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Nirvana

Transmissions

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Classic Rock Productions avait aligné toute une série de DVDs consacrés à des légendes du rock. L’originalité ne procédait pas de l’immortalisation de concerts ou d’un historique de ces formations ou artistes, mais bien d’une analyse critique d’elpees parus au cours d’une période bien définie. Des musiciens, des critiques ou des journalistes musicaux avaient ainsi participé à ce projet. Cette nouvelle série s’intéresse à nouveau aux monuments de l’histoire du rock, mais sous une forme différente, puisque si l’un ou l’autre clip leur sont consacrés, l’essentiel de l’objectif est concentré sur l’audio. Pour Nirvana, on a ainsi droit au célèbre live KAOS FM radiodiffusé le 17 avril 1987. Remasterisé, il est ici reproduit en intégralité ! En bonus figure également le fameux concert ‘Saturday Night Live’ enregistré aux Etats Unis en 1992 et 1993. Il recèle des versions proposées en avant-première des albums « Nevermind » et « In Utero », à la fois sous forme audio et vidéo. Le CD est inséré dans un magnifique livret de 72 pages dans lequel figurent une biographie historique et une analyse approfondie titre par titre de tous les albums studio de Nirvana ; le tout enrichi de nombreuses photographies pratiquement introuvables. Un opus indispensable pour tous les fans de la bande au défunt Kurt Cobain !

Nirvana

Nirvana

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Que pourrait-on encore raconter sur cet ensemble mythique qu'on n’a pas encore dit ? Même les différents qui opposent les membres survivants et la veuve Cobain sont étalés sur la voie publique. Apparemment, les antagonistes sont quand même parvenus à mettre de l'eau dans leur vin ; histoire de faire rentrer des royalties… Et des royalties il va y avoir, suite à la sortie de cette compilation éponyme. Les inconditionnels vont vouloir absolument se la procurer, puisqu'il recèle un inédit (" You know you're right "). La nouvelle génération aussi. Histoire de ne pas être en retard d'une guerre. Et enfin le commun des mortels. Puisque ce disque réunit tous les succès du groupe. Remasterisés, of course ! Depuis la cover de Bowie "The man who sold the world" à "About a girl", en passant par "Rape me", "All apologies", " Come as you are ", " Heart-shaped box " et l'inévitable hymne grunge des nineties "Smells like teen spirit", un morceau qui synthétisait alors toutes les inspirations musicales de feu Cobain, dont l'instabilité psychologique balançait entre apathie, rébellion et tendance à l'autodestruction …

 

Nirvana

From the muddy banks of the wishkah

Sans Butch Vig, Nirvana serait sans doute demeuré une obscure formation issue de la scène américaine. Sans Nirvana, cette même scène n'aurait sans doute pas permis à des groupes tels que Pearl Jam, Stone Temple Pilots ou Soundgarden de sortir de l'underground. Privé de Nirvana, le grunge est cliniquement mort. Reste sa discographie, de laquelle la postérité retiendra ce fabuleux hymne aux nineties, "Smells like teen like spirit ", des prestations live en demi-teinte. Et surtout des questions. A ce jour demeurées sans réponse. Pourquoi? Pourquoi Kurt Cobain a voulu mettre un terme à son existence? Etait-il complètement dépassé par la fulgurante ascension de sa formation?... Album live, " From the muddy banks of the whiskah " réunit des enregistrements réalisés entre 91 et 94. Des classiques, bien sûr. Depuis " Heart-shaped box " à " Polly " en passant par " Aneurysm " et l'inévitable " Smells like teen spirit ". Juste de quoi consoler les ‘nirvatologues’ en mal de ‘nirvanatologie’...

 

