Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Peter Murphy

L’ombre argentée de Peter Murphy…

Après avoir sorti « Let The Flowers Grow » (un ‘duo surprise’ avec Boy George) en tant que single indépendant, fin 2024, l'icône post-punk Peter Murphy l'a fait suivre à la mi-février par « Swoon », une majestueuse tranche de synth-punk/funk.

Son tout nouveau single « The Artroom Wonder » est désormais disponible. Il décrit sa propre chanson en ces termes : ‘Elle a une approche surréaliste. Elle raconte l'histoire dans mon style oblique typique, y compris la description d'un coup bas qui mène à une évocation de l'être humain parfait, à savoir le prophète Muhammad (que la paix soit avec lui). Le dernier vers célèbre ma propre progression et ma position à cet égard’.

Justin Chancellor de Tool joue de la guitare basse sur « The Artroom Wonder ». C’est l'un des nombreux musiciens invités sur le nouvel album de Murphy, « Silver Shade », dont la sortie est prévue pour le 9 mai 2025 via Metropolis Records. Recelant à la fois « Swoon » et « The Artroom Wonder », les formats physiques et numériques incluront également « Let The Flowers Grow » en tant que titre bonus.

Produit par le bassiste de Killing Joke, Youth (Pink Floyd, The Verve, Crowded House, The Orb, The Firemen), dans son studio en Espagne, « Silver Shade » constitue le dixième elpee studio de Murphy et la suite tant attendue de « Lion », sur lequel les deux artistes ont travaillé ensemble il y a dix ans. Murphy a également déclaré : ‘Ce nouvel album est aussi puissant que n'importe lequel de mes travaux à ce jour’.

« Swoon » est écoute ici

 

 

Peter Perrett

Le grand nettoyage de Peter Perrett…

Avec Perrett, on parle souvent d'un ‘deuxième avènement’, mais beaucoup moins, voire pas du tout, d'un ‘troisième avènement’. C'est pourtant ce qu'incarne « The Cleansing » le troisième elpee solo de Peter Perrett. « The Cleansing » ne se contente pas d'égaler son meilleur travail, il l'élargit. Il s’agira d’un double album ambitieux comprenant 20 chansons. Le premier single et titre d'ouverture, « I Wanna Go With Dignity » en est la preuve immédiate : trois minutes et 25 secondes serrées, agrémentées de l'humour pince-sans-rire et de l'honnêteté inquiétante de Perrett. Une nouvelle ère, donc, avec une nouvelle énergie et une nouvelle approche.

Aux côtés de ses fils Jamie (guitare / production) et Peter Jr (basse), ainsi que des membres de son groupe de scène, Perrett est assisté d'une liste d'invités de marque, dont Johnny Marr, Bobby Gillespie, Carlos O'Connell de Fontaines D.C. et Alice Go, la guitariste de Dream Wife. Les mélodies narcotiques et séduisantes de Perrett, sa voix traînante du sud de Londres et sa dynamique rock enchanteresse, s'allient désormais à un éventail plus large d'arrangements musicaux et de préoccupations lyriques. Perrett aborde entre autres les thèmes de l'art, de l'addiction, du vieillissement, des médias sociaux et des procès en sorcellerie. ‘Je sais que certains des sujets abordés sont la mort, le suicide et la dépression’, note Perrett, ‘Mais j'ai l'impression que l'album dégage une atmosphère positive, parce que j'aime évidemment reconnaître ce qui se passe autour de moi’.

"I Wanna Go With Dignity" est dédié à la regrettée Fiona H. Stevenson (alias Fay Wolftree), et ses paroles ont été en partie inspirées par feu David Cavanagh, qui ont tous deux interviewé Perrett.

‘J'ai l'impression que plus on vieillit, plus on réfléchit’, dit Perrett. ‘J'ai toujours été désinvolte dans ma façon d'aborder la vie, je ne faisais que vivre l'instant présent, mais ensuite on commence à regarder les choix que l'on a faits. Je voulais me concentrer davantage sur ce que je voulais dire. J'écris toujours sur l'amour et la condition humaine, mais peut-être avec plus de sentimentalisme et moins de cynisme abject que d'habitude. Je suis également plus concentré sur la musique’.

Grâce à "The Cleansing", la saga de Peter Perrett peut enfin, et de manière irréfutable, tourner la page sur son premier passage avec The Only Ones, l'un des groupes new wave les plus distinctifs et charismatiques, à la réputation scénique palpitante.

Pour découvrir la vidéo de "I Wanna Go With Dignity", c’est ici.

 

 

Emma Peters

L’impatience d’Emma Peters…

Écrit par

Tout de suite : plus qu’un mantra ou une profession de foi, trois mots qui résonnent comme l’affirmation d’un désir pur. Un appétit qui guide la vie d'Emma Peters chaque jour. Surtout depuis deux ans et la sortie de son premier album, « Dimanche », clin d’œil à son jour préféré, celui où, depuis sa chambre, elle diffusait sur Youtube des reprises de ses titres préférés.

Une habitude qui lui a valu des millions de streams, en France comme à l’étranger.

« Tout de suite » est né, comme « Dimanche », dans la chambre d’Emma. Une chambre dont elle a écarté les murs. Si la guitare acoustique reste son fil rouge, elle l’habille de nouvelles couleurs, afrobeat ou bossa (sur « Cariño », avec November Ultra et Noorou sur sa reprise en français de « Billie Bossa Nova »). Et s'aventure plus loin dans les univers qui l’inspirent depuis toujours, de la puissance frontale du rap français à la grâce extrême des chansons de Michel Berger ou Véronique Sanson. De nouveaux horizons vers lesquels l’accompagnent de nouveaux collaborateurs : Sage, ‘song doctor’ pour Clara Luciani, Lomepal ou Eddy de Pretto ; Boumidjal, ‘hitmaker’ » chez Niska ou Damso, qui a contacté spontanément Emma sur Instagram après avoir entendu ses chansons. Mais aussi Tristan Salvati (Angèle, Louane), Stan Neff (Barbara Pravi) et Mark ‘Spike’ Stent (Miley Cyrus, Harry Styles, Dua Lipa) au mix.

Multicolore, telle est aussi la palette de « Tout de suite ». Un opus dont l’extrême richesse trouve sa cohérence dans la sincérité d’Emma et dans sa voix. Sans jamais hisser un mot plus haut que l’autre, elle sait donner à chacun tout son sens, et oser le contraste entre les plus doux, les plus cash, les plus intenses. Tendresse et brutalité : dans le second elpee d’Emma Peters, tout, ou presque, est vrai. Chaque texte a la substance des choses vécues, celles qui font souffrir comme celles qui font grandir. Tous nous vont d’ailleurs droit au cœur. Tout de suite.

Extrait de « Tout de suite », « Empreinte » est en écoute

 

 

 

Perpetual Void

Still alive (single)

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Originaire de Glasgow, Perpetual Void est le projet de l'auteur/compositeur/guitariste, Graeme Gray.

Son shoegaze/dream pop dépeint des paysages sonores éthérés et empreints de sensibilité.

Il a gravé deux albums à ce jour.  « The white room », en 2022 et « inter in orbit », en 2024.

