La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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The Murder Capital

The Murder Capital n’y voit plus rien…

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Le troisième elpee de The Murder Capital, « Blindness », paraîtra ce 21 février 2025.

Il fait suite à « Gigi's Recovery » (2023) et « When I Have Fears » (2019). Bien que ces long playings aient tous les deux, été construits autour de leurs titres, McGovern a révélé que la notion de ‘cécité’ est arrivée ‘très tard dans le jeu’

« Can’t Pretend To Know », la première sortie de 2024, est le retour parfait, construit sur un riff acéré et un hymne en attente. Il synthétise tout ce qui fait de Murder Capital un groupe si distinctif et captivant. Le morceau a été enregistré à Los Angeles plus tôt cette année sous la houlette du producteur John Congelton (St Vincent, Angel Olsen, Sharon Van Etten) au cours d'une session intense et rapide qui a donné la priorité à l'urgence, à l'énergie et à la fraîcheur. C’est un morceau qui pointe vers la nouvelle ère du quintet irlandais, porteur d’une nouvelle orientation et d’une nouvelle clarté.

« Can’t Pretend To Know » est en écoute ici et « Words Lost Meaning », .

Parallèlement aux singles, le groupe a annoncé une courte tournée au Royaume-Uni et se produira en première partie de Nick Cave & the Bad Seeds en Europe. McGovern – un parolier qui ne manque jamais de composer des idées et un leader qui ne manque jamais de perfectionner son art de la scène – regardera la tête d’affiche, un auteur-compositeur et un interprète, ‘chaque seconde’.

 

 

The Murder Capital

Le rétablissement de Gigi…

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The Murder Capital sortira son nouvel elpee, ce 20 janvier 2023. Il s’intitulera « Gigi's Recovery »

Peu de temps après la sortie de son premier album, « When I Have Fears », le groupe dublinois a abandonné l'approche post punk qui l'avait soutenu depuis le début, s'éloignant de l'intensité grinçante pour privilégier la couleur et la mélodie.

« Gigi's Recovery » est un disque non pas défini par ses aspects tranchants mais par des boucles et des lavis sonores.

Roper a déclaré : ‘Il y a eu beaucoup d'apprentissage sur la façon d'écrire ensemble tout en allant chercher de nouveaux sons. Lorsque quelqu'un apporte quelque chose de différent pour lequel vous n’êtes pas à l’aise ou que vous ne connaissez pas suffisamment, on doit apprendre. Tous les cinq, nous avions un son différent dans notre tête. Il nous a juste fallu un peu de temps pour comprendre comment concilier le tout, et comment se faire confiance dans ces moments-là…’

Quatre titres issus de cet LP sont déjà sortis et ils sont disponibles en cliquant sur leurs titres.

« Return my head », « A thousand lives », « Only good things », et Ethel

 

 

The Murder Capital

Rien que de bonnes choses pour The Murder Capital…

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The Murder Capital vient de sortir un nouveau single. Intitulé « Only Good Things », il préfigure un changement de style pour la formation irlandaise. Dans un communiqué, le chanteur James McGovern, confie : ‘Cette chanson marque une évolution excitante pour le groupe. C’est tellement lumineux. C’est tellement coloré. C’est un avant-goût du climat du futur album dans lequel on pense avoir atteint un vrai sentiment de calme et de paix intérieure, mais, au fond, c’est une chanson d’amour.’ Et de poursuivre : ‘Dans ce morceau, le protagoniste demande simplement à son homologue de l’aider à se débarrasser de ses pensées intrusives, des démons sur ses épaules et d’être vraiment vulnérable. On est tellement content d’être arrivé là, parce que ce n’est pas ce qui est attendu de nous.’

Produit par Jon Congleton, "Only Good Things" est en écoute ici

En concert ce 20 août dans le cadre du Pukkelpop.