Nirvana

Unplugged in New York

Enregistré en novembre de l'année dernière, au cours de la célèbre émission ‘Unplugged’ d'MTV, cet album constitue, en quelque sorte, le testament du combo de Seattle. Parce que, faut-il encore vous le rappeler, six mois plus tard, son leader se donnait la mort. Témoignage dramatique, vibrant, d'un passé encore tellement récent, "Unplugged in New York" implique quatorze adaptations acoustiques, parmi lesquelles figurent un extrait de "Bleach" ("About a girl"), quatre de "Nevermind" ("Come as you are", "Polly", "On a plain" et "Something in the way"), trois d'"In Utero" ("Pennyroyal tea" , "Dumb", "All apologies") et un éventail de reprises partagé entre celles de Meat Puppets ("Plateau", "Oh Me" et "Lake of fire"), de David Bowie ("The man who sold the world") et enfin de Leadbelly ("When did you sleep last night"?). Ce disque, qui établit la balance vibrante entre le formalisme délicat et l'émotion âpre, exerce cependant autre chose que la fascination morbide d'un album posthume. Nirvana se montrant sous un angle auquel, jusqu'alors, il nous avait peu habitués. Suivant les nombreuses déclarations recueillies dans l'entourage de Kurt Cobain, il appert que Nirvana avait projeté d'enregistrer un album studio entièrement acoustique. Son projet s'est quand même concrétisé. Mais il sera le dernier. En tous cas sous la férule du James Dean des nineties.

 

Nirvana

Nervemind

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En automne 1991, un trio pratiquement inconnu jusqu’alors sort un single : « Smell like teen spirit ». Cette chanson deviendra alors aux nineties ce que le « My generation » du Who était aux sixties : un hymne. En fait, à cette époque, ce trio originaire d’Aberdeen, ville satellite de Seattle, s’inscrivait tout simplement dans la lignée du rock indie juvénile pratiqué aux States. Celui des Pixies, Dinosaur Jr, Buffalo Rom ou encore des déjà disparus mais encore notoires Hüsker Dü. Et « Nevermind », leur second album, qui s’ouvre par cette plage incontournable, se contente de propager des mélodies viscérales et contagieuses. Mais énorme différence, le producteur Butch Vig et l’ingénieur du son Andy Wallace ont raffiné les douze plages de cet opus à l’extrême. Une technique qui va conférer à l’œuvre un potentiel commercial considérable. Et populariser un style qui va marquer le début des nineties : le grunge…

Nirvana

Même les avocats et les chefs d’entreprises écoutent du rock…

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Le succès actuel de Nirvana est-il un phénomène inexplicable ou est-ce, au contraire, le signe qu'une révolution est en marche dans le monde du Rock n' Roll? Pour salutaire que soit l'arrivée d'un groupe aussi viscéralement underground au sommet des charts mondiaux (« Smells like teen spirit », n°1 en Belgique : on n'avait jamais vu ça !), on ne peut quand même que s'interroger sur les causes de cet engouement sans précédent. Qu'une musique que l'on passe son temps à défendre sans réel espoir de la voir faire le ‘cross over’ se retrouve popularisée à ce point a de quoi surprendre.

Si Geffen, le label américain du groupe, qui ne pensait pas faire une si bonne affaire en rachetant leur contrat à Sub Pop, se frotte les mains à l'heure actuelle, une seule chose est sûre, tout le monde se perd en conjectures. Du journaliste rock moyen au programmateur radio, en passant par le groupe lui-même. Inutile d'ailleurs d'essayer de leur demander ce qui se passe, ils tentent de gérer ce qui leur arrive. En pleine tournée européenne, ils se sont retrouvés n° 1 aux States. Sur les genoux, les cordes vocales en sang, Kurt Cobain et ses acolytes vont devoir affronter une véritable Nirvanamania à leur retour au pays. Nous avons rencontré Kurt, le chanteur, guitariste et principal compositeur du groupe en novembre dernier. Quelques heures avant le concert/foire aux bestiaux accordé à Gand dans un Vooruit archicomble. Visiblement crevé, il passait le plus clair de son temps à se terrer dans un coin, évitant soigneusement les journalistes, laissant à ses deux collègues le soin de répondre brièvement à leurs questions. Plus chanceux que d'autres, nous parviendrons finalement à le coincer quelques minutes. Fatigué, grelottant dans un vieux pull troué, il n'a pas le profil d'un homme qui se retrouve soudain célèbre et millionnaire en dollars...

Je n'ai jamais considéré qu'accorder des interviews était particulièrement amusant ou fascinant. On s’y plie uniquement pour satisfaire la firme de disques parce qu'on a promis qu'on le ferait. On a accepté d'entrer dans ce business de merde et on joue le jeu. Mais dès que cette tournée sera terminée, on ne donnera plus d'interviews ; du moins on sélectionnera drastiquement. On choisira des fanzines ou des magazines spécialisés.

Ne considérez-vous pas qu'il est aussi important pour ceux qui aiment le groupe de pouvoir lire une interview de vous, de savoir qui vous êtes ? Vous estimez peut-être que la musique se suffit à elle-même...

