphy est ici son principal collaborateur. Et à l'écoute de ces enregistrements qui lui rendent un hommage assez vibrant, il y a vraiment de quoi se régaler.

Son jeu sur le blues lent, "The come back", est savoureux. Tant lors de la version connue que sur l'adaptation alternative. Murphy est aussi lumineux sur l'instrumental "Shuffleboard", au cours duquel il vole la vedette à son patron. Memphis Slim chante de sa voix de ténor "Living the life I love". Il nous invite à partager son plaisir évident de jouer, de chanter et de vivre le blues ; pendant que Matt gratte au même niveau, mais avec une tonalité toujours aussi contemporaine. Il y a ici tant de créativité dans le jeu, que vous risquez tout bonnement de tomber de votre chaise. Ce jeu devient même clair et chargé de feeling sur "Cool down baby", un nouveau blues lent que Murphy chante lui-même. L'intégralité de l'opus est un réel bonheur. Les blues lents, brûlants, sont nombreux et remarquables. Jim Conley se distingue au sax tenor sur "I love my baby". Murphy adopte un style proche de T-Bone Walker. C'est évident sur "Call before you go home" et "Two of a kind". La basse de Curtis Mosley nous fait vibrer sur le très downhome "5 O'clock blues", au cours duquel Slim shoute les vocaux avec une puissance si naturelle. Le disque contient également quelques plages sensiblement différentes. Et je pense tout particulièrement à "Smooth Sailin", "The cat creeps" et au pétillant "Back alley". La part belle est alors laissée au grand Jim Conley qui peut étaler son talent au honky sax, et libérer un swing du tonnerre. "Stewball" affronte un spiritual parcouru de percussions et de chœurs féminins. La finale est un véritable document dont l'authenticité, était à l'origine, plutôt incertaine. D'époque, enregistré 'live' au sein d'une atmosphère explosive, ce "She's alright" exsude toute la magie des House Rockers. Un rocker illuminé par le honky sax et le piano magique.

Cet album est un superbe testament de ce blues urbain pratiqué au début des 50s. Memphis Slim et Matt Murphy devaient encore collaborer ensemble quelques années plus tard ; notamment pour participer aux sessions d'enregistrements de Vee-Jay en 58-59 ; puis, en 1985 pour concocter l'album "Together one more time", paru chez Antones.