Chargé de réverbération, son nouveau single, « Still Alive, est imprimé sur une batterie programmée qui s’appuie sur des riffs de guitare luxuriants alors que la voix mélancolique de Graeme se met à planer…

Perpetual Void crée un autre monde au sein duquel vous vous sentez seul mais jamais solitaire.

« Still alive » est en écoute ici 

Podcast # 34 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Peter Gabriel

Peter Gabriel lunaire…

Écrit par

La deuxième pleine lune de 2023 s'est déroulée en ce début de semaine, l'occasion donc pour Peter Gabriel de publier un nouvel extrait de son futur album "i/o", intitulé "The Court (Dark-Side Mix)". Pour ce titre, Peter a été inspiré par le travail de NAMATI, dont la mission est de fournir aux gens du monde entier un accès à la justice qu'ils ne peuvent pas se permettre. ‘J'ai eu l'idée du refrain 'the court will rise', qui est devenu une forme libre, un texte impressionniste lié à la justice, mais il y a un sentiment d'urgence. Une grande partie de la vie est une lutte entre l'ordre et le chaos et, d'une certaine manière, la justice ou le système juridique est quelque chose que nous imposons pour essayer d'apporter un élément d'ordre au chaos. On en abuse souvent, c'est souvent injuste et discriminatoire, mais en même temps, c'est probablement un élément essentiel d'une société civilisée’. Le titre est accompagné d'une image de couverture représentant l'œuvre ‘The Burning of Lifting the Curse, 2022’ de l'artiste et sculpteur Tim Shaw.

"The Court (Dark-Side Mix)" est en écoute ici

 

 

Petite Noir

Les parents de Petite Noir…

Écrit par

Petite Noir est le projet du musicien et artiste congolais Yannick Ilunga. Né en Belgique, élevé en Afrique du Sud, Ilunga est l'architecte de la Noirwave, un mouvement musical et culturel qui puise son énergie créatrice dans l'esthétique punk et l'identité fragmentée de la diaspora africaine à travers le monde.

Petite Noir annonce la sortie de son nouvel album, « MotherFather », son deuxième, un disque qui fait suite à « La Vie Est Belle/Life Is Beautiful », paru en 2015.

Aujourd'hui, il publie un nouveau single, « Blurry » en featuring avec son amie zambienne Sampa The Great qui prête sa superbe voix le temps d'un couplet. Le tout est mis en image de manière minimaliste et frappante par Hector Aponysus.

« MotherFather » révèle également un sous-titre : ‘L'obscurité est parfois réconfortante’. Comme l'explique Petite Noir : ‘Il s'agit de traverser l'obscurité pour y trouver une renaissance. Parce que les périodes sombres sont nécessaires pour nous faire grandir’. Le disque décrit une période d'énormes bouleversements personnels dans la vie de Ilunga, retraçant les vieilles cicatrices du racisme qu'il a connu en grandissant à Johannesburg. Au fil des dix titres qui composent l'album, il navigue entre joie et douleur, douceur et abrasion, et montre que la vie est plus riche quand les deux sont présents.

En se débattant avec ces questions existentielles et spirituelles, le son de « MotherFather » a pris un tournant presque biblique, à parts égales avec le paradis et le feu de l'enfer.

Lors des sessions d’enregistrement, l’artiste a reçu le concours de Sampa The Great, du musicien de jazz floridien Theo Croker et des productions de Dave Sitek (TV On The Radio), CID RIM, Moshik Kop, Tropics et Futura.

La vidéo de « Blurry » est à découvrir ici

La sortie de l’album est prévue pour le 14 avril 2023

 

Peter Hook

Entre ombres et lumières

Écrit par

Peter Hook & The Light

Si la salle de la Madeleine a l’avantage d’être située à deux pas de la gare centrale, elle peut vite virer au cauchemar quand on s’y rend en voiture. On en a fait l’expérience, ce lundi soir, suite au nouveau plan de circulation –controversé– instauré au centre-ville de Bruxelles. Un lecteur prévenu (à la suite de cet article) en vaudra deux, dorénavant. En outre, le concert avait été avancé de 20h à 19h30 (NDLR : afin de le clôturer à 22h30 pour permettre aux navetteurs de prendre leur dernier train). Conclusion : on manque la première des trois parties du spectacle.

Le set proposé ce soir est en effet découpé en autant d’actes distincts. Le premier (le plus court, d’une trentaine de minutes), était consacré aux covers de New Order, section au cours de laquelle l’inévitable « Blue Monday » a servi d’ouverture.

Après une pause d’une dizaine de minutes, le band est de retour sur l’estrade. La bande au bassiste/chanteur Peter Hook entame alors deux sessions de sa première formation fétiche : Joy Division. D’une bonne heure chacune, elles sont consacrées aux albums « Unknow pleasures », puis « Closer ». Et chaque titre respecte le ‘tracklisting’ des elpees.

Vêtu d’un t-shirt pour touriste, sur lequel est imprimé le slogan ‘United states of Belgium’, le leader déclare brièvement, en remontant sur le podium : ‘Brussels is a very important place for us. It’s the first city where we played’ (NDR : si on ne tient pas compte du Royaume-Uni, il avait foulé les planches du Plan K en octobre 1979, avant d’y revenir en janvier 1980).

Le concert s’ouvre par l’indolent « Atmosphere », dont le climat plutôt religieux finit par devenir oppressant. Plus rythmé, « Disorder » suscite davantage d’enthousiasme au sein de la foule, et déclenche un pogo, mais limité à une dizaine de personnes. Il faut attendre « She’s lost control » et « Shadowplay » pour que l’ambiance monte d’un cran. En fait, le band alterne ces ambiances, oscillant de l’ombre à la lumière. La salle est souvent plongée dans l’obscurité, mais régulièrement l’éclairage et les guitares refont surface…

Après une nouvelle pause, place donc aux plages du second elpee, « Closer ». Le percutant « Atrocity exhibition » (NDR : c’est le titre du roman de J.G.Ballard, qui a d’ailleurs également inspiré le reste de l’opus) entame les hostilités. Et quel plaisir d’entendre l’intro de basse originale d’« Isolation », ce morceau ayant été accommodé à tellement de sauces différentes par des tas d’autres artistes (NDR : et notamment Therapy ?)

Au beau milieu de « Colony », Hook entame le refrain final en chuchotant ‘God in his wisdom made you understand. God in his wisdom took you by the hand’. Une partie vocale quasi-parfaite qui tranche avec le reste de la soirée, au cours de laquelle, sa voix plus rauque semblait accablée par la fatigue (NDR : à sa décharge, il faut reconnaître que le band vient d’accomplir, jusque mi-septembre, une longue tournée aux USA). Un chuchotement qui précède une dernière minute explosive. A contrario, les longs titres qui clôturent ce chapitre, « The eternal » et « Decades » nous replongent dans le climat déprimant entretenu, à l'époque, par Ian Curtis. Pas étonnant, dès lors, que de nombreux spectateurs quittent déjà la salle.