C’est plus que suffisant. Je pense que notre musique possède assez d’émotion et de signification pour toucher les gens. Et en comparaison avec des tas de groupes, c’est bien plus qu’ils ne peuvent offrir. Il n’y a pas beaucoup de groupes qui me plaisent ; mais même dans ce cas, ça ne m’intéresse pas vraiment de savoir qui ils sont ou ce qu’ils pensent. Je ne suis touché que par leur musique… Je n’ai rien à faire avec eux, je n’ai aucune envie de les rencontrer personnellement.

Tu considères que les conversations que tu as avec les journalistes ne t’apportent pas grand-chose ?

Oui, je suis particulièrement étonné de voir à quel point ils manquent d’originalité, posent des questions inintéressantes. Ou même ne parviennent pas vraiment à entamer une conversation. Ils répètent tous les mêmes questions clichés, celles que, semble-t-il, le public a envie de voir posées. Je crois qu’on a donné assez d’interviews pour que les gens puissent avoir une vague idée de qui nous sommes, de ce que nous faisons. C’est d’ailleurs le même problème avec les fans qui viennent nous demander des autographes, je trouve ça stupide. En général, ils n’ont même pas envie de nous parler. La seule chose qui les intéresse est de ramener ce petit trophée ridicule. Personnellement, je n’ai jamais demandé d’autographe de ma vie… 

Contrairement à Charles/Black Francis des Pixies et surtout Jay Mascis de Dinosaur Jr, pour qui les textes sont soit sans importance soit volontairement inaudibles, tu sembles accorder un certain crédit aux paroles des chansons. C’est du moins ce que tu as déclaré…

En fait je n’ai jamais dit une chose pareille. C’est ce que les journalistes ont écrit. Les articles où il est mentionné ce genre d’infos sont des extrapolations de ce que nous avons déclaré. En fait, je pense que les paroles ne sont qu’un bonus à la musique, un petit extra. On ne peut pas s’attendre à ce que des textes de chansons soient très intelligents. On doit respecter une structure qui te limite déjà très fort. Dans une chanson rock, on est beaucoup plus limité par les mots que par les notes. 

Sur « Smells Like Teen Spirit », vous combattez pourtant l’apathie de certains teenagers qui ne s’intéressent qu’à la télévision…

Je n’aurais pas le droit de dire ça. J’ai pu dire quelque chose de ce genre et ça a été repris dans notre bio. Et je suis constamment obligé de me défendre contre cette idée. Une prise de position qu’on peut défendre à une occasion est terriblement exagérée. C’est quelque chose que je disais à un ami, pour le secouer, et, évidemment, l’info a été relayée et grossie par les médias. J’ai donc décidé que je n’avais plus rien à dire sur le sujet. 

Penses-tu que le rock doit être rebelle ?

Je ne suis pas passif, certainement pas… mais j’aime des tas de groupes qui n’ont pas une attitude rebelle et ne montrent aucun sentiment ni émotion à ce sujet. Ils ne m’intéressent qu’à travers leur musique. 

Quels sont les groupes que tu aimes ?

Mes groupes préférés sont Jad Fair, Beat Happening, les Pastels, Young Marble Giants… La plupart des gens s’attendent à ce qu’on écoute des trucs comme Godflesh… 

Ou Blackflag…

J’aime beaucoup Blackflag, comme les Butthole Surfers, ils ont été de grandes influences. Il y a pas mal de groupes durs que j’aime mais pas trop de groupes contemporains dans ce genre, sauf The Melvins ou Jesus Lizard… 

Le fait d’être maintenant sur un gros label vous oblige à accorder des interviews, faire des concessions, de la promo et tutti quanti...

On n’est pas obligés. On a accepté au début parce qu’on pensait que ça nous ferait pas chier. On ne savait pas à quoi s’attendre, on n’imaginait pas que l’on accorderait 10 interviews par jour. Et à des tas de magazines qui ne nous intéressent pas vraiment, comme ces revues heavy metal luxueuses sur papier glacé. J’aimerais mieux uniquement rencontrer des fanzines ! Mais malheureusement, les fanzines qui essayent de nous contacter à travers la firme de disques se font souvent jeter. Et on devra certainement réfléchir à cette situation lors de la prochaine tournée. 

