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Pond

POND face aux terrestres

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Le groupe australien POND signe son grand retour en gravant “Terrestrials”, un nouveau single désormais disponible, accompagné d’un clip réalisé par Jesse Taylor Smith, et il est à voir et écouter

Avec “Terrestrials”, POND livre une méditation hypnotique sur l’humanité, ses contradictions et ses excès : une espèce capable du meilleur comme du pire. Le titre a été composé par Jay Watson (Gum) et enregistré à Mullumbimby, en Australie, avec Julian Abbott au studio Nowave.

Le chanteur Nicholas Allbrook explique que la chanson s’intéresse aux êtres les plus étranges de tous les ‘terrestres’ : les humains, tiraillés entre amour, connexion, destruction et cruauté. Une réflexion existentielle, presque surnaturelle, qui donne toute sa profondeur au morceau.

“Terrestrials” marque la première nouvelle sortie du groupe depuis leur dixième album “Stung!”.

Figure incontournable du rock psychédélique moderne, POND continue d’affirmer sa singularité, aussi bien en studio que sur scène, où le groupe s’est forgé une réputation solide à travers les plus grands festivals internationaux.

Pond

Une piqûre de rappel pour Pond…

Le nouvel elpee de Pond, « Stung ! » paraîtra ce 21 juin 2024.

A ce sujet, Nick Allbrook a déclaré : ‘J'ai écrit la plus grande partie de cet album en tondant la pelouse de quelqu'un. Je suis rentré chez moi, j'ai posé mes doigts sur le piano et j'ai joué la base de l'album du premier coup. C'est drôle parce que j'avais le béguin pour quelqu'un qui m’a laissé tomber comme un sac de merde, et cette chanson s'est envolée et je me suis senti totalement mieux. Être résilient, accepter ce que l'on est et la vie continue.

« (I'm) Stung » est enrichi d'une vidéo tournée en Australie occidentale par Chris Adams. ‘Nous sommes allés à Lancelin, l'un des endroits les plus stéréotypés de l'Australie occidentale, armés d'une caméra super 8, de 12 tubes de peinture corporelle argentée et d'une garde-robe de rock eisteddfod (NDR : festival gallois de poésie) …’

Les quatre derniers albums des Pond ont été des vitrines d'ordre et de brièveté, 10 idées étant toujours contenues dans une quarantaine de minutes. Mais sur « Stung ! », les musicos se penchent joyeusement, follement et volontairement sur la largesse d'un double LP en faisant passer 14 chansons dans l'heure la plus libre et la plus splendide de leur carrière d'enregistrement.

De nos jours, le groupe de rock psychédélique prolifique doit accomplir davantage d'efforts pour enregistrer un disque, pas musicalement, bien sûr, mais d'un point de vue logistique. Ce sont tous des adultes avec des relations, des enfants, des professions, des hobbies, des projets secondaires ou un mélange de tout cela. Il a commencé à concocter « Stung ! » au coup par coup, un membre ou deux se présentant au petit studio dans l'arrière-cour de Watson pour travailler sur une nouvelle idée.

En outre, les musiciens ont pu laisser reposer les chansons qu'ils avaient au fil du temps, afin que le processus profondément démocratique de Pond puisse non seulement siphonner et améliorer les meilleures d'entre elles, mais aussi découvrir ce qui leur manquait pour ce double disque très complet.

Enfin, ils se sont rendu compte qu'ils risquaient de rester bloqués dans cette phase - création, ajustement, ajout - pour toujours. Après près d'un an d'écriture et d'ateliers, ils disposaient d'une grande quantité de matériel, les ingrédients d'un ensemble plus vaste que n'importe quel opus précédent de Pond.

« So lo » est disponible sous forme de clip

 

 

Bardo Pond

Un 3ème volume pour Bardo Pond

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Dans certains cercles, on dit que des vaisseaux spatiaux les ont emportés et qu'ils ne sont revenus qu'un peu plus tard, l'esprit altéré et fatigué, les oreilles bourdonnantes. Mais ce ne sont que des suppositions.

En 2002, dans entre deux albums, Bardo Pond a donné naissance au troisième opus de la série de publications à tirage limité du groupe présentant des sessions de jam et d'autres activités diverses, un voyage plus trippant, dont les cartes postales sont super rares.

Ce séjour sonore apparaît aujourd'hui pour la première fois en vinyle. Il s'agit de la troisième partie de la trilogie.

La sortie du double LP 'Volume 3' est prévue pour le 10 mars 2023.

Pond

9

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Si à l’origine, Pond était considéré comme un groupe de rock psychédélique, il semble de plus en plus perdre son identité rock, pour embrasser un format plus électro/pop, voire disco, parfois glam, quand même. Une démarche qui ressemble fort à celle entreprise par Tame Impala, depuis deux elpees. Et Tame Impala, parlons-en, puisque Pond compte en son sein, un ex-membre Nick Allbrook et Jay Watson, qui y est toujours impliqué.