Ces derniers risquent d’avoir des regrets ; car enfin, Peter Hook et surtout le public vont se lâcher lors du rappel, en communiant au sein d’une ambiance positive et collective. Célébrant même au passage les 48 ans du claviériste. Plus rien à jeter cette fois-ci dans les « Dead souls », « Ceremony » (petite parenthèse de retour à New Order), « Transmission ». Et bien entendu, en final, l’inévitable « Love will tear us apart », résonnant tel un hymne repris en chœur par la foule, auquel le leader abandonne volontiers son chant (et son t-shirt qu’il lance dans la fosse, terminant torse nu), pour répercuter ses accords de basse cotonneux.

Bref, si ce n’était pas le meilleur set accordé par Peter Hook and The Light ce soir, ni le meilleur endroit, ni le meilleur public, c'était un plaisir d’avoir revécu une soirée cérémoniale proche de celle du groupe post-punk le plus culte. D’autant que les reports se sont multipliés et que l’attente a été longue. Ce concert avait été reprogrammé en septembre 2021. Mais alors que les nouvelles dates avaient été maintenues en Grande-Bretagne, et postposées en France (dont l’Aéronef de Lille) au mois de mai 2022, celle-ci avait été reportée radicalement d’un an. Soit après cette interminable tournée américaine qui a sans doute bien épuisé la formation…

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

Peter Peter (Canada)

Une session acoustique sur Ep pour Peter Peter

Écrit par

Pour son retour en terre natale après un exil à Paris, Peter Roy a décidé de publier un Ep enregistré en prise ‘live’. Intitulé « Session Live H2T », il réunit 6 titres issus de son répertoire, mais en version acoustique.

Le résultat, d’une intimité saisissante, donne ainsi l’impression que l'artiste canadien se produit dans notre salon pour nous murmurer tout doucement ses mélodies.

Peter Peter y dévoile des captations tournées en plan séquence, dont Dominic Vanchesteing signe la réalisation, et révélant, de fait, la vulnérabilité de chaque titre.

Pour regarder et écouter les près de 23’ de session, c’est

 

 

Emma Peters

L’esprit de famille…

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Originaire de l’Oise, Emma Peters s’est fait connaître grâce à une série de reprises postées sur sa chaîne YouTube où elle cumule des millions de vues et comptabilise autant d’écoutes aujourd’hui sur Spotify.

Agée de 25 ans, cette auteure-compositrice et interprète a grandi en écoutant beaucoup de chanson française. Notamment des grands classiques comme Véronique Sanson ou Michel Berger. Elle a aussi découvert le rap, assez tard, car elle n’en avait pas une bonne image ; mais cette musique l’a littéralement séduite lorsqu’elle s’est mise à l’écouter avec attention et l’a encouragée vers cette écriture brute, sans fard.

Ce 25 mars, elle sort son premier elpee, « Dimanche », un disque qui fait suite à « Fou etc. », un Ep paru l’an dernier. Elle a accordé un long entretien à Musiczine où elle se raconte sans filtre, comme elle chante tout ce qu’elle vit…

Peters, c’est un nom néerlandophone ?

On m’a toujours répété que mes ancêtres étaient issus de la Belgique. Probablement mes arrières-arrières grands parents du côté de mon père. Mais de ma mère aussi, car le sien, c’est Callens. Donc je suis un peu à la maison là, finalement.

Tu aimes les frites alors ?

J’adore les frites et la bière aussi.

Quand et pourquoi as-tu commencé à chanter ?

Je ne me souviens pas du moment où j’ai commencé à chanter, car je suis issu d’une famille qui baignait dans la musique. Ma maman jouait du piano et elle chantait également. Elle n’en a cependant jamais fait son métier. Mon père écoutait beaucoup de musique. Mon grand-père chantait aussi, il s’est produit lors de petits concerts. Il était fan de Jacques Brel et interprétait ses chansons un peu partout à travers la France. Il était très naturel, quand on était en famille le dimanche, de pousser la chansonnette. J’ai commencé à m’accompagner à la guitare, dès que j’en ai acquis les rudiments.

Tu as appris en autodidacte ?

Non, un prof venait à la maison. Mais il me donnait des cours de guitare classique. A un certain moment, il a capté que je ne chantais pas trop mal et il a jugé qu’on allait mettre la guitare classique en pause pendant un an. Il m’a alors appris les accords de base pour que je puisse m’accompagner en chantant. Au début, on se contentait de comptines pour enfants. Par la suite, je lui ai soumis des chansons que j’avais répétées pendant la semaine. Finalement, je suis très nulle en solfège et j’ai donc perdu toutes mes capacités à la guitare classique, mais cet instrument me sert d’accompagnement.  

Pourquoi chantes-tu en français ?

Parce que je parle français tout simplement. C’est comme ça que je me fais le mieux comprendre puisque c’est ma langue natale. Les Français qui chantent en anglais m’ont toujours intrigué ; et puis les Anglais le font mieux beaucoup mieux. J’aime aussi la langue française. C’est une des plus belles langues au monde. Il existe plein de synonymes, pleins de mots qui sonnent très bien donc je chante naturellement dans ma langue maternelle.

Comment qualifierais-tu ton style musical ?

Un internaute avait concentré les mots pop et rap en ‘prap’ et m’avait envoyé cette suggestion par Instagram. J’estimais que son idée n’était pas mal, car ma famille écoutait beaucoup de variété française. Et puis, si j’ai été bercée par Michel Berger et Véronique Sanson, je suis également fan de rap français. Ce que j’aime dans le rap, c’est la brutalité des textes et l’honnêteté des paroles. Et c’est ce que j’essaie de répercuter dans ma musique : écrire des textes très bruts sur un fond de guitare classique.

‘…si j’ai été bercée par Michel Berger et Véronique Sanson, je suis également fan de rap français…’

‘Ce que j’aime dans le rap, c’est la brutalité des textes et l’honnêteté des paroles…’

En parlant de textes très bruts, on croise, dans ton écriture, des termes comme ‘niquer’, ‘putain’, ‘je m’en bas les couilles’, ‘nique ta mère’ etc. (rires). C’est à cause de ton côté rap ou parce que tu aimes bien jurer ?

Je dis pas mal de gros mots, ça c’est pas bien, mais je parle dans mes chansons comme je parle dans la vie. Parfois quand je suis en colère je glisse des termes un peu trash dans le texte. Mon grand-père me disait : ‘On n’a pas le droit de dire des grossièretés dans une chanson. Jacques Brel faisait passer ses idées, mais autrement. Il y a plein d’expressions qui existent et tu n’as pas le droit d’utiliser des gros mots’. Je lui avais répondu que si j’ai envie de dire que ça me fait chier parce que ça me fait chier, je vais dire ça me fait chier. Je n’arrive pas à le transposer différemment. Au tout début, quand j’écrivais des chansons, je me disais non, il faut que j’écrive dans un style plus poétique. Que mon idée, je la tourne un peu comme ça, que mon image je l’exprime un peu autrement. Mais ce n’était pas naturel, ça ne marchait pas trop. Je ne suis pas vulgaire non plus mais j’ai besoin d’être très honnête dans mes chansons ; ce qui explique pourquoi, on y retrouve des gros mots.

On jure tous un peu dans la vie courante.

Oui, j’ai forcément entendu ça quelque part (rires).

