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Peaches

Peaches fidèle à son image…

« No Lube So Rude » sera le premier nouvel album de Peaches depuis dix ans. Cet elpee est une œuvre d'alchimie émotionnelle et sonore, qui transforme toute la frustration et l'abrasion de la vie moderne en joie et transcendance. Enregistré sous la houlette du producteur The Squirt Deluxe, il explore l'identité, la sexualité et l'autonomie corporelle à travers un prisme délibérément provocateur, équilibrant à parts égales le poétique et le profane tout en remettant en question les notions dominantes d'âge, de désir et d'intimité.

La sortie de l'elpee est prévue pour le 20 février 2026 sur le label légendaire Kill Rock Stars.

Pour découvrir la vidéo du single « No Lube So Rude », c’est ici

 

Peaches

Un show visuel et sensuel...

Écrit par

Kissogram est un duo allemand qui pratique une musique largement inspirée par les groupes électro des eighties. Et je pense tout particulièrement à DAF et Suicide. Un style qu'il mélange allègrement à de la trance, de l'acid et de la new beat. Enfin, tout au long de la première partie du concert. Le tandem tente même un pseudo pastiche du « Superstition » de Stevie Wonder. Jusqu'alors le set m'a laissé de marbre. Dans le style, Vive la Fête a au moins le mérite de mettre l'ambiance. Puis le vocaliste a commencé a délaissé son synthé pour se consacrer à la guitare. Et l'expression sonore de prendre une toute autre dimension. Plus aride, plus expérimentale, plus violente, plus punk… Plus intéressante, quoi ! D'autant plus que le type derrière le pupitre est enfin entré dans son trip. Et les morceaux de lorgner vers l'univers de Wire…

Alias Merrill Nisker, Peaches est avant tout une 'showwoman'. Un petit bout de femme qui n'a pas froid aux yeux (NDR : normal elle est canadienne) en balançant un spectacle original, coloré, divertissant, qui transpire l'humour, danse, le sexe, le sexe et le sexe. Mais plantons de suite le décor. Avant de monter sur les planches, la sonorisation diffuse le « Peaches » des Stranglers. Une introduction qui témoigne de son attitude résolument punk. Qui me fait parfois penser à celle de PJ Harvey. Elle empoigne alors une guitare pour en libérer des sonorités distordues, noisy. Un geste qu'elle va reproduire épisodiquement au cours de la soirée. Parce que d'instruments, il n'en est guère question. Toute la solution sonore préenregistrée, est sculptée dans l'électro-punk. Parfois aussi dans le glam réminiscent de Gary Glitter. En fait, c'est un spectacle à dévorer davantage avec les yeux et les tripes, qu'avec les oreilles. Et la présence des deux filles dont la taille doit frôler les deux mètres en est la plus parfaite démonstration. Une chorégraphie qui accentue l'aspect visuel, sensuel, sexuel, du show. Pas pour rien qu'au départ, elles apparaissent affublées de fausses barbes. L'une d'entre elles nous fait cependant une démonstration époustouflante de cerceaux. A croire qu'elle est issue du monde du cirque ! Excellent moment, lorsqu'un écran est installé sur scène pour projeter une vidéo d'Iggy Pop qui échange un duo avec Peaches pour « Kick it ». Elle démontre également son talent de comédienne, lorsqu'elle fait croire à un accident en se relevant ensanglantée, d'une chute sur les planches, avant de recracher l'hémoglobine factice sur le public. Et puis de son art de la mise en scène, en invitant une personne du public à monter sur scène pour chanter un autre duo, en essayant de nous faire croire qu'il s'agissait d'impro. Si tous ses standards y sont passés (« Fatherfucker », « I U she », « Hot rod »), elle n'a pas oublié de nous dispenser la cover du « Gay bar » d'Electric Six ; et en rappel, l'inévitable « Kiss, kiss, kiss » de Yoko Ono. Et franchement, le public s'est vraiment amusé ce soir.

 

Peaches

I Feel Cream

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La subtilité n’a jamais été le point fort de Merrill Nisker, plus connue sous le nom de Peaches. Mais à 40 ans, la provocante grande gueule semble vouloir changer la donne. La Canadienne a donc gentiment nettoyé devant sa porte, placé ses textes interdits aux moins de 16 ans sous scellés et soigneusement rangé sa collection de guitares au placard. Afin d’inaugurer son salon désormais immaculé et son nouveau départ, Peaches a donc organisé une petite pendaison de crémaillère, l’occasion d’un petit bœuf ‘en famille’. Et quelle famille ! Soulwax, Digitalism, Simian Mobile Disco, Drums Of Death, Shonda K (Yo Majesty) et Gonzales ont tous répondu positivement à l’invitation de la demoiselle.

