Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Intrusive Thoughts (France)

La dysphorie d’Intrusive Thoughts

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Enfant bâtard de Joy Division et Nirvana, Intrusive Thoughts croule sous une avalanche de sentiments enfouis.

Évoluant dans la machine à Rock qu’est Rouen, le groupe délivre un garage punk singulier et mélodique s’inspirant aussi des esthétiques noise. La colère et l’énergie, mêlées à la douceur et l’amertume de la mélancolie, communiquent la sensation fiévreuse et agréable de lâcher-prise.

Avant la sortie de son premier album, "Dysphorie", le quatuor rouennais dévoile un nouveau single, "The Sphere". Il y aborde le thème de la dépression et du cercle vicieux qu’elle induit : le personnage se retrouve bloqué, reproduisant toujours les mêmes schémas, n'essayant qu’à moitié de s’en sortir.

Ce morceau punk rock mélodique illustre la manière dont, malgré une envie de s’échapper de cette spirale, on peut aussi s’y laisser couler, se complaisant dans notre propre mal-être.

Le clip est à voir et écouter ici

 

Ought

La différence par la musique, et rien que par la musique…

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Ought figure au sein de la longue liste d’artistes ou de groupes qui ont dû annuler leur concert, en novembre dernier, suite aux attentats perpétrés à Paris. On était donc impatient de découvrir, enfin, en ‘live’, le quatuor montréalais, dont les deux elpees, parus en 2014 et 2015, avaient tous deux reçu des critiques favorables. Pratiquant une forme d’indie rock, ce band est souvent comparé à la fine fleur de la musique dite alternative. Sur le site du Botanique, par exemple, les références citées oscillent de Fugazi à Sonic Youth, en passant par Television et Talking Heads. On leur prête également des affinités avec les Feelies. Rien que ça! Il était donc normal d’aller vérifier si les opinions dithyrambiques manifestées à leur égard étaient fondées. Votre serviteur n’est d’ailleurs pas le seul à attendre de pied ferme les Montréalais, puisque la Rotonde est pleine à craquer.

Wynn assure le supporting act. Un trio issu alostois responsable d’un rock indus. Malheureusement en débarquant après sa prestation, difficile d’émettre un avis objectif. Ce n’est que partie remise.  

Ought est ponctuel. Il grimpe sur l’estrade à 21 heures pile. Tim Darcy, le chanteur/guitariste, se plante au milieu du podium. Difficile d’imaginer qu’un type au physique aussi rachitique puisse jouir d’une voix aussi grave. Le set s’ouvre par plusieurs morceaux issus du dernier opus. Mais pas facile d’entrer dans le concert. L’atmosphère est glaciale et le son loin d’être au top. Il faudra un bon quart d’heure avant que le band ne trouve ses marques. Et le mixing, le bon équilibre. Soit à partir de « Beautiful blue Sky », une remarquable composition d’une bonne dizaine de minutes. La basse impose un riff hypnotique, envoûtant même. Tim Hardy fixe la foule de son index et déclare ‘I’m not longer afraid to die’ qu’il ponctue de ‘Yes…Yes’… sensuels. Un grand moment de la soirée ! Faut dire aussi que les compos de la formation excellent lorsque la voix du chanteur est déclamatoire. Le quatuor embraie ensuite par des chansons mélodieuses issues du premier LP, à l’instar du titre maître, « Today, More Than Any Other Day ». Il n’en faut pas plus pour que la température de la Rotonde monte en flèche. L’auditoire est complètement dedans. Et lorsqu’Ought entame « Habit », les mélomanes sont aux anges. Tim Hardy donne tout ce qu’il a dans le ventre et n’hésite pas à forcer sa voix. Même le claviériste qui, jusqu’alors, se contentait de jouer de pianoter d’une seule main, se sert également de la seconde. A l’issue de ce morceau, le groupe quitte le podium. Et revient quand même pour accorder un bref rappel.

