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Morcheeba

L’amour de Morcheeba…

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Formé à Londres en 1995, Morcheeba a tourné aux quatre coins du monde, vendu plus de 10 millions d'albums et s'est imposé comme l'un des groupes les plus influents de ces dernières décennies.

Après son premier opus devenu culte, « Who Can You Trust ? », paru en 1996, Morcheeba a sorti 10 elpees studio, dont le fameux « Big Calm » en 1998, disque de platine. Le groupe légendaire a également collaboré avec David Byrne des Talking Heads et signé des bandes originales pour le réalisateur oscarisé Steven Soderbergh.

À l'occasion de son 30ème anniversaire, Morcheeba reste plus que jamais dans l'ère (l’air ?) du temps et s'apprête à célébrer ce moment en grande pompe.

Pour 30 années de plus !

En effet, les rois du trip-hop ont sorti un nouveau single, « Call For Love ». Ce morceau marque le premier retour musical depuis « Blackest Blue », en 2021.

Le clip est à découvrir

« Call For Love » est une mélodie envoûtante et relaxante, produite par Ross Godfrey, membre du groupe. C'est du pur Morcheeba : un morceau baigné dans la réverb et porté par la voix hypnotique de Skye. Ce titre est le premier avant-goût de leur futur album qui devrait sortir cette année.

 

Morcheeba

Blackest blue

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Votre serviteur n’a jamais été un grand fan de Morcheeba, mais force est de reconnaitre que cette formation tient la route depuis 26 ans. Et « Blackest blue » constitue son dixième opus. Bien sûr, en un peu plus d’un quart de siècle, le band a connu pas mal de chambardement, dont une séparation entre les frangins Godfrey et la chanteuse Skye Edwards. D’ailleurs aujourd’hui, du line up initial, il ne reste plus que Ross Godfrey et Skye. Ce qui n’empêche pas le duo de faire appel régulièrement à des collaborateurs. Et sur cet opus, certains y partagent duo vocal avec Mrs Edwards. Dont Duke Garwood (souvent vu aux côtés de Mark Lanegan), pour un échange tout en contrastes sur le final « The edge of the world », probablement le meilleur titre de l’album. Puis Brad Barr, le guitariste de The Slip et The Barr Brother, lors d’un autre duo tramé sur le piano. On épinglera encore la reprise d’Irena Zilic, « The moon », le profond et atmosphérique « Sounds of blue », un morceau de trip hop classique, caractérisé par sa ligne de basse langoureuse et cette lap steel que se réserve Ross. Et enfin, « Cut my heart out », un morceau cosmique dont le climat est accentué par la voix fluide et éthérée et cette envol de gratte carrément floydien. Enfin, instrumental qui s’autorise des interventions de guitare distordues, « Sulphur soul » est imprimé sur un rythme plus soutenu…

Un album introspectif, qui oscille entre soul, electro-pop, downbeat et trip hop, tout en concédant quelques ouvertures au jazz…

Morcheeba

Blood Like Lemonade

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Quatorze années déjà que Morcheeba sévit sur la scène musicale. Vous ne connaissez pas ? Ah, sans doute alors êtes-vous adepte du crochet chaussé de gants de boxe. Responsable de ballades sensuelles, célestes, veloutées, qu’elle étale sur le béton, la formation insulaire sévit depuis déjà quatorze longues années. En flirtant avec le succès. Enfin à ses débuts. A cause de la confection d’œuvres trempées dans une trip hop sublime, fruitée, riche et terriblement efficace. On se plaisait à effleurer la marguerite en écoutant Sky Edwards nous dire, d’une voix caressante, qu’elle nous aimait. Et puis, elle a voulu embrasser une carrière en solitaire. En 2003. Un fiasco. Mais en même temps, un sale coup pour le reste de la troupe. Qui a bien tenté de pallier son absence en recrutant tour à tour, Daisy Martey, Jody Sternberg puis Manda. Peine perdue. Et, par bonheur (ou opportunisme), Sky Edwards a décidé de rentrer au bercail. L’enfant prodigue de retour au sein de la fratrie Godfrey. Quelle bonne nouvelle ! Quoique. Et pour cause, en sept longues années, la musique de Morcheeba n’a guère évoluée. Baignant constamment au sein d’une même mélancolie. « Blood Like Lemonade » en est l’inéluctable constatation. Heureusement, la grâce vocale ainsi que les beats moelleux et cajoleurs finissent par nous séduire. Avant de nous coucher calmement sur l’herbe où l’on s’endort rassuré. Comme la voix de notre maman, quand elle nous racontait une histoire, avant que l’on s’endorme.