Tu as intitulé ton album « Dimanche ». Pourquoi ?

Lorsque je me suis lancé dans la musique, je postais beaucoup de reprises sur Internet ; et la première qui a bien marché sur les réseaux sociaux, l’avait été un dimanche. J’en ai conclu que ce jour me portait bonheur et donc j’ai recommencé à les publier tous les dimanches. C’est devenu mon jour de prise de paroles sur les réseaux sociaux. Aussi, quand j’ai commencé à écrire des chansons, je les sauvais toutes dans un petit dossier sur mon ordinateur que j’avais intitulé ‘dimanche’. Je me suis dit que ce serait déjà ‘ouf’ de sortir un album à ce moment-là et si en plus il pouvait s’appeler comme le dossier dans mon ordinateur, ce serait trop stylé.

Après avoir posté ces covers qui comptabilisent des millions de vues sur la toile, tu as donc décidé de sortir un album consacré à tes propres compos. C’était une stratégie de passer des reprises au répertoire personnel ?

Non, ce n’était pas du tout mon plan. Ma famille et mes potes m’ont encouragée. Ils estimaient que mes reprises étaient vachement bien et m’incitaient à écrire mes propres textes. Mais comme j’étais très timide et que je ne me sentais pas capable de composer des chansons, me contenter d’adapter celles des autres, me convenait parfaitement. Mais un jour, le déclic s’est produit. Les covers permettaient de me cacher derrière les textes de quelqu’un d’autre. Même que parfois je me suis vachement identifiée au texte que je reprenais. J’aurais trop aimé écrire telle ou telle chanson en racontant, par exemple, une histoire comme ça. Mais la décision de me lancer est venue très tard. J’avais vingt et un an quand j’ai écrit mes premières chansons. Et au début, elles étaient catastrophiques…

Quand as-tu commencé à poster tes reprises sur le net ?

Assez tard, vers dix-huit ans. Il fallait se filmer et j’avais un peu la trouille de me mettre en scène et de publier le résultat sur les réseaux sociaux. J’ai dû m’affranchir un peu de ce complexe ado où l’on a un peu la honte. Ce n’est que lorsque j’ai été plus sûre de moi, que j’ai franchi le pas. Une formule que j’ai exploitée pendant trois ans avant de me rendre compte qu’il serait bien de parler en mon nom aussi. Ce qui a libéré mon esprit. Je me suis donné tellement de mal sur les réseaux sociaux pour faire connaître ma musique, que je souhaitais que ça marche. J’ai écrit les compos de l’album très vite. Quand, à l’école, on nous demandait ce qu’on ferait plus tard, je n’ai jamais répondu chanteuse, mais simplement que je souhaitais travailler dans l’univers de la musique. J’ai bossé pour la télévision. J’étais chargée du casting pour une émission sur France 2. Il y avait toujours la musique en toile de fond, mais ce n’était pas ce que je voulais faire. En tout cas je suis bien plus heureuse aujourd’hui à travers ce projet…

Quel est le thème majeur exploré sur l’album ?

Holala, il n’est pas très original ! Tout ce qui tourne autour d’une relation amoureuse : la déception, la rupture et l’espoir… Il est assez thérapeutique comme album, car il reflète mes peurs et mes angoisses. Tout ce qui fait qu’on se cherche quand on a vingt ans.

‘Il est assez thérapeutique comme album, car il reflète mes peurs et mes angoisses…’

C’est ce que tu relates dans le bonus track qui figure à la fin de ton long playing ?

Oui il manquait un dernier son à l’album. C’est ce que je signale d’ailleurs dans ce morceau caché. Il révèle l’angoisse de la page blanche. Va-t-on écouter ce disque ? Tout cet investissement personnel sert-il à quelque chose ?  Un peu torturée Emma Peters, mais ça va hein !

Je pense que tous les artistes passent par cette étape...

Les artistes, et puis j’ai l’impression que c’est aussi une question de génération. On vit des moments un peu compliqués à cause du Covid. On a eu le temps de se remettre en question. J’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie. Est-ce qu’elle a un sens ? Ce sont toutes ces questions qu’on retrouve dans cet album…

Tu l’as composé à ce moment-là ?

Oui, à ce moment-là, car j’avais du temps. Certaines chansons sont nées un peu plus tard, car se rendre au studio est également une source d’inspiration. Et puis, la concrétisation du projet entraîne de nouvelles angoisses, mais également de nouvelles chansons. Tout est lié à des événements de mon existence…

Quelles sont les autres angoisses qui te poursuivent aujourd’hui ?

Pour l’instant, il n’y en a qu’une : c’est que personne n’écoute mon album ! Quand on m’a annoncé le 25 mars comme date de parution, j’en ai conclu que c’était dans tellement longtemps. Mais là, c’est dans deux semaines et je le garderais encore bien un peu pour moi. Car dès qu’il sort, mon travail ne m’appartient plus.

Après, je suis persuadé que tu auras toujours un public. Tous les artistes ont un public même s’il est restreint ou important. Il reste toujours un écho quelque part non ?

Je pense que oui. Mais j’aimerais bien qu’il soit écouté par le public le plus large possible.

Ta musique, c’est celle que tu achèterais ?

Ma réponse est hyper prétentieuse, mais oui.

Je pense qu’il est déjà essentiel d’être fier de sa musique.

Tu crois que des artistes ne le sont pas et n’achèteraient pas leur production ?

Certains peuvent ne pas être fier de ce qu’ils ont composé, car ils n’avaient pas encore atteint la maturité musicale et rédactionnelle.  

C’est vrai, parfois c’est aussi ce que je pense, mais un jour quelqu’un m’a interpellé afin de savoir comment je me sentais après avoir écrit les paroles et composé la musique d’une chanson ?’ J’étais super fière. Il faut se souvenir du moment où on l’a réalisée. Forcément, au fil du temps, on se demande si le thème développé méritait une chanson. On a ensuite un peu ‘la honte’, car après on doit l’interpréter sur scène. Mais c’est le moment de la création dont il faut surtout se rappeler

Tes textes semblent plutôt autobiographiques, mais sont-ils tous de ta plume ?

Oui sauf une chanson de l’album qui est signée Ben Mazué, un artiste que j’aime beaucoup.

Ah oui, super !

Oui, elle s’appelle « Allez salut ». C’est la septième piste du disque. Il m’avait contacté sur Instagram en expliquant qu’il travaillait sur la réalisation de son album en précisant : ‘J’ai un peu trop de chansons consacrées à la rupture. Et celle-ci elle me fait penser à toi. Si elle te plait, je te la donne’. Il avait ajouté un lien Dropbox pour récupérer la démo et tout le reste. Un truc de ‘‘ouf’’ ! Et effectivement, je me suis vachement reconnue dans le texte. J’ai réarrangé la compo à la guitare et finalement on l’a gardé pour l’album. C’est la seule qui m’ait été donnée. C’est un cadeau.

Dans le clip consacré au morceau « Le temps passe », tu abordes le thème d’un triangle amoureux. Pourquoi ?