Très peu loquace, Ought est quand même parvenu faire la différence grâce exclusivement à sa musique. Une expression sonore sombre et bruitiste et pas nécessairement accessible. Mais terriblement efficace. En outre, il doit certainement se sentir plus à l’aise lorsqu’il se produit dans une cave chaude et humide. Néanmoins, la Rotonde, c’est quand même plus confortable…  

(Organisation : Botanique)

 

Tangled Thoughts of Leaving

Yield to Despair

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Fondé en 2008, ce quatuor nous vient de Perth en Australie. Et ce « Tangled Thoughts of Leaving » constitue son second LP. Dès l’entrée en matière, on peut affirmer qu’il ne fait pas dans la dentelle. Les accès de guitare assénés tout au long de « The Albanian Sleepover-Part One » évoquent d’ailleurs immédiatement Neurosis voire Isis. Puis, progressivement, le climat s’apaise. Les compos sont davantage structurées et se déclinent en longs crescendos. Et manifestement le band aussie maîtrise parfaitement son sujet. Il faut dire que la formation a eu l’occasion de partager l’affiche de pointures du genre comme Russian Circles, Deafheaven, Grails ou encore This Will Destroy You (le haut du panier donc…) Mais Tangled Thoughts of Leaving ne s’arrête pas en si bon chemin. En analysant minutieusement les cinq longues pistes de « Yield to Despair », on découvre moult nuances et subtilités. Dont des accords singuliers de piano. Des accents jazz aussi. Et puis une capacité à glisser de la puissance à la douceur en passant par la noise. Le tout en conservant une certaine homogénéité.

Tangled Thoughts of Leaving va bien au-delà des formations de post post-rock ou de post-métal…

 

Beth Jeans Houghton

Yours Truly, Cellophane Nose

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Pour se laisser convaincre par Beth Jeans Houghton et ses Hooves of Destiny, un seul titre suffit. « Dodecahedron » dans les écouteurs, et toutes les oreilles se tournent vers la demoiselle. A 22 ans, la petite Anglaise a le charisme des grandes et une voix caméléon irrésistible. « Yours Truly, Cellophane Nose », guillemets inclus, est le premier chapitre d’une saga mystérieuse où pop, folk et opéra s’entremêlent comme si les trois genres y étaient destinés depuis toujours. De cette fusion sont nés dix morceaux riches et élégants. L’univers classieux des compositions signées Beth Jeans Houghton épouse à la perfection les harmonies véhiculées par les quatre membres de son backing band.

La demoiselle originaire de Newcastle a frappé fort en mai 2011 en publiant le vaporeux « Dodecahedron » comme mise ne bouche. Près d’un an plus tard, elle tient les promesses d’un titre qui visait déjà haut. En témoigne « Liliputt », un second single assez représentatif du reste de « Yours Truly, Cellophane Nose » et au sein duquel elle s’exclame ‘I’m Not Done With You Yet’. On espère bien. Un premier LP tout en classe et en finesse qui ne souffre qu’un seul défaut : sa durée. 34 minutes après nous avoir plongés dans son pays des merveilles, Beth Jeans Houghton invite ses Hooves of Destiny à nous flanquer à la porte de son microcosme d’un bon coup de pied punk, en la forme d’un morceau caché. Pour nous accueillir encore plus chaleureusement la prochaine fois ?

Live : au Witloof Bar du Botanique ce 30/03.

David Thomas Broughton vs. 7 Hertz

David Thomas Broughton vs. 7 Hertz

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Pour son nouvel EP, le musicien David Thomas Broughton a fait appel aux expérimentations du quatuor de Leeds, 7 Hertz. En cinq morceaux étalés sur un petit plus d’une heure, Broughton donne tout son sens au mot ‘urticaire’. Bien que le talent des musiciens de 7 Hertz soit incomparable, les envolées de violons et de basses communiquant sans aucun mal la chair de poule, la nouvelle œuvre de David Thomas Broughton souffre, ironiquement, de sa propre présence. Les vocalises irritantes de l’homme gâchent l’entièreté de la plaque et diminuent les efforts de 7 Hertz dans leur quête de transcendance. L’œuvre éponyme des collaborateurs partait pourtant d’une session d’enregistrement spontanée qui aurait pu être prometteuse si l’une des deux parties s’était désistée. Mais malgré ses affreuses intonations, on saluera tout de même la maîtrise de l’interprète dans la juxtaposition de ses vocalises sur des mélodies entièrement improvisées. De plus, lorsqu’il ne manie que la guitare, les élucubrations de Broughton se marient à merveille à celles du quartet. Ce dernier point laisse ainsi penser que cet ouvrage aurait gagné à n’être constitué que de plages instrumentales… 1 pour 7 Hertz, 0 pour Broughton.

