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Nicolas Jaar

Space is only noise

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Nicolas Jaar est un artiste américain, DJ et producteur de musique électronique depuis 2008. Agé de 22 ans, ce jeune homme n’a rien à envier aux plus grands du genre. Il est repéré grâce à son premier Ep, « The Student », et consacré suite à la sortie de « Space is only noise ». Ce dernier lui a d’ailleurs valu, à peu de choses près, un petit tour par la case justice pour l’utilisation d’un sample non déclaré de Ray Charles. Nous retrouvons beaucoup de références françaises dans son répertoire. Explication : sa mère est issue de l’Hexagone. Doucement mais sûrement, il abandonne la house music et file vers un registre qui tend vers une sorte de downtempo intemporel.

Bref, venons-en à cette belle plaque ! Quel bonheur de satisfaire ses oreilles d’un opus (proche du concept-album) aussi cohérent, original et addictif que « Space is only noise ». L’ambiance est posée dès le premier « Être » qui introduit une conversation entre Jean-Luc Godard et Serge Daney sur fond aquatique. De quoi faire la part belle au côté planant que dégage d’ores et déjà cette œuvre. Ensuite et toujours au rythme de l’eau qui coule, le sublime « Colomb » nous plonge tout droit dans l’univers décalé de Nicolas Jaar et c’est là que l’on s’imprègne de la sublime spiritualité omniprésente. Une minute de répit, le temps d’un interlude floral (« Sunflower ») et on s’accroche sans tarder à ce track aux accents dub qu’est « Too Many Kids Finding Rain In The Dust ». Si vous tentez alors de décrocher, c’est raté, car débarque alors « Keep me there », et il vous faudra rester en compagnie de Monsieur Jaar ; et quelle compagnie ! Voix nonchalante, saxo mélancolique et beat colossal à la basse transcendante. Je vous abandonne un instant dans l’univers anecdotique « I go A »… Woman !?

Chhhhhuttt ! On délaisse alors le synthé pour partir à la rencontre des « Problems with the sun » qu’évoque Nicolas Jaar. Le titre de l’album vous interpellait, je vous laisse vous dépatouiller avec les nappes hypnotiques plutôt rockeuses, plutôt rêveuses de l’excellent « Space is only noise if you can see ». Seen ? « Almost fell » annonce le retour du ruissellement pour céder la place à la douceur de « Balance her in between your eyes » qui pourrait presque évoquer la fin de l’aventure. Un chuchotement vient nous rassurer en annonçant « Specters of the futur ». Un moment envoûtant mais puissant, sucré mais amer, intriguant mais pourtant clair comme de l’eau de roche. Rien de plus logique… Suivi d’un interlude composé de percussions baptisé « Trace », l’artiste peut reprendre sa route avec une de ses meilleures créations qui n’est autre que « Variations ». Le petit dernier, « ^tre » perd son ‘E’ afin de clôturer magistralement ce très réussi « Space is only noise ». Et maintenant, je peux vous dire that I can see. Quelle claque !