J’aime bien que mes chansons puissent correspondre à tout le monde. Dès lors, pour le clip, il était important pour moi que le gens qui le regardent puissent considérer qu’il s’agit d’une chanson consacrée à n’importe quelle relation. Soit tu te dis que c’est une chanson d’amitié, soit tu te dis qu’elle est avec la meuf, soit elle est avec le mec, soit c’est la meuf et le mec qui sont ensemble et elle est toute seule, soit ils ont une relation à trois. J’aimais bien l’idée que l’on se pose la question de savoir ce qui se passe. De la sorte, tu peux t’identifier à un des trois personnages en fonction de ce que tu es et ce que tu vis.

C’est toi qui a eu l’idée de ce clip ?

Non, c’est Lou Zidi qui l’a réalisé. On travaille beaucoup ensemble. Elle s’est aussi chargée de la vidéo clip d’« Envoie-moi une musique » et de « Love » qui sortira le 25 mars. C’est ma partenaire image. Elle a très bien compris qui j’étais. On avait déjà eu l’idée de tourner un clip dans une voiture. Je le signale aussi dans mes textes, j’écoute beaucoup de musique sur la route. Pour savoir si une chanson est bonne, il faut la valider dans une voiture. Alors, on a eu l’idée de se balader en voiture, à travers un paysage sympa. Mais c’est elle qui a eu l’idée du triangle. Au début du tournage le climat était particulièrement amical, d’autant plus que c’est ma meilleure pote qui joue dans le clip. Mais comme il s’agissait d’une histoire d’amour, il fallait qu’il y ait de la séduction dans les regards. Les premières prises de vue ont été hyper difficiles, car j’étais morte de rire. Mais finalement, je suis assez contente de l’intrigue. Les gens se posent des questions du style : ‘Est-ce c’est la meuf qui est avec le mec ou la meuf avec la meuf ?’

Dans « Terrien », tu racontes que tu vivais au sein d’une famille où ils sont tous devenus fous à force de se hurler dessus. Pourtant l’image reproduite sur la pochette est celle d’une photo de famille heureuse ! Quel message veux-tu faire passer ?

Le texte de « Terrien » est un peu hard. J’avais décidé de le placer en début de disque, afin qu’il serve d’intro pour qu’on sache qui je suis.

J’ai trois frères et sœurs. Je suis l’ainée. Mes parents s’aiment et sont très unis. Tous les six on est super forts. Par contre, ma maman est issue d’une famille qui s’est déchirée suite à un divorce très douloureux. Elle en a gardé des séquelles, dont la peur de l’abandon, etc. Et mon père c’est pareil. Il s’est disputé avec son frère. Conclusion, que ce soit du côté paternel ou maternel, il n’y a pas trop de liens de famille. Les frères et sœurs de ma mère ont été très marqués par ce divorce. Ils ne se sont jamais mariés. Ils ne sont pas fous mais ils en ont été affectés. Ma maman a parfois des accès de colère. Elle est très instable. C’est mon père qui l’a un peu sauvée de cette situation. Ce qui explique pourquoi, tous les six, on est très soudés. Et pourquoi j’ai choisi cette image pour la pochette de l’album. J’ai été le témoin de nombreuses disputes et les enfants en souffrent, et donc oui, j’ai peur. C’est ce que je relate dans une chanson, car j’espère que ce n’est pas héréditaire. Ma maman est très fâchée avec sa mère. Je ne connais pas ma grand-mère. J’ai toute une famille recomposée de ce côté-là. En fait, ma grand-mère n’est pas ma grand-mère et mes cousins ne sont pas mes cousins. Elle craignait très fort la relation mère/fille, donc elle avait la trouille d’avoir une fille. Et quand elle a su qu’elle était enceinte et que c’était le cas, elle en a pleuré. Par conséquent, je pense avoir été également marqué par cette histoire. Dès lors, j’espère que quand j’aurais des enfants, une famille, tout se passera bien et que j’arriverais à faire comme ma mère.

Bin oui pourquoi pas. Tant qu’on a l’envie c’est déjà le principal.

Oui malgré ces difficultés, ma mère a réussi un mariage solide et les enfants s’entendent super bien.

Tu chantes avec ta sœur aussi ?

Oui je chante avec ma sœur et mon frère. Ils figurent tous les quatre sur la pochette de l’album.

C’est un peu comme Billie Eilish et son frangin Finneas.

Oui (rires). Sauf que mon frère est trop jeune. J’essaie de le guider vers la production en lui conseillant de suivre absolument les traces de Finneas ; mais il a seize ans, et pour l’instant, il a les idées fixées sur les jeux vidéo et n’est pas intéressé par ce profil.

Tu conduis souvent, les yeux fermés ?

Pas souvent, mais c’est déjà arrivé et tu vas flipper si tu sais que je l’ai déjà tenté le coup pour voir ce qui va se produire. Mais quand je suis sûr qu’il n’y a personne autour de moi, hein ! Je ne m’y risque pas en plein Paris au milieu des bouchons. Plutôt sur autoroute, quand elle est déserte…

Sois prudente, quand même ! (rires)

Bien sûr, mais je ferme les yeux pendant deux secondes, car je suis une ‘flipette’. Je ne peux pas prolonger l’expérience plus longtemps. Mais en cherchant une montée d’adrénaline, je fais des trucs un peu chellous (rires). Ça marche mieux les yeux ouverts hein, de conduire ? (rires).

‘… en cherchant une montée d’adrénaline, je fais des trucs un peu chellous…’

Pourquoi ne pas sauter en parachute, alors ?

Oui mais non car j’ai trop peur. Je pense que je n’y arriverais pas. Je suis très terre à terre. Je ne suis à l’aise ni en bateau ni en avion. En fait, j’ai surtout la trouille, parce que j’ai la poisse, parce que je crains qu’il ne s’ouvre pas. Non, je ne suis pas prête à prendre de tels risques. Par exemple, je déteste les parcs d’attraction. Mais quand je conduis, je me sens invincible. Je cligne des yeux, c’est tout.

Tu te vois où dans cinq ans ?

J’ai déjà du mal à me projeter demain… Aujourd’hui, j’ai un planning très chargé donc ça va, mais demain… Dans cinq ans, j’aimerais avoir sorti un deuxième album, accomplir des tournées complètes dans des grandes salles et y rencontrer le succès. Ce serait bien.

Et dans quinze, voire vingt ans ?

Humm !?! Franchement je n’en sais rien. J’aimerais bien être propriétaire d’une grande maison. Avoir des enfants. Être posée. Peut-être écrire pour les autres, parce que j’aurai fait mon temps. Wah, tu t’imagines ! Dans vingt ans, j’aurais quarante-cinq ans. C’est le double de mon âge. Je ne sais pas, c’est trop compliqué. Imaginer une telle projection dans le futur m’angoisse… (rires)

Quels sont les artistes de chanson française qui t’inspirent ?

Il y en a beaucoup.

Si tu devais un citer trois.

Véronique Sanson, d’abord. Je suis très, très fan. Ensuite, Camille. L’utilisation de son corps et de sa voix est intrigante. J’aime beaucoup Juliette Armanet pour les belles mélodies. Et Billie Eilish de ‘ouf’, mais elle ne chante pas en français…

Que penses-tu des piliers de la chanson française ? Trenet, bien sûr, mais aussi Brel, Barbara, Brassens et Ferré, notamment ?