Tom Doughty

Running free

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Tom Doughty est né en Angleterre. Dans le Cheshire. Quelque part dans la campagne où s’étirent des champs à l’infini. Il apprend à jouer de la guitare dès son plus jeune âge. En compagnie de son frère, mais surtout en solitaire. Il développe un style fingerpicking en s’inspirant des artistes britanniques sacralisés par le mouvement folk des années soixante : Davey Graham, Bert Jansch et John Renbourn. En 1974, il est victime d’un grave accident de moto. Cette mésaventure lui laisse des séquelles : il devient paraplégique. Il délaisse alors sa guitare pendant dix ans avant de la reprendre et se remettre à travailler avec acharnement. A la recherche d'une technique personnelle, il écoute Leo Kottke, Bob Brozman et Kevin Brown. Il joue de la ‘lap slide’ ou encore de la guitare ‘résonator’, dont le son métallique est très caractéristique. Il se lie d'amitié à Brozman et finit par sortir un premier album en 2002 : "The bell".

"Running free" constitue donc son second opus. Bien qu'il soit inspiré par le blues acoustique, il se dégage indéniablement de sa musique une sensibilité folk, ou plus exactement country folk, dans une atmosphère qui sent bon la campagne anglaise. Tom chante d'une voix claire qui correspond parfaitement à son univers sonore ; mais il est avant tout un remarquable gratteur. Il se complait d’ailleurs fort bien dans l'aventure instrumentale. L'album manifeste une unité évidente dont je retirerai des petits trésors de délicatesse et d’authenticité. Et tout d’abord "Your picture has faded". Un titre d’ouverture empreint d’une grande pureté. Terry Jones s’y réserve l'harmonica. Une plage écrite dans un style fort proche du pianiste de blues Walter Davis, dont il reprend également l’émouvant "Tears came rollin' down", plage au cours de laquelle Doughty laisse éclabousser sa sensibilité naturelle. Dans le domaine du blues, j’épinglerai une adaptation très personnelle du "Catfish blues" de Muddy Waters, une version bouleversante du "Some these days", de Charley Patton et puis la cover "Brownsville blues" de Furey Lewis, caractérisé par la magie de la slide. Parmi les plages instrumentales, je mettrai surtout en exergue la complexité de son exercice de style opéré sur "Eleanor Rigby" (des Beatles bien sûr!), l'émotion palpable qui émane de sa version du "Every time we say goodbye" de Cole Porter ainsi que du traditionnel "Black Orpheus" qu’il interprète en duo avec Woody Mann, un autre musicien talentueux à la guitariste acoustique.

                       

David Thomas Broughton

Guide to Insufficiency

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La chaleur nous caresse le visage. Au loin, le soleil disparaît, tout doucement, se tâtant, cherchant comme toujours consolation à l’autre bout du globe. Le pas léger, nous avançons vers ces reflets orangers. David Thomas Broughton vient de composer « The Complete Guide to Insufficiency », bande son idéale de cette fin de journée ensoleillée. Par la grâce de cinq chansons en lévitation, Broughton se rapproche de Nick Drake et John Fahey, deux génies d’un siècle passé. Comme si Anthony (& The Johnsons) abandonnait son piano pour fredonner au gré d’une guitare folk. Enregistré en une seule prise sous la nef d’une église de la banlieue de Leeds, ce disque convoque la quiétude en toutes circonstances. Les agressions, les échauffourées et les colères meurent dans l’univers esquissé par David Thomas Broughton. Ne subsistent ici que l’amour, la mélancolie et l’espoir de meilleurs lendemains. Coups de cœur aux édifiants « Ambiguity » et « Unmarked Grave », véritables bénédictions musicales. Broughton chante à la mémoire de John Peel. Là-haut, l’animateur de la BBC affiche certainement un large sourire : le soleil approche. Un nouveau jour se lève.