Pour la première fois depuis longtemps, le groupe australien n’a pas fait appel au producteur /mixeur Kevin Parker pour mettre en forme ce nouvel opus, le quintet ayant privilégié l’autoproduction.

En se servant de synthés analogiques, de chœurs et de lignes de basse pulsantes, le combo cherche à démontrer que le psychédélisme est multi-facettes. En outre, la reverb dans la voix de Nick ajoute un effet ondulatoire à l’expression sonore. Encore que sur l’ensoleillé « Rambo », elle emprunte un falsetto réminiscent de Brett Anderson (Suede).

Particulièrement indus, "Pink Lunettes" s'inspire ouvertement de Suicide et de Cabaret Voltaire. Morceau final, « Toast », est subtilement tartiné d’orchestrations symphoniques. Seul « Gold Cup/Plastic » revient quelque peu aux prémices du combo, les interventions carillonnantes à la guitare (une Rickenbacker ?), renforçant cette impression.

Un album (NDR : le neuvième, vous vous en doutez) bien dans l’air du temps, mais qui ne convainc pas votre serviteur…


 

Pond

Bienvenue dans l’univers sonore coloré et enchanteur de Pond…

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Alors que l’annonce du dernier opus de Tame Impala remplit les pages des gazettes musicales, un autre évènement destiné aux fans de psychédélisme est programmé ce mercredi au Botanique : le concert de Pond. Méconnu dans nos contrées, en témoigne le peu de personnes présentes au sein de l’Orangerie, cette formation australienne compte pourtant en ses rangs d’anciennes pointures de Tame Impala ; à savoir le chanteur Nick Allbrook ainsi que Jay Watson, partis créer ce groupe en parallèle pour y trouver davantage d’espace d’expression. En une dizaine d’années d’existence, la formation a gravé huit albums dont le dernier en date, “Tasmania”, est paru en mars dernier.  

Afin d’assurer sa première partie, le band a choisi Sinead O’ Brien, une Irlandaise établie à Londres…

Il est 21h lorsque les lumières s’éteignent. L’Orangerie est loin d’être remplie. Nick Allbrook prend place au centre du podium. Il est soutenu par quatre musiciens (drums/guitare/claviers/basse). Dès les premières notes, le gringalet met la machine en route. Pond est aussi à l’aise sur une estrade relativement petite (à l’instar de l’Orangerie) que dans un stade. Il faut dire que sa musique s’y prête particulièrement. Et pour cause, certains morceaux s’inspirent indiscutablement d’artistes légendaires du rock, comme les Rolling Stones ou encore David Bowie. D’ailleurs, Allbrook n’hésite pas à adopter les mimiques scéniques de ces légendes. Charismatique, il occupe tout l’espace disponible et n’hésite à empiéter sur celui du public en descendant dans la fosse. Le set nous réserve, bien évidemment, des moments chargés d‘intensité psychédélique, et notamment lorsque Albrook empoigne puis souffle dans sa flûte traversière afin de nous entraîner au cœur d’un univers sonore coloré et enchanteur. En une heure et demie, Pond va nous livrer une jolie synthèse de ses dernières œuvres, dont les tubes issus de “The Weather” (“Sweep Me Off My Feet”, “Fire in the Water”), “Man It Feels Like Space Again”, mais également des plages de son dernier elpee (“Daisy”, “Tasmania”, “Hand Mouth Dancer”).

La prestation de Pond est impressionnante d’efficacité. En outre, ce soir, il a démontré que non seulement sa discographie est excellente, mais qu’il maîtrise parfaitement son sujet et est capable de subjuguer un auditoire, sur les planches. Il n’a ainsi rien à envier à ses comparses antipodaux. Ce soir, les spectateurs présents n’ont certainement pas boudé leur plaisir en assistant à ce concert à taille humaine. Ce qui est devenu impossible pour Tame Impala.

(Organisation : Botanique)

Bardo Pond

Volume 8

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Responsable d’un album intéressant en mars 2018 (« In the pines »), Bardo Pond revient à ses expérimentations sonores issues d’impros et de jams. Il s’agit déjà de son 8ème volume dans le style. Découpé en 5 plages, cet elpee nous entraîne au sein d’un univers ou se mêlent noisy, psychédélisme, acid et space rock dans l’esprit de « More », « A saucerful of secrets » voire d’« Ummagumma » du Floyd. 

