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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Urlaub in Polen

Health and Welfare

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Fantaisie contemporaine et exotique, la dénomination géographique à délocalisation permanente est devenue très courante sur la scène indépendante. Après les Australiens d’Architecture In Helsinki et les valeureux Suédois d’Im From Barcelona, voici les Allemands d’Urlaub In Polen. Plus à l’est encore. Et toujours plus éclectiques. Le duo, originaire de Cologne, livre un troisième album tout en courbe. Les fluctuations sonores apportent à ce disque une touche hybride, tout bonnement insaisissable. D’un krautrock bidouillé au synthé, en passant par de l’électro calcinée aux riffs plombés, sans oublier la ballade lo-fi mâtinée de pop, Urlaub In Polen ne rejette aucune hypothèse. « Health and Welfare » réinvente de vieilles recettes par adjonction d’élégantes petites trouvailles. La troisième livraison des Allemands révèle leurs excellentes influences musicales sans contribuer à forger l’identité harmonique du projet. Chaque composition se trouvant finalement en opposition avec la précédente. En ce sens, Urlaub In Polen est un peu à l’image de son substantif polonais. Conservatisme ou progressisme, il faut choisir. La Pologne peine à trancher. Urlaub In Polen suit la tendance...

 

Pole

Pole

Sur ce nouvel album, Stefan Betke ose un peu transgresser les règles électrodub minimaliste qu'il s'était bâtie au fil des années et des albums (la trilogie " 1-2-3 "), jusqu'à s'enfermer dans une tour d'ivoire au sommet de laquelle il était bien seul. Maître autoproclamé du genre, maintes fois copié mais rarement égalé, Betke n'est aujourd'hui plus si aphone et pusillanime : entouré cette fois d'un rappeur (Fat Jon des Five Deez), d'un contrebassiste et d'un saxophoniste, Betke étoffe sa palette de sons et d'influences, troquant ses ‘glitchs’ devenus presque clichés pour des ambiances plus organiques et léchées, en cela plus proches du dub/reggae dont il est l'un des plus fervents tripatouilleurs. Si les quelques titres en solo ressemblent encore à du Pole pur jus, " à l'ancienne ", ceux que chantent Fat Jon révèlent un groove insoupçonné pour qui ne voit en Betke qu'un chipoteur de souris voué aux prises de tête stériles et, tant qu'à faire, anecdotiques. Les fans de Pole apprécieront ce virage jazz et rap, les autres en profiteront pour se refaire une opinion, bonne si possible. A l'écoute de " Green is not green-yellow " et " Back Home ", il ne devrait de toute manière pas en être autrement. Si ça continue, on en surprendra même à taper du pied.