« I Feel Cream », le résultat de cette petite réunion, est probablement le meilleur ouvrage de Peaches à ce jour. Portée par le single « Talk To me » (produit par les frères Dewaele), la plaque est manifestement taillée pour les dancefloors, de son hypnotique titre-maître (coécrit par Simian Mobile Disco et Drums Of Death) aux énormes « Mommy Complex » (Digitalism) et « Relax ». A mi-parcours, Peaches s’entretient avec sa pote Shonda K sur un « Billionaire » aux accents hip-hop qui, étonnamment, ne dénote pas de cette œuvre 100% electro. « I feel Cream » ou comment passer de l’electro-clash à l’electro-classe en une leçon.

 

Peaches

Feel The Cream !

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Ce 5 mai, la provocante Peaches venait présenter son nouveau pamphlet au public belge. Un rendez-vous que (très) peu de fans ont noté dans leur agenda. Ce qui n’aura pas empêché la Canadienne de mettre le feu à l’Ancienne Belgique.

Le peinturluré Drums Of Death donne le signal de départ de la soirée. Le visage du Londonien est dissimulé derrière un maquillage ‘Tim Burtonien’. Il tente de rallier la petite masse à sa cause en mêlant rap et musique éléctro tapageuse et sans réel intérêt. Le gars s’excite sur sa console et son micro ; mais le public ne suit pas vraiment. Une première partie dispensable.

Triste constat. Peaches n’attire pas les foules. Le concert prévu dans la grande salle de l’Ancienne Belgique est relégué à une ABBox improvisée. Les balcons sont condamnés et le parterre est assez clairsemé. Peut-être aurait-il été plus sage de déplacer le concert dans une salle de moins grande envergure. L’Orangerie du Botanique, par exemple. Mais cette situation n’a pas l’air de perturber la demoiselle qui, dès son entrée fracassante, annonce la couleur. Vêtue d’une espèce d’énorme veste rose taillée pour un sumo et d’un masque S.M., Peaches entame son set par « Show Stopper », extrait de « I Feel Cream ».

Sur scène, elle est accompagnée de Sweet Machine, formation allemande réquisitionnée pour assurer le backing band. Le trio ne se débrouille pas trop mal et parvient à se mettre en évidence, malgré les facéties de la Canadienne qui, tour à tour, s’essaye à un exercice d’équilibriste sur la barrière de sécurité, se lance dans un stage-diving, grimpe sur la batterie de ses collègues et invite une kyrielle de personnages atypiques à défiler sur scène. Le set tourne essentiellement autour de son nouveau recueil dont les moments scéniques les plus forts sont « Mommy Complex », « I Feel Cream », « Talk To Me » et un « Billionaire » interprété en compagnie d’une Shonda K. (Yo Majesty) virtuelle. Les fans de la première heure ne sont cependant pas laissés pour compte grâce aux tubes « Fuck The Pain Away », « Set It Off », « Lovertits » ou un « Boys Wanna Be Her » au cours desquels Sweet Machine va dévoiler toute l’étendue de sa puissance.

Une prestation parfaite que Peaches est invitée à reproduire tout au long des festivals d’été. Chez nous, elle est d’ailleurs déjà programmée à l’affiche des Ardentes et du Pukkelpop. A ne surtout pas manquer si vous passez par là !

(Voir également notre section photos)