 

Morcheeba

Charango

La dernière fois qu'on avait croisé Morcheeba, c'était avec leur tube FM "Rome wasn't build in a day", une incartade pop trop sucrée qui nous avait donné la nausée. Dégoûté par tant de mièvrerie, le public délaissa un moment le joli minois de Skye, certain qu'elle et ses deux amis avaient viré leur cuti trip-hop pour le compromis lounge-mainstream, ce cocktail parfait pour danser les bras en l'air et la tête au frais, mais sans l'entrain d'antan, qui faisait de "Big Calm" et de "Who Can You Trust ?" ces albums à chérir tendrement, au coin du feu. On n'avait donc plus trop confiance en Morcheeba, jusqu'à l'arrivée impromptue de ce " Charango ", splendide retour au bercail trip-folk de leurs débuts. Dès "Slow Down", on se dit donc qu'on a eu tort de les maudire tout un temps, la voix de Skye et les beats langoureux de Paul Godfrey nous rappelant que Morcheeba n'a finalement jamais vraiment rimé avec lambada. Et quand Kurt Wagner de Lambchop ramène sa country tranquille sur "What New York Couples Fight About", on s'étonne que l'alchimie fonctionne, en tout cas le choix fut risqué - rien que pour cela, chapeau bas. Avec ses mélodies ouatées, ses refrains tout en caresses et ses ambiances délétères, "Charango" fera chavirer nos tympans pendant encore longtemps.

 

Morcheeba

Fragments of freedom

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Après avoir commis deux albums de trip hop richement texturé, propice aux climats particulièrement envoûtants ("Who can you trust" en 1996 et "Big calm" en 1998), Morcheeba semble chercher son troisième souffle. Et son nouvel opus en est la plus belle démonstration. Hormis le single " Rome wasn't built in a day " et " In the hand of God ", composition probablement issue d'une chute de bande d'un enregistrement précédent, le trio britannique a gommé les aspérités de son trip hop qui en faisaient tout son charme, tout son mystère, pour faire place à un mélange plutôt conventionnel et insipide de funk, de folk, de disco et surtout de hip hop ; le concours de plusieurs membres de cette communauté, et notamment celui de Biz Markie, Bahamadia, Mr Complex, DJ Crossphader et DJ First Rate, n'étant certainement pas étranger au virage opéré par le groupe. Une grosse déception. Contentez vous du single !

 

Morcheeba

Who can you trust

Coupable de consommer du ‘trip hop’, Morcheeba clame son innocence. Nous, on veut bien! Massive Attack, Portishead et Tricky, ils ne connaissent donc pas. Pieux mensonge ! Bien sûr, leurs compositions sont imaginées et texturées au départ d'une râpe acoustique. Mais le développement ultérieur passe par un inévitable recyclage. Climatique, à la limite de l'occulte, mais recyclable, pardon recyclage, quand même (suivez la piste!). Depuis le funk jusqu'au blues en passant par la techno, le hip hop, le dub, l'acid jazz, le psychédélisme circa sixties et la pop. Un traitement qui implique aussi bien le recours aux samplings, aux scratchings et aux overdubbings qu’au sitar, aux claviers, aux cuivres et à la guitare électrique, même steel. Sans oublier la participation d'un quatuor à cordes (violons, violoncelle, alto) pour les remarquables "Howling" et "Col". Un opus qui ne manque pas d'allure, opérant une alchimie parfaite entre la technologie moderne et la magie du vaudou...

 

Morcheeba

L’origine de Morcheeba : une intervention divine

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Dans la veine intarissable qu'on appelle, faute de mieux, trip hop, les nouveaux venus britanniques de Morcheeba ont impressionné leur monde. Leur album, « Who Can You Trust? » est une petite merveille de soul mélancolique qui caresse voluptueusement les tympans. Les trois (très) jeunes membres du groupe, hyper sympas et drôles, sont passés par Bruxelles pour assurer la promotion de leur coup d'essai.

Paul Godfrey : Nous sommes des gens simples. On ne fricote pas avec d'autres groupes, on ne passe pas notre temps dans un milieu artistique pour y rencontrer des acteurs ou des poètes. On va au pub boire des verres et on rentre à la maison regarder la télé.

Vous acceptez qu'on qualifie votre musique de ‘soul’

Ross Godfrey : La soul est une influence incontestable. Marvin Gaye, en particulier. Il a enregistré un album en Belgique, « Sexual Healing ». C’était celui de son come-back ; alors nous sommes très contents d'être ici.
PG : Nos parents écoutaient la soul d'Atlantic, Motown, du blues et du RNB. Aujourd’hui, on qualifie de ‘rhythm 'n 'blues’, cette forme de swing américain incarnée par Boyzone. Mais pour moi, ce n'est pas ça, c'est Chuck Berry...
RG : La soul music contemporaine n’a plus d'âme (soul). La vraie soul, c'était Stax, Atlantic et Motown.
PG : C'est très difficile de garder à l'esprit une définition précise d'un style de musique, parce qu’il évolue au fil du temps. On a appelé la house, ‘garage’, alors que, perso, le garage est un mouvement né au cours des 60’s qui a donné naissance à des groupes très rock 'n roll comme les Yardbirds. On colle à présent cette étiquette sur de l'acid house ; c'est bizarre.