The Murder Capital

When I have fears

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La scène post punk irlandaise, et tout particulièrement dublinoise, est en ébullition. Girl Band a tracé la voie ; et depuis, des groupes comme Fontaine D.C., Melts, Thumper, Silverbacks et The Murder Capital se sont engouffrés dans la brèche. The Murder Capital a donc gravé son premier elpee. Intitulé « When I have fears », il a bénéficié de la mise en forme de Flood, aka Mark Ellis (U2, New Order, Nick Cave & The Band Seeds, Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins, PJ Harvey, Depeche Mode, etc.).

Première constatation, cet elpee est sombre. Très sombre même. Voire lugubre. Deux morceaux rendent même hommage à des proches décédés. Tout d’abord à la mère d’un des musicos sur « Don’t cling to life ». Puis d’un ami qui s’est suicidé sur « On twisted ground ». Côté textes, les compos traitent cependant à la fois de malaise existentiel, mais aussi de sujets personnels. En outre, tout au long de ce long playing, le spectre de Joy Division plane. A cause de ce drumming spasmodique, convulsif et parfois martial ainsi que de cette ligne de basse cotonneuse, parfois même douloureuse. Finalement, ce sont les grattes qui apportent une coloration spécifique à l’ensemble. Tour à tour déchiquetées, limpides (Sad Lovers & Giants ?), luxuriantes (And Also The Trees ?), acérées, frénétiques ou tumultueuses, lorsqu’elles se conjuguent en harmonie, elles sont de toute beauté. Comme sur l’instrumental « Slowdance II ». L’opus recèle cependant l’une ou l’autre compo plus indolente. A l’instar de l’élégiaque et minimaliste « How the streets adore me », une plage tramée sur des accords de piano. Enfin, si la voix James McGovern n’est pas exceptionnelle, elle colle parfaitement à la musique. Un peu comme feu Ian Curtis chez Joy Division… Elle peut ainsi devenir mélancolique, chuchotée, irascible, caverneuse, déchirante ou encore mélodieuse, suivant les émotions qu’elle cherche à communiquer.

Enfin deux pistes affichent des références à l’indus. Tout d’abord le final « Love, love, love ». Puis le morceau d’entrée « For everything », au cours duquel on retrouve ces changements de tempo climatiques si chers aux Young Gods.

Et pour que votre info soit complète sachez que le titre de l’opus s’inspire d’un poème de Keats, alors que l’illustration de la pochette est une photo de réfugiés s’abritant d’une tempête dans le désert…

The Murder Capital se produira en concert, dans le cadre du Sonic City, ce dimanche 10 novembre 2019 et le 11 février 2020 au Botanique de Bruxelles.   

The Harpoonist & The Axe Murderer

Apocalipstick

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Après avoir publié le très prometteur elpee "A real fine mess", en 2014, le duo de Vancouver nous propose son second, "Apocalipstick". Pour l’enregistrer, le chanteur/harmoniciste Shawn Hall, alias The Harpoonist, et Matthew Rogers, aka The Axe Murderer, préposé à la guitare, à la basse et aux synthés, ont reçu le concours de quelques musicos, dont le producteur John Raham, aux drums et percussions. Originale, la musique se caractérise par ses arrangements complexes, ses recherches sur les sonorités et un travail constant sur les voix. Faut dire que pour la circonstance, Shawn est entouré par pas moins de sept autres vocalistes. Le résultat est plutôt coloré, à l’instar de l’illustration de la pochette, qui reproduit des lèvres multicolores. Coloré voire psychédélique, car le climat est propice à l’aventure et au voyage. Bien sûr, l’opus n’est pas englouti sous un flot de guitares acides, mais balayé par une folie orchestrale sonore…