De ‘ouf’, Barbara, j’adore. Ses textes sont tellement bien racontés. Ils riment chaque fois avec des images, des descriptions de ‘ouf’. Je pense à « Nantes », par exemple. Woah, c’est impressionnant ! Jacques Brel était énorme. Outre ses textes, ses mélodies sont sublimes. J’espère me tromper, mais je crains fort qu’on ne parvienne jamais à atteindre leur niveau. Et puis, on ne s’exprime plus de la même manière. Finalement, c’est peut-être mieux qu’ils ne soient plus de ce monde, pour qu’ils ne voient pas comment on massacre leur répertoire, nous les jeunes. Bien sûr, on n’est plus à la même époque. Suffit de regarder des documentaires d’alors et d’écouter les commentaires. Notre façon de parler a changé ; le discours était beaucoup plus élégant avant.

‘Notre façon de parler a changé ; le discours était beaucoup plus élégant avant…’

En compagnie de quels artistes aimerais-tu développer des projets ?

Avec des rappeurs.

Lesquels ?

Si je rêve un peu, j’aimerais bien réaliser un feat avec Damso. Peut-être Dinos ou Lomepal. Ou un truc rien à voir genre Soolking. J’aime bien tenter une expérience très différente et surtout me faire plaisir ; et je pense qu’auprès d’un rappeur je pourrais vraiment kiffer le truc…

Méthode chanson

Photo Elisa Parron

En concert

30/04 aux Nuits Botanique
05/08 à Ronquières
28/08 à Scène sur Sambre

Emma Peters

Le temps passe (single)

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Emma Peters, auteure-compositrice et interprète française, nous livre « Le temps passe », un single frais et balancé.

Elle s’est fait connaître grâce à une série de reprises postées sur sa chaîne YouTube où elle cumule des millions de vues et elle a autant d’écoutes aujourd’hui sur Spotify.

Au-delà de son album « Cover », dont nous ne sommes pas spécialement fan, ce titre nous révèle son potentiel créatif.

Une écriture ‘comme on parle’ mais néanmoins poétique. Un refrain que l’on retient et qui se chantonne facilement. Une voix chaleureuse, au timbre particulier. Une authenticité qui se livre généreusement. Un rythme et des instruments funk, des cordes, une partie d’Auto-Tune vocale exagérée à la fin du morceau qui donne un effet plutôt réussi.

La vidéo de cette compo nous invite à un road trip solaire et émouvant filmé sur les routes de Corse, mettant en scène Emma au centre d’un trio amoureux. Les souvenirs heureux d’une relation passée se mélangent à la mélancolie du présent, dans ce ‘Jules et Jim’ moderne, revisité à la sauce Ozark (à découvrir ici).

Nous sommes curieux de voir ce qu’Emma Peters nous réservera lors de la sortie de son nouvel album, « Dimanche », prévue le 22 mars 2022.

Pour aller l’applaudir en concert, les dates sont

Méthode chanson

 


 

Peter Broderick

Blackberry

Écrit par

Major Murphy est une formation issue de Grand Rapids, dans le Michigan. Depuis la sortie de son premier LP, « N°1 », en 2018, le line up est passé d’un trio à un quatuor.

Hormis « Attention », morceau au cours duquel la voix a été ridiculement vocodée, les 8 autres plages tiennent bien la route. D’ailleurs, pourquoi avoir synthétisé cette voix, alors que les harmonies vocales sont remarquables, très souvent inspirées par Crosby, Stills & Nash. Musicalement, le band aime brouiller les pistes. Entre indie folk, psyché/pop et noise/pop voire shoegaze, le style n’est jamais bien défini. Malgré l’alternance entre passages tempétueux ou ensoleillés, et entre la douceur ou l’effervescence, les transitions entre moment empreints de délicatesse et crescendos chargés d’intensité coulent de source.

Mention spéciale pour le titre maître dont les arpèges sont très susceptibles de rappeler un certain House of Love...

Peter Von Poehl

Memories from Saint-Forget

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« Memories from Saint-Forget » constitue le 5ème elpee de ce Suédois. Saint-Forget, c’est un village français sis dans la vallée de Chevreuse, où il a passé le premier confinement avec sa femme (l’écrivaine Marie Modiano, qui chante avec lui sur d’autres disques), ses enfants et sa belle-famille. ‘Forget’ se traduit également par ‘Oublier’ ; mais c’est une période qu’il n’est pas prêt d’effacer de sa mémoire. 

L’écriture des chansons s’est étalée entre l’automne 2018 et le printemps 2020. Certaines ont été entièrement revues et corrigées dans les Yvelines, d’autres y ont vu le jour, comme « Saint Forget », la ritournelle d’ouverture. On passe ici de l’orchestration luxuriante de « Behind the Eight Ball » au folk versatile de « Tell Me About Your Dream Last Night », des cuivres malicieux de « Auction by Candle » à l’organique brute soulignée de chœurs de « Sunday Punch ». Pas d’intention de départ chez Peter, qui se laisse d’abord porter par les mélodies et les mots, mais une œuvre confectionnée petit à petit, avec délicatesse, jalonnée de références visuelles, de John Baldessari à Charlotte von Poehl – la sœur de Peter qui l’accompagne en images depuis plus de quinze ans.

Il y a aussi ce retour à la guitare. Le premier instrument de cœur de Peter. Le piano du salon de Saint Forget ne sonnait pas comme prévu, mais il avait été emporté, tout comme l’ensemble des guitares de Peter. Y compris une lap steel qui ne demandait qu’à être utilisée. A l’instar de « Little Star » et « Silent Watch of your Night ». De quoi convoquer Gram Parsons, Ry Cooder, cette americana, où l’on imagine le son comme un espace, un espace où il rêve de se retrouver…

A Saint-Forget, le plus Parisien des musiciens suédois a cultivé son jardin, celui qu’on voit sur la pochette, dont la photographie est signée Estelle Hanania. Un jardin où il fait bon s’allonger, permette à son esprit de voguer ou regretter un nuage sombre avant de s’amuser de rien. Un jardin où la musique nous fait (re)vivre, par son insoutenable légèreté et sa foi en ce que nous sommes, malgré nos failles… (d’après bio)

Hans-Peter Lindstrøm & Prins Thomas

III

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Le célèbre duo électro Lindstrøm & Prins Thomas est de retour, 10 ans après avoir concrétisé son dernier effort labélisé ‘cosmic-disco’. Dans la foulée de « II », le très logiquement baptisé « III » développe ses mélopées dans une ambiance de house cérébrale teintée de jazz (« Harmonia »), de glitchs d’électronica baléarique (« Martin 5000 ») ou de vibes ‘space’ et résolument psychés (« Oranges ») … Les Norvégiens n’ont pas perdu cette touche si particulière et tellement atmosphérique (« Grand Finale ») ou rêveuse…

Plus ‘chill’ que ça, tu meurs !

Peter Green

Le blues pleure une de ses légendes : Peter Green s’est éteint à l’âge de 73 ans…

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Peter Green est décédé paisiblement durant son sommeil, ce samedi 25 juillet 2020.