Massive et Portishead

Pourquoi la meilleure soul émane-t-elle pour l’instant d'Angleterre? Parce que contrairement aux Américains, vous n'êtes pas prisonniers du respect des aînés?

RG : Exactement. On ne respecte rien, on fait ce qu'on veut. C'est aussi pour cette raison que le punk est né en Angleterre.
PG : En Angleterre, un jeune peut acheter un album d'Oasis, puis se rendre le week-end dans une rave et danser toute la nuit sur de la techno. Les Anglais se foutent de ce qu'ils écoutent du moment que ça leur plaît. Aux Etats-Unis, quelqu'un branché sur le hip hop n'écoutera pas du rock. Là-bas, les musiciens jouent du rock, du blues ou de la soul, mais ne s'éloignent pas de leur ligne de conduite. Encore que ça commence à changer un peu. Avant, il y avait le rock et le heavy metal; depuis le grunge, la limite est plus floue entre les deux. En tout cas, on ne veut pas qu'on nous colle une étiquette: nous sommes à la fois soul, reggae, blues, hip hop, country...

Qu'a représenté pour vous le « Blue Lines » de Massive Attack?

PG : Ce qui a marqué, sur cet album, c'est que jusque là, personne n’imaginait qu’il était possible de chanter sur du hip hop. Massive a vraiment ouvert une porte. Cela dit, « Blue Lines » n'était pas assez basé sur les chansons, à mon goût. Quand l'album de Portishead est sorti, une seule voix se réservait le chant ! Enfin, un vrai groupe innovait. Portishead, ce sont des amis.

Au début, aviez-vous une idée précise de ce que vous vouliez créer ?

Skye Edwards : Je voulais chanter avant tout. Et devenir une star (rire général).
PG : Ne te contente pas de devenir une star ; on va faire de toi un ciel (jeu de mots sur star/étoile et ciel/sky).
RG : A l'origine de Morcheeba, il y a une intervention divine. Un grand éclair de lumière.
SE : Un éclair bleu.
PG : Plus sérieusement, j'ai toujours voulu faire de la musique et en vivre.

David Byrne craque

Un quatuor à cordes a participé aux sessions d’enregistrement de votre Cd. Explication?

PG : J'ai travaillé comme ingénieur du son pendant 5 ans dans des studios d'enregistrement ; ce qui m'a permis de voir pas mal d'instruments utilisés de manière très différente. J'ai ainsi assisté à des sessions de folk, de musique classique, de blues, de rock et de hip hop. Et je me suis souvenu de ce que j'aimais dans chacun de ces styles. Voilà.

Vous avez été surpris du résultat?

PG : Nous avons passé de longues heures à bavarder en compagnie du coproducteur. Et aussi à se saouler. Il a bâti notre studio et s'occupe de son entretien. Quand on a enregistré notre première démo, « Trigger Hippie », tout le monde a immédiatement été impressionné. Pourtant, à la fin des sessions, on s'est assis, un peu abasourdis, en se demandant si on aimait ou si on détestait ce qu'on venait de faire! Nous-mêmes, nous n'y comprenions rien ; alors on se demandait comment quelqu'un d'autre allait pouvoir y entrer. On ne comprendra jamais ce qui s'est produit.

La réaction unanimement enthousiaste a dû vous surprendre, alors?

 RG : Oui et non. On savait que notre musique était bonne. Mais on ne s'attendait pas à ce qu'autant de gens y adhèrent. Une très agréable surprise pour nous mais surtout pour notre maison de disques (rires).
PG : Parmi nos fans figurent nos meilleurs amis, et... David Byrne. Il a écouté notre musique par l'intermédiaire de Warner, aux Etats-Unis. Il était tellement impressionné qu'il voudrait qu'on coproduise son nouvel album. On doit le rencontrer. Pas mal, hein? Ca encourage, que quelqu'un qui a survécu dans le monde de la musique pendant 20 ans puisse encore dire de nouveaux venus: ‘C'est excellent et je veux travailler avec eux’. Hormis David Byrne on ne va pas multiplier les collaborations (production, coécriture) pour se concentrer sur notre propre musique. Il y aura quelques remixes, mais c'est tout.

(Article paru dans le n°45 de juillet/août 1996 du magazine Mofo)