D'ailleurs, des tonalités chiadées, dispensées par les synthés de Matthew, ouvrent la voie à "Get ready", une piste dont la rythmique bien marquée rappelle le Bo Diddley beat. John Raman déverse de solides percus. Une rythmique qui se révèle bien nerveuse sur "Nancy", un morceau dominé par l'ensemble vocal. Et si les sonorités de la guitare sont découpées au rasoir, le refrain adopte un profil accrocheur, pop même. Un riff rythmique appuyé balise "Forever fool". La voix de Harpoonist s’y révèle autoritaire. Des cordes réverbérées introduisent "I'm back", un blues contemporain, caractérisé par des harmonies vocales élaborées. Mr Hall chante nerveusement "Pretty please", un rock singulier au cours duquel harmonica débridé et percus sont à l’offensive. Et d’une voix pure, "Treat me kind", une jolie ballade roots enrobée de chœurs et découpée dans les cordes acoustiques. L’opus nous réserve encore toute une série de brèves compos complexes et bien fignolées qui explorent judicieusement les parties vocales. A l’instar de l’allègre "Marianne". Souligné par les brefs jaillissements d’harmo, la voix s’impose sur "Father's son", un morceau au cours duquel la guitare trafiquée de Matthew prend son billet de sortie, en entraînant dans son élan les claviers de Geoff Hilhorst. La finale est excellente. Le chant slalome entre percussions et synthés, à la rencontre des autres voix. Mystérieuse et éclatante, cette aventure psychédélique est décidément peu ordinaire !

 

The Harpoonist & The Axe Murderer

A real fine mess

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Issu de Vancouver, ce duo réunit l’harmoniciste Shawn Hall et le gratteur Matthew Rogers. Les deux Canadiens se sont rencontrés en 2006 et ont alors découvert qu’ils partageaient de mêmes affinités musicales. Ils décident donc de s’associer, afin de pratiquer du folk et du blues. Et au fil du temps, s’intéressent au blues électrique. Ils publient "The blues can kill", un elpee autoproduit, en 2007, l’éponyme "The harpoonist and the Axe murderer", en 2008, et "Checkered past", en 2012. Shawn et Matthew signent l’ensemble de leur répertoire.

Sur ce nouvel opus, Shawn chante et souffle dans son harmonica. Matthew se réserve la guitare, la basse, les pecus au pied et circonstanciellement des claviers. Pour concocter ce long playing, ils ont reçu le concours de musiciens locaux ; et notamment l’organiste Tom Heuckendorff, une section de cuivres ainsi que des chœurs

"Black and blues" est amorcé par des accords rythmiques. Douce, contagieuse, troublante, la voix de Shawn concède des intonations quasi-enfantines. Pourtant, la structure de la composition est plutôt complexe. L'harmonica sort enfin de sa tanière. Mélodieuses, ses interventions séduisent face aux rythmes fiévreux développés par les cordes acoustiques. Une guitare à la coloration particulièrement blues introduit "Do watcha", une piste paradoxalement conventionnelle et personnelle. La voix frêle et douce envoûte, alors que guitare et harmonica tissent une trame hypnotique. "Ter for two" baigne au sein d’une ambiance funky. Matthew double guitare et basse, alors que choristes soutiennent Hill. Diligente, la rythmique épouse un format rock, tout au long de "Mama's in the backseat". Shawn y souffle parfaitement, dans un style toujours aussi singulier. "Closer to death" baigne au sein d’un climat oriental et exotique, une plage curieuse, funkysante, enrichie par les interventions de Heuckendorff à l’orgue Hammond. Imprimé sur un mid tempo, "Feel me now" concède des intonations pop. A cause de la voix. Et puis du sens mélodique. Un morceau enrichi de chœurs et de cuivres. La musique pratiquée par le duo est vraiment originale. Pas facile de lui coller une étiquette. Bien sûr la voix est douce, mais particulièrement expressive. Et puis les interventions à l’harmo sortent tout à fait de l’ordinaire. Le titre le plus singulier est certainement "Don't make 'em like they used to". En général les plages sont assez brèves. Ou plus exactement ne tirent jamais en longueur. "My paradise" trempe dans la soul. Un morceau sobre, léger, au cours duquel la voix, qui s’intègre dans les chœurs féminins, semble dans son élément. Des vocaux qui se rencontrent sur un subtil Bo Diddley beat, lors d’"In and out of love". Le duo apprécie le soul funk percussif. Invitation à se secouer, Sweat this pain" en est une belle illustration. Les vocaux trament habilement "Cry a little", une piste au cours de laquelle la guitare met le nez à la fenêtre, sur un riff qui se répète à l'infini. "In the end" adopte la cadence du galop afin de créer une ambiance boogie, que colore de country blues, l’harmonica. "Act your age" bénéficie d’excellents effets rythmiques et sonores. Dommage que le duo n’ait pas mieux exploité ce créneau. Car, finalement, leur pop explorée tout au long d’« A real fine mess » est fort semblable à celle dispensée aujourd’hui par les Black Keys. Quant à la finale, "A real fine noise", elle constitue la synthèse parfaite du style exécuté par le tandem canadien...

