Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Peter Doherty

Pete Doherty & The Puta Madres

Écrit par

Pete Doherty a donc enregistré son dernier album pendant quatre jours, dans un village de pêcheurs d’Etretat, en Normandie, flanqué du guitariste Jack Jones (Trampolene), de la violoniste Miki Beavis, de la claviériste Katia De Vidas, du bassiste Miggles et du drummer Rafa, backing group qu’il a baptisé (!?!?) The Puta Madres. L’opus est partagé en deux parties. Et la première est certainement la plus intéressante, violon allègre ou langoureux, claviers légèrement psychédéliques et cordes de guitare savoureusement discordantes nourrissant de jolies mélodies, sur laquelle se pose la voix insaisissable de Pete, voix qui évoque de plus en plus souvent celle de Steve Harley (Cockney Rebel). Le band s’attaque même à une cover du « Ride into the sun » de Velvet Underground, renommée pour la circonstance « Someone else to be », tout en adressant un clin d’œil à Oasis.

Le second volet nous réserve des pistes davantage maniérées et déstructurées. Hormis le final « Punk Buck Bonafide », un blues dépouillé limité à la sèche et à une voix essentiellement déclamatoire, ainsi que l’entraînant « Shoreleave », balisé par une jolie ligne de basse, le reste oscille entre cabaret, jazz, ragtime, lo-fi et folk celtique, sans jamais vraiment trouver sa voie, même si les plages croisent régulièrement les interventions au violon de Miki, qui apportent, quand même, davantage de profondeur et de feeling aux compos…

Peter Doherty

Hamburg Demonstrations

Écrit par

Sept ans après avoir publié « Grace/Wastelands », Peter Doherty nous propose son troisième elpee solo. Et manifestement, il semble progressivement retrouver la forme, puisqu’en 2013, il avait déjà publié « Sequel to the Prequel », en compagnie des Babyshambles, et deux ans plus tard, « Anthem for a doomed youth », des Libertines.

Cet opus a été enregistré au sein des studios Cloud Hill, à Hambourg, sous la houlette de Johann Scherer. Ce qui explique certainement le titre du long playing. Un disque qui recèle plusieurs hommages. Tout d’abord aux victimes du Bataclan (« Hell to pay at the gates of heaven”). Puis à Amy Winehouse. A travers une nouvelle version de « Flags from the old regime ». Feu Amy lui aurait écrit « Birdcage ». Et il l’interprète en compagnie de Suzi Martin. L’opus recèle deux superbes versions du contagieux « I don’t love anymore (but you’re not just not anyone) ». Une plus lente, absolument bouleversante, soulignée par des interventions de violon (instrument qu’on retrouve dans la finale, « She is far ») et une autre, parue en single, destinée aux radios.

« A spy in the house of love » invite davantage d’instruments électriques, sans pour autant virer au rock’n’roll. Une autre demo retravaillée. Et le résultat est vraiment épatant. Tout comme « Oily boker », un morceau déchirant, quasi-dramatique, qui s’ouvre et s’achève pourtant dans un climat presque paisible. 

Mais ce qui fait le charme des chansons, c’est la voix de Peter. Faussement détachée, fragile et surtout à fleur de peau elle transcende littéralement toutes les compos aux textes empreints d’une poésie torturée voire tragique. En onze plages largement acoustiques, pour 36 minutes, tout est dit. Pas la peine d’en rajouter une couche. Et on a immédiatement envie d’appuyer sur la touche ‘play’…

En concert ce 11 mars 2017 au Cirque Royal de Bruxelles.

 

Peter Doherty

Doherty en guise de cadeau d'anniversaire.

Écrit par

Pure FM avait invité six cents privilégiés à assister au showcase de Peter Doherty, ex-leader des Libertines et des Babyshambles, dans le cadre de la soirée d'anniversaire de la station radio.

Dès 19h30, une file commence à se former devant les portes closes du Botanique, loué dans son intégralité pour l'occasion. Elles s'ouvrent à 20h15. Les bracelets sont distribués ; mais la poignée d'admiratrices de Doherty qui tient absolument à squatter les premiers rangs doit encore patienter trois-quarts d'heure devant celles de l'Orangerie avant de pouvoir pénétrer dans la salle. Si d’aucuns étaient encore sceptiques quant à sa présence ce soir (NDR : dans le passé il s’est surtout illustré par ses retard ou carrément ses absences), les doutes se sont enfin dissipés lorsque le public à été autorisé à investir les lieux. La vérification des invitations à l'entrée nécessite un peu de temps. La salle se remplit donc calmement ; mais lorsque Rudy Léonet, le patron de Pure FM, présente le concert, l'Orangerie est comble…