De son vrai nom Peter Greenbaum, il était né le 29 octobre 1946 à Bethnal Green, un quartier sis à l'est de Londres. Peter avait eu la lourde tâche de succéder à Eric Clapton au sein des Bluesbreakers de John Mayall, en juillet 1966. Un challenge relevé brillamment. Il n’y militera cependant qu'une seule année, le temps de l'album "Hard Road" qui révélait déjà son talent de guitariste. A l’instar du long instrumental "Supernatural", auquel il communiquait une tonalité tout à fait personnelle (en écoute ici)

Peter Green fonde alors sa propre formation baptisée Fleetwood Mac, en s’inspirant des noms du batteur (Mick Fleetwood) et du bassiste (John MacVie), co-fondateurs du band. Le combo fait ses débuts en août 1967. Il deviendra l'un des fleurons de la fameuse blues boom qui sévit alors en l'Angleterre. Peter quitte Fleetwood Mac en mai 1970, victime de problèmes psy, alors que F.M. va devenir une usine à tubes, dans un style résolument pop.

Compositeur remarquable, chanteur d'une rare sensibilité et surtout guitariste exceptionnel, ses interventions aux cordes étaient à la fois chargées de feeling et à la fluidité inégalable, alors que parcimonieuses, elles faisaient chaque fois mouche.  

En 1970, il publiait un album prémonitoire intitulé "The end of the game".

Il disparaît alors des radars, et retourne régulièrement en hôpital psychiatrique, pour se faire soigner.

Il opère son comeback en 1979, un retour salué par ses nombreux fans, mais malheureusement, il ne retrouvera plus jamais sa dextérité et son inspiration sur sa gratte.  

Au cours des nineties, il tente un nouveau retour, en compagnie du Spinter Group, mais il y est aussi discret à la guitare qu’au chant.

Celui qui fut mon héros musical s'en est donc allé durant son sommeil.

BB King en personne avait avoué que Peter était le seul guitariste dont les tonalités de cordes, d’une extrême douceur, lui flanquaient des frissons partout.

« Oh well » et « Black Magic Woman », repris plus tard par Santana, titres les plus notoires du Fleetwood Mac impliquant Peter Green sont en écoute ici et

REPOSE EN PAIX PETER !

Lucky Peterson

Disparition du chanteur, organiste et guitariste de blues, Lucky Peterson…

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Lucky Peterson, l'un des plus célèbres bluesmen contemporains, est décédé à l'âge de 55 ans. Lucky avait été admis d'urgence à l'hôpital de Dallas. Il est décédé ce dimanche 17 mai des suites d'un accident vasculaire cérébral.

Originaire de Buffalo, état de New York, il avait acquis une solide notoriété dans l’univers du blues et du jazz comme chanteur, guitariste et organiste. Son premier opus, "Lucky strikes!", était sorti en 1989. Son tout dernier, "50 Just warming up", date de l'année dernière. Il était très populaire en France. Ses derniers albums étaient parus sur le label français Jazz Village.

RIP

Peter Doherty

Pete Doherty & The Puta Madres

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Pete Doherty a donc enregistré son dernier album pendant quatre jours, dans un village de pêcheurs d’Etretat, en Normandie, flanqué du guitariste Jack Jones (Trampolene), de la violoniste Miki Beavis, de la claviériste Katia De Vidas, du bassiste Miggles et du drummer Rafa, backing group qu’il a baptisé (!?!?) The Puta Madres. L’opus est partagé en deux parties. Et la première est certainement la plus intéressante, violon allègre ou langoureux, claviers légèrement psychédéliques et cordes de guitare savoureusement discordantes nourrissant de jolies mélodies, sur laquelle se pose la voix insaisissable de Pete, voix qui évoque de plus en plus souvent celle de Steve Harley (Cockney Rebel). Le band s’attaque même à une cover du « Ride into the sun » de Velvet Underground, renommée pour la circonstance « Someone else to be », tout en adressant un clin d’œil à Oasis.

Le second volet nous réserve des pistes davantage maniérées et déstructurées. Hormis le final « Punk Buck Bonafide », un blues dépouillé limité à la sèche et à une voix essentiellement déclamatoire, ainsi que l’entraînant « Shoreleave », balisé par une jolie ligne de basse, le reste oscille entre cabaret, jazz, ragtime, lo-fi et folk celtique, sans jamais vraiment trouver sa voie, même si les plages croisent régulièrement les interventions au violon de Miki, qui apportent, quand même, davantage de profondeur et de feeling aux compos…

Peter Von Poehl

En toute simplicité...

Il y a bien longtemps, dans les années 90, un type au teint livide chantait sa déprime sur fond de folk acariâtre : il s'appelait Polar, et portait un bonnet noir qui lui donnait des airs de cambrioleur à la petite semaine. Pas drôle, le mec, mais forcément touchant : ses deux premiers albums, « 1 » et « Bipolar », recelaient quelques perles à s'écouter toutes lumières éteintes, le doigt sur les tempes et la bouche crispée dans un rictus rageur. Depuis lors, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de Genève, et l'on se demandait si Polar ne s'était pas noyé, lui aussi, tel un Buckley helvète. Dix ans plus tard, Polar refait pourtant surface et sort un quatrième album, « Jour Blanc », écrit en compagnie de Miossec. Qui pour le coup n'a pas l'air de s'être foulé le coude, tant les paroles s'avèrent naïves et dénuées de toute métaphore. Quand Polar monte sur scène, seul, sans bonnet, il nous balance donc ses nouvelles chansons, en français dans le texte, sans penser un instant à ses fans de la première heure. Et du Polar en français, c'est comme de la choucroute sans clou de girofle : ça passe mal. Chez lui, les 'roses sont des épines', à moins qu'il ne s'agisse d'un problème de liaison, mais en tout cas on ne peut s'empêcher de sourire. Etre ou avoir, peu importe, puisque les textes de ses autres chansons sont tout aussi à l'avenant : ni rimes, ni vigueur syllabique, Eric Linder devrait lire Flaubert. Heureusement que le mec est sympa : il nous raconte la genèse de quasi chacun de ses titres avant de les chanter, d'où la redondance, et l'ennui. Sympa, le mec : dommage qu'il se soit mis à la chanson française, et que d'un coup on croirait presque entendre Pascal Obispo chanter dans la montagne, au milieu des vaches violettes (cette voix, irritante à force de yodle démonstratifs). 'C'était mieux avant' ? Evidemment.

Peter Von Poehl, lui, peut se targuer d'avoir gravé un des meilleurs disques pop de l'année : l'excellent « Going to where the tea trees are », dont il interprétera 5 titres seul, à la guitare. On peut regretter l'absence de toute enluminure (synthés, cuivres, batterie, basse,…), mais présentées telles quelles, en toute simplicité, ses jolies mélodies gardent pourtant leur pouvoir d'attraction… Et quand le Suédois demande à l'assemblée de hululer en chœur sur « The Lottery », personne ne se fait prier et l'humeur monte doucement, jusqu'à envahir le parterre comme du sirop de liège. Même assis, le public réagit : il est conquis. Peter Von Poehl chante alors « The Story of the Impossible », la chanson-Mobistar, mais heureusement aucune sonnerie de GSM ne vient gâcher ce grand moment de poésie lo-fi. Avant de clôturer par « Going to where the tea trees are », Peter Von Poehl hasarde de sa voix cajoleuse quelques mots en français (il connaît bien la langue), plaisante à propos de Tricatel ; bref met tout le monde dans sa poche. Vivement la tête d'affiche en 'full live band' !