 

The Murder of Crows

Imperfecta (Ep)

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The Murder of Crows est le dernier projet soutenu par Alan Sparhawk, le compositeur/chanteur/guitariste de Low, mais aussi le boss du label Chairkick. Il vient y apporter régulièrement son concours à la guitare. La plupart du temps, en concédant des accords minimalistes. De manière à bien mettre en exergue le talent de la violoniste Gaelynn Lea. Atteinte de la maladie des os de verre, se déplaçant en voiturette, elle en joue comme un violoncelle. Et rien qu’en écoutant les gémissements de ses cordes, on en attrape des frissons dans le dos. Hormis le plus désinvolte « Bird song », sur lequel Alan vient poser sa voix et le moins douloureux « Let it go », au cours duquel Mimi Parker apporte ses backing vocaux, cet Ep baigne dans une forme d’ambient, à mi-chemin entre Low et Dirty Three. Une œuvre essentiellement instrumentale, même si Gaelynn se réserve le lead vocal sur ces deux pistes. Et son timbre particulièrement aigu communique un feeling unique en son genre à ces compos. Des morceaux mélancoliques, d’une grande beauté mais qui semblent constamment déchirés entre ténèbres et lumière. A l’instar de la superbe reprise de Neil Young, « Down by the river », rebaptisée pour la circonstance, « Down by the lake » ou du bouleversant « Midday waltz ».

 

Murder

Gospel of Man

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Certains artistes ou groupes prennent un malin plaisir à placer des obstacles sur le parcours de leur carrière sensée mener à un improbable succès commercial. Ces héros de la cause rock désirent probablement s’assurer que seuls les plus curieux des mélomanes pousseront le vice jusqu’à découvrir leur musique. Dans le genre, le duo danois de Murder fait plutôt fort. D’abord, il ya leur patronyme morbide et glacial, digne d’un combo de Death-Metal. Puis la pochette de leur album. Affreuse. Illustrée par une pomme hideusement dessinée. Un véritable épouvantail. Et pourtant, j’aurais commis une belle erreur en ne me penchant pas au chevet de leur magnifique second elpee !

Murder réunit donc un duo d’assassins musicaux au talent indéniable. Jacob Bellens, le chanteur, est probablement un des vocalistes les plus doués de sa génération, au pays d’Andersen ! Après avoir enfanté Efterklang, Cody et The Kissaway Trail, le Danemark démontre, une nouvelle fois, qu’il est devenu une nouvelle terre promise pour les néo-folkrockers qui rêvent des Etats-Unis. Stuart Staples a récemment avoué qu’il admirait ce groupe. Et après avoir écouté ce « Gospel of Man », sa réaction n’est pas tellement étonnante. Car manifestement, les Tindersticks ont influencé Gospel of Man. Red House Painters aussi. Et puis surtout Johnny Cash et Nick Drake. Intenses, les compos aux lyrics mélancoliques baignent pourtant dans une ambiance chaleureuse. Profonde, la voix de Bellens est magistralement balisée par la guitare acoustique d’Anders Mathiasen. Dans la plus pure tradition de l’Americana, les deux troubadours nordiques sont soutenus par un violoncelle, un banjo ou un glockenspiel. Ce folk sombre et solennel est de toute beauté !