Peter Doherty s'avance seul sur scène, et contrairement à l'image qu'il aime projeter de lui, il a l'air sobre. Quelques bouteilles l'attendent cependant sur les planches. Il leur fera honneur lors de sa prestation. Simplement accompagné de sa guitare sèche raccordée à un antique ampli Vox, et d'un harmonica, Doherty égrène quelques titres de son album "Grace/Wastelands", mais puise aussi allègrement dans le répertoire des Libertines pour nous offrir des réinterprétations tout en légèreté et en finesse. Si la simplicité des mélodies devient flagrante à l'écoute du jeu de guitare, la richesse des intonations du bonhomme ne fait par contre aucun doute. Et malgré l'un ou l'autre raté dont il n'a cure (il reprend tout simplement le passage loupé et continue), sa prestation est convaincante. En outre, il faut avouer qu’il a montré un grand respect vis-à-vis de son public. Pour preuve, la réelle attention apportée à chacun des présents offerts par quelques spectateurs, et le temps pris à signer un autographe entre deux chansons.

Le set n'a duré au total que trois petits quarts d'heure, rappel de deux titres compris, mais il aura permis à l'ami Peter de démontrer qu'au delà du buzz médiatique qui l'a mis sous les feux de la rampe, et qu'il a lui-même largement alimenté, il est devenu un compositeur et un interprète majeur de cette décennie. Espérons qu'il se recentre sur sa carrière musicale, car le gaillard a réellement du talent.

Celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de participer à cet événement pourront se rattraper le 2 mai à Hasselt, puisqu’il se produira dans le cadre du festival Pollslag. 

(Voir également notre section photos)

Organisation Pure FM.

 

Peter Doherty

Grace/Wastelands

Écrit par

Peter Doherty s’est racheté une conduite. Et aussi un prénom. Ne dites donc plus Pete, mais Peter. A 30 balais, aurait-il enfin atteint l’âge de la maturité ? C’est en tout cas, ce que la presse, dans son ensemble, laisse supposer. Spécialisée ou non. La came, l’alcool et les excès : ce serait du passé. On veut bien le croire. Mais personnellement, je demeure toujours aussi sceptique. Par contre, il faut reconnaître que son premier album solo est remarquable. Et le mot est faible. Un disque pour lequel il a notamment reçu le concours du guitariste de Blur, Graham Coxon, pratiquement sur toutes les plages. Ainsi que de Stephen Street, à la production. Sans oublier ses potes de Babyshambles. Peter signe ou cosigne tous les textes et s’est chargé de toutes les (superbes) illustrations du booklet.

Partagé en 12 plages, l’elpee est essentiellement acoustique. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit minimaliste. Les arrangements et/ou les orchestrations sont même somptueux. A l’instar de « 1939 returning », de « A little death around the eyes », caractérisé par son refrain en mode tango et du cinématique et gracile « Salomé » (NDR : une référence biblique !) Trois titres pour lesquelles une section de cordes, au sein de laquelle on retrouve l’ex Durutti Column, John Metcalfe, apportent une dimension raffinée, digne de John Barry, à la mélodie. On a même droit à du mellotron et à de la guitare électrique sur le caressant et chaleureux « New love grows on trees », morceau légèrement psyché réminiscent de Luna. Et dans le même registre, « Palace of bone » lorgne vers un Guy Chadwick (NDR : cette voix !) échappé de House of Love. Plusieurs compos baignent dans le jazz et/ou le blues. Caractérisé par cette guitare en picking, presque manouche, et ses drums frottés par des balais, « Arcady », le morceau d’entrée, en est une belle illustration. Tout en adressant un clin d’œil au Kinks, « Sweet by and by », trempe carrément dans le dixieland. Et en finale, l’allègre « Lady don’t fall backwards » trahit constamment des accents syncopés, nonobstant cet orgue vintage (NDR : un farfisa ?), qui envahit progressivement l’espace sonore. Vous avez certainement déjà eu l’occasion d’entendre ou d’écouter le single « Last of the English roses ». Les références au reggae dub de Clash sont incontestables. Petite variante, la présence de ce mélodica fantomatique. Un instrument qui hante d’ailleurs la plupart des plages de cet elpee. Finalement seuls trois fragments épousent un profil essentiellement acoustique. Tout d’abord « I am the rain », malgré son interlude latino, « Sheepskin tearaway », dont Peter partage un duo en compagnie de la chanteuse écossaise Dot Allison et enfin le bouleversant et contagieux « Broken love song ».

Œuvre savoureuse, empreinte de romantisme et de poésie, « Grace/Wastelands » se pose déjà comme un des musts de l’année 2009. Quant à savoir si le gaillard respectera le calendrier de sa tournée, c’est une autre histoire…