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Mystery Jets

Curve Of The Earth

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C’est en 2006 que des gamins issus du quartier londonien de Twickenham publient « Making Dens ». Des jeunes encadrés par Henry Harisson, père de Blaine, l’actuel leader du groupe. Le paternel prend néanmoins rapidement du recul et laisse son fils et ses amis continuer leur chemin, sans guide… Et le parcours des Mystery Jets devient sinueux. Dix ans et quatre elpees plus tard, les Anglais peuvent se targuer d’avoir exploré de nombreux styles musicaux. D’abord un poil expérimentale, la musique des Mystery Jets a glissé vers une pop tendre avant de s’aventurer dans le rock, pour finalement atterrir dans le folk yankee. Réalisé au sein de la campagne texane, « Radlands », gravé en 2012, reflète parfaitement cette dernière option. 

Quatre ans plus tard, le band nous propose « Curve Of The Earth ». Le line up implique un nouveau bassiste. Et la musique opère un retour aux sources, par la même occasion. Pas de prairies, mais une ancienne usine de boutons sise à Londres, pour servir de décor aux sessions d’enregistrement. Le contraste entre les lieux est saisissant. Tout comme le style entre cet opus et les précédents. Bref, le band a concocté plus que probablement l’album de la maturité. Découpé en 9 plages, son titre et la pochette rappellent immédiatement le « Dark Side Of The Moon » du Pink Floyd ; et ce n’est pas un hasard. Ce quatuor mythique insulaire constitue la source principale d’inspiration de Mystery Jets. Tout au long de « Curve Of The Earth », Mystery Jets aborde des thèmes existentiels liés à l’univers, la vie à l’autre bout du monde, l’exploration de soi, le sang, etc. Elles sont bien loin les chansons qui se contentaient de relater des histoires d’amourettes, comme « Young Love » ou « Two Doors Down » !

Et pourtant, le groupe a continué de composer des morceaux sans prétention. Des compos trempées dans une pop délicate mais terriblement addictive, à l’instar de l’entraînant « Bubblegum », susceptible de provoquer une véritable débordement de joie. Mielleuse, la voix de Blaine Harisson rend la plupart des compos accessibles. Les effets sonores sont judicieusement dispensés. Comme sur « Tellomere », la chanson d’ouverture, « Midnight’s Mirror » ou encore sur « Blood Red Balloons », une piste balayée par une guitare atmosphérique.

L’elpee s’achève par le sublime « The End Up » (NDR : choix judicieux pour ce morceau !) D’une durée de 6 minutes 30, cette ballade mélancolique est ponctuée d’une explosion magistrale, invitant le mélomane à écouter ce « Curve Of The Earth », en boucle. A mon humble avis, la plage la plus réussie du long playing. Qui est probablement le meilleur du band à ce jour, et constitue le fruit d’une expérience acquise pendant une bonne décennie. Pas de doute, « Curve Of The Earth » est un des premiers albums incontournables de ce début d’année !

Mystery Jets

Radlands

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Petites célébrités locales, les lads de Mystery Jets comptent déjà 3 albums à leur actif. Si le pop/rock de ces Insulaires véhicule des accents psyché, il faut reconnaître que leur expression sonore lorgne de plus en plus vers les States. Leur précédent elpee, « Serotonin », en était une belle illustration. 

Et pour concocter « Radlands », les Anglais son allés au Texas ! En regardant l’illustration de la pochette, les intentions de Mystery Jets sont claires. Et puis il y a le titre de cet opus. Fruit d’une contraction entre celui du premier film de Terence Malick (Badlands) et le nom de la maison de Keith Richards (Redlands). En enregistrant ce disque dans l’Etat pétrolier cher aux Bush(s), le quatuor allait-il carburer à la super yankee ? Pas vraiment ! En fait, si on décèle des interventions à la slide, un zeste de country et un chouia de chœurs gospel dans leur musique, l’ensemble de l’œuvre nous renvoie carrément aux Kinks. Et en début de parcours, la formule fonctionne à merveille. Depuis le titre maître qui ouvre l’album (NDR : très réussi, par ailleurs), jusqu’au très référencé single « Greatest Hits ». Mais, progressivement, la formation s’essouffle, sans pour autant jamais démériter, lorgnant même en chemin, vers Erland & the Carnival (« The Nothing ») ou Blur (« The Ballad of Emmerson Lonestar  »).

 

Mystery Jets

Serotonin

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En 2006, Mystery Jets publiait « Making Dens », une première œuvre sans saveur, sans détermination. Depuis, les Britons ont publié un deuxième essai, « Twenty One », orienté pop électro, passé quasi-inaperçu. Ils ont ensuite quitté Warner Music pour rejoindre le circuit indépendant. Grand bien leur en a pris tant « Serotonin » se démarque de la première bouse pop qu’ils avaient engendrée. Plus proche de l’univers de Syd Barrett, leur héros ultime, ce troisième labeur présente un quatuor qui prend enfin conscience de son potentiel et de la direction à prendre pour exploiter ce dernier au maximum. Les Londoniens délivrent onze morceaux de pur rock british parsemés d’une dose idéale de synthés. Il leur reste bien entendu de la marge pour progresser mais des titres tels que « Dreaming Of Another World », « Serotonin », « Show Me The Light » et « Melt » sont de véritable tubes en puissance, susceptibles d’amener Mystery Jets un chouïa plus près de la lumière des spotlights. Ne reste plus qu’à espérer qu’ils continuent sur la même voie.

Mystery Jets

Making Dens

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En février dernier, les Mystery Jets s’évertuaient à faire vibrer une Orangerie pleine à craquer, en première partie de leurs compères, The Subways. En vain. La prestation, plutôt tiède, ne laissa que le souvenir vague d’un groupe qui se faisait légèrement chier sur scène. Ce sentiment, on le garde un peu à l’écoute d'un « Making Dens » quelconque. A l’exception du semi instrumental « Diamonds In The Dark » et de la plage d’ouverture « You Can’t Fool Me Dennis / Purple Prose », le sextet donne l’impression de s’emmerder royalement et qu’il ne délivre là que le résultat d’une commande. Ok les gars, c’est cool de faire de la musique et d’être dans un groupe de rock mais faudrait peut-être y mettre un tout petit peu de passion et d’originalité. Bref, circulons (NDLR : circulez ?), y’a rien à entendre…