Dial M For Murder

Fiction of her dreams

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On est en pleine vague néo-new wave. Et le premier album de Dial For Murder en est une nouvelle illustration. David Ortenlöf et Anders Lantto ont fondé ce duo en 2007, en choisissant pour patronyme, le titre d’un thriller d’Alfred Hitchcock, en l’occurrence ‘Le crime était presque parfait’. Peu de suspense, cependant tout au long de cet opus, puisque la plupart des plages auraient tout aussi garnir le répertoire d’Interpol ou des Editors. Les mélodies sont ténébreuses, la basse profonde, le tempo de la boîte à rythmes hypnotique, les cordes de guitare climatiques et le zeste de claviers vintage. Sans oublier les vocaux angoissés, saccadés, réminiscents, pour la circonstance d’Andrew Eldritch, mais en moins sépulcral. Une exception qui confirme la règle : « NYC (Now you care) », au cours duquel, le timbre du vocaliste emprunte curieusement celui de David Bowie (NDR : à moins que ce ne celui de Peter Murphy). Bref si cet album est d’honnête facture, j’ai l’impression que le tandem s’est davantage inspiré de revivalistes que de la source même…

 

Murder

Stockholm Syndrome

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L’invasion danoise est à nos portes. The Raveonettes, Saybia, Trentemøller et autres Mew ont éraflé nos frontières, ouvrant la voie à la relève. Celle-ci se nomme Figurines, Amber, Band Ane et, surtout, Murder. Deux ans après « One Year From Now It’s My Birthday », un premier album passé inaperçu, ces derniers prennent leur revanche en assaillant le monde d’un « Stockholm Syndrome » des plus envoûtants. Le second ouvrage de Jacob Bellens et Anders Mathiasen, parfaite bande son hivernale, capture l’auditeur le plus réticent et l’apprivoise subtilement à coups d’agréables comptines folks. Evoquant à la fois Johnny Cash (« Naming The Demon »), Nick Drake (« Daughters Of Heavy ») ou encore, dans une moindre mesure, Nick Cave (« Bodies Collide »), la voix profonde de Bellens amadouera les irréductibles qui finiront, tôt ou tard, par se laisser aller, victime malgré eux de ce délicat « Stockholm Syndrome ».

The Murder City Devils

Thelema

Écrit par

Les Stooges, les Doors, Birhday Party et les Scientists constituent plus que probablement les influences majeures de cet ensemble yankee. De Seattle très exactement. Une formation née en 1996 et réputée pour son garage punk aussi turbulent que féroce. Depuis l'engagement de Leslie Hardy, préposée au clavier Hammond, la musique des Murder City Devils a pris une autre dimension. Moins aride, plus fluide, plus insidieuse et surtout plus mélodique. Ses interventions rognées, veloutées, me rappellent même parfois celles que menait Clinton David Boon, auprès d'Inspiral Carpets. Découpé en six fragments, le nouveau mini album de cette formation concède même un titre plus tendre, plus mélancolique. Intitulé " 364 days ", il bénéficie du concours d'une section de cordes. Mais venons en aux cinq autres morceaux de ce disque. Qui véhiculent des lyrics toujours aussi acerbes et mordants, libèrent des riffs de guitare saignants, décapants, vibrent sur une ligne de basse ténébreuse, gothique et s'enflamment au contact du timbre vocal sinistre, écorché de Spencer Moody. Pas difficile de comprendre pourquoi l'orgue joue maintenant ici le rôle de fil conducteur, au sein de cette solution sonore…