C’est un peu contradictoire puisque les fanzines sont un peu l’équivalent journalistique de ce que sont les petits labels indépendants. Et vous avez choisi d’être sur un gros label…

Ce qui ne signifie pas que je ne suis plus capable d’apprécier ça. La majorité de mes amis sont toujours sur des labels indépendants et les seuls trucs que j’aime lire sont des fanzines. Etre sur un gros label nous permet d’être mieux distribués, mais on a bien l’intention de toujours être en accord avec les choses dans lesquelles on croit. D’une certaine manière, la communication avec MCA/Geffen est mauvaise. C’est un label qui n’a évidemment que l’expérience de promouvoir des groupes très commerciaux… 

Penses-tu que les gens qui aiment Nirvana aux Etats-Unis aiment le groupe pour les mêmes raisons que ceux qui l’apprécient ici ? En Europe, la plupart des gens ne comprennent pas les paroles des chansons…

C’est très bien ainsi ! J’aimerais pouvoir m’exprimer dans un langage bien à moi, que personne ne pourrait comprendre. Et je pense que nous aurions le même impact sur les gens avec notre musique. Les mots n’ont réellement aucune importance dans la musique. Ils peuvent toucher les gens mais c’est très rare. Si on a l’intention de toucher les gens avec des mots, on doit avoir un espace illimité pour le faire… 

La version américaine de l’album comporte une chanson cachée qui n’est pas renseignée sur la pochette. Elle ne figurait pas sur les versions européennes au début, c’était délibéré ?

On ne voulait pas promouvoir cette chanson, on n’en a donc pas trop parlé et certains label-managers européens de BMG ne se sont pas rendu compte qu’il y avait une chanson supplémentaire après la fin de « Something In The Way ». L’idée était d’ajouter sur l’album une chanson susceptible d’être découverte peut-être des mois après avoir acheté l’album. Quand on en a presque marre de l’écouter, découvrir ainsi une nouvelle chanson peut être une bonne surprise, un cadeau… 

Cet album est beaucoup plus intense que le précédent, les chansons sont assez différentes…

Je dirais que c’est une collection de chansons écrites sur deux ans. Il s’est passé des tas d’événements, on a engagé un nouveau batteur. La plupart des gens pensent que notre premier album était beaucoup plus agressif, qu’il avait plus d’énergie. Ils disent aussi que les deux albums sont très différents l’un de l’autre. Je ne suis pas du tout d’accord. Je pense qu’il y avait des hits en puissance, des hits évidents sur les deux albums… 

La production a sans doute rendu cet album-ci plus accessible au plus grand nombre ; et puis votre vidéo passe sans arrêt sur MTV.

Pour ce qui est de la production, je connais des tas de groupes punks underground qui ont une production nettement plus clean que celle de « Nevermind ». Quand à MTV ou les radios plus commerciales des States, elles auraient diffusé les chansons de « Bleach » si on avait été sur un gros label. C’est ainsi que vont les choses. Bien sûr, la production, évidemment, est différente pour cet album. Le précédent avait été enregistré sur huit pistes, celui-ci sur seize… 

Les filles arborent des symboles anarchistes dans la vidéo de « Smells Like teen Spirit », c’est une manière d’être subversif ?

Je ne pense pas que ces images aient un impact particulier sur les gens ou que ça soit subversif. Elles étaient simplement appropriées pour la vidéo, pour le texte. L’intention n’était pas d’être subversif… 

Lors de vos concerts vous avez une attitude assez ‘destroy’, vous cassez vos instruments à la fin de chaque set. Une raison particulière ?

C’est un peu pour exorciser cette période de crise qu’on voudrait nous faire vivre. Nous sommes un groupe indépendant qui passe sur un gros label et c’est souvent ressenti comme une trahison. Des tas de groupes, d’amis ont tenté de nous dissuader de quitter Sub Pop, alors on leur montre qu’on est plus incontrôlables et plus ‘destroy’ que jamais… Quoi que nous fassions, nous voulons garder l’esprit punk qui nous animait au début. Le rock’n’roll est devenu aujourd’hui un produit de consommation courante, tout le monde écoute du rock, les avocats, les chefs d’entreprises… ça ne dérange plus personne. On espère que le rock underground va réveiller un peu les Kids, leur donner l’envie de vivre autre chose qu’une vie conformiste… ‘Birth, school, death’. Voilà la vie de la plupart des gens, c’est d’un triste… 

(Article paru dans le n°1 du Magazine Mofo de février 1992)