Mais les trentenaires dans la salle étaient surtout présents pour le concert de Dominique A, dont le dernier album avait déjà été présenté lors des dernières Nuits Botanique. 'Vous n'aviez pas envie d'aller voir Motörhead ?', ironise d'entrée de jeu notre homme en noir avant de balancer « Revoir les choses ». Pas d'« Overkill » en cover, mais la plupart des titres de « L'Horizon » joués pied au plancher, dans une ambiance glaciale qui en laissera plus d'un perplexe. C'est un Dominique A sec et rageur qui se présente à nous, le corps rigide et le regard frondeur : on n'est pas là pour rigoler, à moins d'aimer l'humour très pince-sans-rire du Français exilé à Bruxelles. « La Relève » et « Rouvrir » ne détendent pas l'atmosphère : il faut attendre « Le Camion », semblant de tube radiophonique, pour oser remuer les orteils en position assise. « La Mémoire Neuve » ranime de vieux souvenirs, mais la question semble être ailleurs : Dominique A aurait-il mal digéré son souper ? A part deux rappels où se succèdent enfin vieux tubes moins féroces (« Antonia » et « Le Courage des Oiseaux »), on ne peut s'empêcher de rester circonspect : il a fait froid pendant deux heures, et notre veste était consignée au vestiaire.

Adam Carpet

Hardcore Problem Solver (Ep)

Écrit par

« Hardcore Problem Solver » constitue le dernier Ep d’Adam Carpet. Pour la circonstance, le combo milanais a épousé un profil plus électro que lors de son précédent album, « Parabola ». La musique des Transalpins pourrait être qualifiée de post électro-pop, car elle est souvent instrumentale (« Rock is Dead, Mambo is Not ») tout en n’oubliant jamais sa forme sautillante et mélodique, à l’instar d’une plage comme « Hector Mann ». Rafraîchissant !

 

Peter Broderick

All Together again

Écrit par

A seulement 31 ans, l’Américain Peter Broderick peut se targuer de déjà avoir un sacré parcours. Outre sa dizaine d’essais (albums, vinyles, cassettes, 7 inches, etc.), dont certains sont parus chez Erased Tapes, et d’autres, sur Bella Union, il a participé à de nombreux projets et multiplié les collaborations. Bossant notamment en compagnie de M.Ward, Loch Lomond ou encore son compagnon de label, Nils Frahm. Sans oublier son concours apporté lors des concerts de la formation danoise, Efterklang.

« All Together Again » réunit des plages composées lors de la dernière décennie. Un opus hétérogène où il affiche sa parfaite maîtrise instrumentale. Et il le démontre, dès le morceau d’ouverture, « If I Were A Runway Model », imaginé dans le cadre d’un défilé de mode organisé à New York, au cours duquel piano et violon font bon ménage. Tout au long de la paisible croisière « A Ride on the Bosphore », on a l’impression d’être caressé par une douce brise. Plus folk, « Emily » a été écrit pour un mariage.

Polyvalent, Peter est aussi à l’aise pour composer des B.O. ou des morceaux symphoniques, en solo ou au sein d’un groupe…

Peter Astor

One for the ghost

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Après avoir sévi chez The Loft et Weather Prophets –c’était avant 1988– Peter Astor s’est lancé dans une carrière solo. Mais on ne peut pas dire qu’elle ait été prolifique, puisqu’à ce jour, il n’a publié que 8 elpees studio. Faut dire qu’entre 95 et 2005 et 2006 et 2001, il s’est réservé plusieurs pauses, notamment pour enseigner et donner des conférences à l’Université de Westminster à Londres. En 2016, il avait quand même gravé « Spilt milk », un disque pour lequel il avait reçu le concours d’un solide backing group impliquant notamment la chanteuse Pam Berry ainsi que James Hoare (Ultimate Painting, Proper Ornaments, Veronica Falls), à la mise en forme, à la gratte électrique, aux claviers, aux drums, à la basse et tutti quanti. Et si les mêmes collaborateurs sont toujours de la partie pour « One of the ghost », c’est la section rythmique de Wave Pictures, en l’occurrence le bassiste Franic Rozycki et le batteur Jonny Helm, qui ont apporté leur concours.

Le titre du long playing se réfère à l’habitude prise par Peter de servir deux verres, quand il déguste son meilleur vin. Il s’en réserve un pour lui et l’autre pour les amis disparus. Et cette compo épouse un sens mélodique proche d’un Guided By Voices. Les harmonies vocales sont superbes, byrdsiennes même, tout au long de « Walker ». Imprimé sur le tempo du boogie, « Water tower » est particulièrement accrocheur. Et si « Only child » trace une ligne de basse réminiscente de T.Rex, le riff de gratte rythmique adopte celui du Creedence Clearwater Revival. Des éclats de gratte torturés alimentent le vif « Goden boy ». Subtils et carillonnants, il enrichissent un groove folk rock emprunté à Go-Betweens, à moins que ce ne soit à un Robyn Hitchcock de ses débuts, sur « You better dream » et semblent hantés par le spectre de Roger McGuinn sur le plus pop « Magician & assistant ». La voix de Peter rappelle celle de Stephen Duffy sur « Injury time », un autre folk rock, mais à coloration 60’s. On épinglera encore deux pistes plus minimalistes, abordées dans l’esprit du titre maître. Donc avec l’humour qui caractérise l’artiste. D’abord la ballade « Tango uniform », un portrait bouleversant des derniers moments de la vie. Puis « Dead Fred », une référence à la fois poignante mais pleine de philosophie à feu Fred Astaire.

 

The Last Shadow Puppets

The dream synopsis (Ep)

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Après avoir gravé l’album “Everything You've Come to Expect”, The Last Shadow Puppets a donc decidé de publier un Ep 6 titres. Il est partagé entre deux morceaux issus de l’elpee et quatre reprises, dont « Les Cactus » de Jacques Dutronc, le post punk redoutable « Totally wired » de The Fall, l’énigmatique « This is your life » de Glaxo Babies, un morceau gonflé aux arrangements symphoniques, ainsi que la valse mid tempo « Is this what you wanted », alimentée par un quatuor à cordes et abordée un peu à la manière d’un Nick Cave. Signée Leonard Cohen cette piste monte en intensité avant d’atteindre un final véritablement exaltant. En fait ces covers figurent habituellement dans la setlist du combo, lors des prestations accordées en ‘live’. Les deux compos issues du long playing, « Aviation » et le single « The dream synopsis », sont proposées sont des versions différentes. Suave, la première est enrichie d’un violon, alors que sur la seconde le saxophone remplace les chœurs, au sein d’un climat qu’on pourrait qualifier de nightclubbien. Miles Kane se réserve les vocaux sur les titres les plus énergiques, alors que Alex Turner chante plutôt d’une voix de crooner, sur les plus tendres.

 

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