La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Oh No Oh My

People Problems

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Intro peut-être un peu facile mais, c’est une certitude, les problèmes de nos chers lecteurs risquent de s’alléger en quelques minutes, après avoir écouté ce « People Problems », le second album des Américains d’Oh No Oh My. Et puis, les fans des Shins ou de Yo La Tengo devraient apprécier la musique de cette formation, qui opère donc son retour cinq longues années après sa première livraison! Quelque part entre la fragilité de Minus Story (« Again Again », « I Don’t Know »), l’écriture pop-rock classique des Shins (« No Time for Talk ») et l’évidence mélodique de Death Cab for Cutie (« You Were Right »), les Texans livrent des morceaux d’une honnêteté et d’une qualité rare. Bénéficiant d’arrangements qui frisent la perfection –guitares, cuivres et cordes sont au rendez-vous– leur solution sonore est raffinée par la voix délicate de Greg Barkley. « People Problems » est découpé en 12 morceaux accrocheurs, mélancoliques, aux lyrics subtils, à l’instar de « You Are Right » ou du single imparable « Again Again ». Le point culminant de l’elpee est atteint lors de la ballade folk « Should Not Have Come to This », une compo qui s’achève par les mots déchirants ‘C’est la Vie…’, soutenu par des violons frémissants.

Originaire d’Austin, le combo réunit des multi-instrumentistes qui ont commencé à composer dès l’âge de 14 ans. Ce qui explique leur maîtrise instrumentale indéniable. Et puis lorsqu’on est invité à se produire en première partie des Flaming Lips, c’est qu’on dispose d’un potentiel certain…  

Oh no… vous ne pouvez passer à côté de cette perle issue des bushes texans. Un disque que vous pouvez écouter des centaines de fois, tant les titres se révèlent d’une grande richesse. Oh My… God, le groupe est en concert le 6 mars au Café Video à Gand! A ne manquer sous aucun prétexte.

 

Oh No Ono

Eggs

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Les Danois de Oh No Ono publiaient, il y a deux ans, leur premier ouvrage, tout simplement intitulé « Yes ». Un disque pas convaincant pour un sou. Aujourd’hui le quintet nous propose « Eggs », un second ouvrage au titre aussi simpliste que celui du précédent et au contenu tout aussi peu exaltant. Certes, il y a de l’effort au niveau de la production, plus orchestrale et mieux maîtrisée qu’auparavant. Des morceaux tels que « Swim » et « Internet Warrior » parviennent même à provoquer un soubresaut d’intérêt.

Mais la grandiloquence de certaines plages (« Icicles », « Helplessly Young », « Eve ») et le côté lancinant d’autres (« Eleanor Speaks » ou le presque religieux « The Wave Ballet »), associés à la voix criarde de Kristoffer Rom, rend l’ensemble assez difficile à digérer d’une traite. « Eggs » prouve qu’Oh No Ono est une formation qui se cherche encore, tant la plaque est décousue. La formation remporte peut-être un franc succès dans son pays d’origine mais il lui faudra bien plus qu’un disque fourre-tout pour en dépasser les frontières…

Oh No Ono

Yesterday Is No Tomorrow

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Subtilement intitulé « Yes », le premier ouvrage des Danois de Oh No Ono est du genre difficile à cerner. Vacillant constamment du trop bon à l’insupportable, ce quintet est de ceux que l’on n’arrive ni à détester ni à réellement apprécier.

S’ouvrant sur « The Strawberry Festival », une courte et séduisante intro au piano, « Yes » change entièrement la donne dès les premières notes de « The Shock Of The Real ». Un second morceau au son très 80’s et plus que probablement influencé, comme le reste de la plaque, par Devo, Talking Heads ou XTC. Des influences qui seraient somme toute respectables si la voix haut perchée d’Aske Zidore n’évoquait pas irrémédiablement la pop bubble-gum de Mika.

De par son manque de cohérence et substance, « Yes » est l’un de ces disques anecdotiques recelant quelques petits tubes instantanés taillés pour les ondes FM (« Victim Of The Modern Age », « Practical Money Skills For Life », « Ba Ba Baba Ba Ba Well Anyway »…) et engendrés par une bande de copains dont seul l’entourage suivra la (courte?) carrière à la loupe…

Oh No

Exodus Into Unheard Rhythms

A l’instar de son funk soul brother Madlib, Oh No aime fouiller les greniers à la recherche de la perle rare, ces disques que personne n’écoute mais qui recèlent des pépites à sampler. Si son frère s’est déjà distingué dans le ‘crate-digging’ en sortant il y a trois ans l’exaltant « Shades of Blue » (un album à base de samples Blue Note), il s’agit d’une première pour Oh No, qui s’attaque quant à lui au patrimoine musical de Galt MacDermot. Le compositeur de la BO de « Hair » a dit ‘oui’ à Oh No, et voilà le résultat : 22 tracks groovy à mort, comme quoi c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Alors que « The Disrupt », son premier album, faisait la part belle aux ambiances cafardeuses, « Exodus » sonne davantage uptempo. D’autant qu’au micro on retrouve une belle brochette d’invités de marque : Buckshot, Cali Agents, Vast Aire (en petite forme), Posdnuos (DE La Soul), MED, Wildchild, Dudley Perkins, Murs,… Qui font tous preuve d’un enthousiasme contagieux : une vraie fête foraine ! Personne ne sait s’ils ont maté ensemble cette histoire de provincial qui monte à New York pendant le Summer of Love et goûte aux joies du patchouli, mais peu importe : big up à MacDermot, et ‘let the sunshine in’ !!!