Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Migala

La Increible Aventura

Le groupe espagnol se réinvente à chaque nouvel album : après le très country-slowcore « Restos de un Incendio » (2002), Migala renoue ici avec le post-rock épique qui fît sa réputation il y a quelques années… La seule différence, c’est qu’Abel Hernandez et ses potes évitent cette fois les effusions soniques à la Godspeed, lassantes à force de répéter la même formule (montée, descente, et ainsi de suite). « La Increible Aventura » sonne ainsi comme un disque de post-rock pur jus, mais sans l’emphase épique pleine de tics. Sur « El Tigre Que Hay En Ti », de gros riffs entêtants montrent même un Migala rageur et rock’n’roll, avant l’interlude et « Your Star, Strangled », premier des deux titres chantés par Abel, en anglais. Réminiscences des Red House Painters et de Piano Magic (l’ombre de Cure, tenace), ces deux morceaux sont l’oasis au milieu d’un désert suffocant de guitares ardentes et de cordes qui blessent. Mais au bout du voyage (l’excellent « Lecciones de Vuelo con Mathias Rust »), on respire, contents quand même d’avoir participé à cette aventure tout bonnement… incroyable. Le meilleur disque de Migala ? En tout cas le plus varié, le plus mûr, et c’est déjà beaucoup.

Migala

Arde

Écrit par

Troisième album pour cette formation madrilène qui reconnaît pour influences majeures Tindersticks et Calexico. Ce qui devrait vous permettre de vous donner une petite idée du style pratiqué par Migala. Si le disque s'ouvre par deux instrumentaux, qui auraient pu relever de la plume d'un Ennio Morricone, le reste de l'opus baigne dans une atmosphère ténébreuse à la mélancolie saumâtre. Une sensation accentuée par la voix d'Abel, dont le timbre campe un hybride entre celui de Léonard Cohen et de Bill Callahan. Et qu'il épanche tantôt dans la langue de Cervantes, tantôt dans celle de Shakespeare. Seuls l'allègre " Suburbian empty movie theatre " et " Last food around " concèdent une petite lueur d'espoir. Mais pour les autres… Le plus étonnant chez Arde se situe dans la texture des chansons. En fait, la texture basiquement folk est successivement revisitée par l'électronique, la pop, avant d'être traversée de collages post industriels. Une curieuse cohabitation entre guitares acoustiques, électriques, violon, accordéon, trompette, piano, synthés, samples et arrangements à caractère symphonique, ponctuée de bruitages aussi divers que bris de verre, crissements de pneus, circulation urbaine, cris, conversations, accidents de voitures, passage du train sur les rails, etc. On a même droit à trois titres plus tumultueux. Tout d'abord " La noche " et " Cuatro estaciones " et puis surtout le titre maître. Un fragment d'ambient noisy qui aurait pu naître d'une rencontre hypothétique entre My Bloody Valentine et Robert Fripp. Maintenant, n'imaginez surtout pas que les compositions soient envahies d'expérimentations ou de bidouillages technologiques. Non, le tout est dosé avec parcimonie, de manière à laisser le charme subtil des mélodies produire ses effets…