Organisation : Ancienne Belgique

Peaches

Impeach My Bush

« Impeach My Bush »… A lui seul le titre du troisième album de Peaches résume bien l’affaire : on parle ici de sexe, de pouvoir, de politique, mais sans tabous ni concessions. Au placard les bienséances, le temps est à la rébellion : face à l’ordre établi et aux culs-serrés qui nous dictent leurs règles et leurs doctrines, Peaches a trouvé la parade. C’est un mélange de rock lourd, de beats surpuissants et de doigts bien levés, pour dire « Fuck you », « Fuck me », du moment que ça gicle. C’est de l’électro-punk à la sauce queer, parce qu’il n’y a rien de pire que les normes, les genres et les frontières. Autrement dit c’est de la balle, que tu enfonces bien profond dans ta tête ou ton derrière, en attendant d’être soulagé du malaise dans lequel cette société te plonge. ‘I’d rather fuck who I want than kill who I am told to’ : tels sont les premiers mots de ce disque rageur, à la gouaille libidineuse, qui prêche le plaisir dans l’action. Enregistré à L.A. dans le studio de Jeff Pecaro (le batteur de… Toto), « Impeach My Bush » se veut donc à la fois une critique impudique de notre société et la dernière confirmation qu’il n’y a rien de tel dans la vie qu’une bonne partie de jambes en l’air. « Make love, not war », mais le sexe en plus, à deux, à trois, à plusieurs, et que ça rue dans les brancards jusqu’à l’orgasme salvateur. Pour vous y aider, Peaches a mis cette fois les bouchées doubles : les riffs de rock’n’roll sont énormes, la batterie également. Et on ne parle même pas des beats, d’une précision chirurgicale. Disque brut et brutal, sexuel et rebelle, « Impeach My Bush » sonne comme le meilleur de Peaches, puissance dix. Sans doute est-ce dû au fait que la brune s’est entourée d’un vrai groupe live. En l’occurrence Samantha Maloney (Hole, Motley Crüe, Eagles of Death Metal) à la batterie, Radio Sloan (Courtney Love band) à la guitare et JD Samson de Le Tigre aux synthés. Un groupe qui n’hésite pas à y aller franco question AC/DC et Kiss. En guest, on retrouve également Joan Jett, Josh Homme, Feist et Dave Catching, pour une orgie sonique qui vaut bien l’intégrale de Chuck Berry, de Kelis et de la chaudasse Katsumi. Entre « clit rock » (« You Love It », « Get It », « Giv ‘er ») et r’n’b minimaliste (« Tent In Your Pants », « Stick It To The Pimp »), « Impeach My Bush » laissera donc votre culotte toute mouillée. Mmmm, c’est bon.

Peaches

Fatherfucker

Sur la pochette, Peaches porte une barbe postiche. Queer. Ce qui plaît chez la Canadienne, c'est la transgression : dans ses textes (elle nous parle de cul), dans sa musique (ni du rock, ni de l'électro). Peaches est une artiste bâtarde qui se fout bien du " politically correct ", rejoignant là les Riot Grrrls, les performers-bruitistes SM et tous ces malades de l'underground qui envisagent l'art comme un défouloir dégueulasse à toutes leurs obsessions inavouables. Peaches, donc, s'en fout. C'est ce qu'elle crie sur le titre d'ouverture, en samplant bêtement " Bad Reputation " de Joan Jett. Elle porte une barbe, montre sa culotte et déclare " aimer les garçons et les filles " (" I U She "). Le sexe, donc. Toute une histoire. Un coup de queue par-ci, un coup de loche par-là (" Shake Your Dix "). Même Iggy Pop, invité sur " Kick It ", a l'air d'être impressionné par cette femme au tempérament, euh, affirmé. Sur son dernier album, il lui rend la pareille en reprenant " Rock Show ". Mais Peaches s'en fout : des types comme lui, elle en mange 5 au petit déjeuner. Puis au dîner, elle se tape quelques meufs, et puis qui sait si elles ont de gros zizis ou vice-versa. Paraît qu'on étudie Peaches à l'université de Toronto, dans la grille des programmes sur les tendances Queer : à l'entendre crier trois mots par chanson, on se dit que le cours doit être bouclé en une demi-heure. " Fuck, shit, fuck, shit " : avant Peaches, il y avait d'ailleurs un groupe no-wave, The Shit. Tout se tient. C'est vrai que Peaches marque son époque. Déjà son premier album, " The Teaches of Peaches " (et elle nous en apprend, des choses !), marquait un peu le début de l'électro eighties revival, avant Le Tigre, avant Chicks on Speed, avant Miss Kittin, avant tous ces Gigolos du label de DJ Hell. La musique : des riffs de guitare hard rock samplés, des beats minimalistes (sa bécane : le Roland Groovebox MC505), des drums squelettiques. Parfois, un piano (les notes martelées de " Back It Up, Boys "). Pas grand chose d'autre. Voilà tout l'art de la suggestion. A l'instar de sa musique, dépouillée (mais pas vierge), Peaches se dénude volontiers, parce qu'elle n'a rien à cacher. Et on l'écoute bouche bée, sans jamais vraiment comprendre, mais avec la certitude qu'elle est loin d'être conne. On y revient toujours, à ces histoires de con(s)… Le sexe, mes amis, est le ferment de notre monde décadent. Et Peaches son ambassadrice la plus téméraire. Qu'elle aille donc se faire foutre, puisque tel est son désir. Nous, on est prêt à lui rendre ce petit service. En attendant, on écoutera son disque. Fuck, Shit, Fuck, Shit, Fuck, Shit, Fuck, Shit.