Si « Cud », exercice de style contemplatif sur une gratte, se révèle le titre le plus dépouillé, l’opus s’achève par une excellente piste de 17’, au cours duquel la flûte et la voix éthérée d’Isobel Sollenberg finissent par émerger au sein d’un ensemble particulièrement intense et sauvage où se rencontrent basse, guitare et drums sur un lit de claviers vintage, un peu comme chez Slowdive lorsqu’il se lâche…

 

Bardo Pond

Under the pines

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Fondée en 1991, Bardo Pond est une formation qui pratique une musique atmosphérique agrégeant une multitude de styles : psychédélisme, noisy, shoegaze, prog, space, drone, dream pop et tutti quanti. Si la guitare ‘Gibson’ libère des sonorités parfois proche du Crazy Horse de Neil Young, alors que la ligne de basse se complait dans sa ligne constamment floue, les compos sont imprimées sur un tempo lent ou parfois un mid tempo, des compositions propices à la méditation, envoûtantes, hantées par la voix limpide et étrange d’Isobel Sollenberger (NDR : hormis sur la plage finale instrumentale « Effigy ») et circonstanciellement traversées par des interventions de flûte. Pourtant, elles sont complexes, ondulent, tourbillonnent, avant de pénétrer profondément dans votre subconscient, en vous communiquant alors une forme d’angoisse. A l’instar du ténébreux titre maître. A contrario, plus paisible, « Moment to moment » se distingue par ses cordes lumineuses. Tant électriques qu’acoustiques. Dix minutes réminiscentes du Floyd circa « More »… Bardo Pond se produira au Magasin 4, ce 4 juin 2018.

 

Pond

Man it feels like space again

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Créé en 2008 comme un groupe collaboratif, Pond suscite dorénavant davantage l’attention des mélomanes. Et pour cause, le line up compte en son sein trois membres également actifs chez Tame Impala (Kevin Parker, Jay Watson, Cam Avery), groupe acclamé unanimement par la critique, au cours de ces dernières années. Mais, une plus grande notoriété entraîne une plus grande exigence de la part du public. Pas question de laisser passer quoi que se soit sous couvert d’amateurisme. Et d’amateurisme, il n’en est nullement question ici. Il s’agit tout de même de leur sixième opus. Et on peut affirmer que les Australiens (NDR : ils sont originaires de Perth) maîtrisent parfaitement leur sujet.

Pond s’inscrit dans la lignée d’un mouvement psyché tracé, il y a maintenant plusieurs décennies, par un groupe comme The Flaming Lips. Une ouverture dans laquelle se sont engouffrés des formations somme Foxygen ou encore MGMT. S’étalant sur 40 minutes, « Man it feels like space again » dévoile toutes les facettes de son kaléidoscope sonore. Une musique atmosphérique rythmée par les effluves de synthés et les guitares moelleuses. Et des compos qui oscillent entre plages funky et des ballades mélancoliques.

En à peine 9 titres, Pond remet une nouvelle fois l’Australie au centre de la carte du rock psychédélique.

Pour les aficionados du style, les Australiens se produiront à l’AB Club, le 12 juin. Une prestation qui s’annonce haute en couleurs.

 

Bardo Pond

Magie blanche et berceuses angélysergiques…

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C’est vers l'Avenue du Port que votre serviteur met une nouvelle fois le cap, pour un énième épisode de ces chroniques consacrées au 20 ans du Mag4. Ce soir, la triple affiche est à haute teneur psychédélique (minimum 66,6 % garanti).

Et pour ouvrir, le duo Baby Fire menée par l'incendiaire Diabolita (aussi active au sein de Keiki). Armée d’une six cordes, elle se réserve les vocaux. Sa flamboyante crinière allume quelques étincelles sans réellement parvenir à embraser la salle. Elle était autrefois accompagnée par sa complice Cha à la batterie. Qui a cédé depuis sa place à un collègue masculin, Alain Lefebvre, dont le parcours l'a déjà amené à côtoyer des musiciens de Minimal Compact, Tuxedomoon ou plus récemment Philippe Petit. Une nouvelle alchimie qui exige sans doute du temps pour se créer ; et malgré une certaine présence de Dominique aka Diabolita, on sent flotter un certain vide... Peut-être la scène du Magasin 4 est-elle un peu spacieuse pour accueillir le son minimaliste et rêche, tendu et plutôt introspectif de Baby Fire. Du coup on apprécie en tapant du pied gentiment mais sans vraiment se laisser entièrement séduire par ces compos qui pourtant sonnent plutôt pas mal en studio. En fin de set, la légendaire poétesse de la mythique formation anarcho-punk Crass, Eve Libertine, vient les rejoindre lors d’une intervention vocale assez intense.

Mais le premier décollage viendra de White Manna. Son psychedelic space rock s'installe tranquillement à l'instar de ce que Wooden Shjips peut également communiquer comme ambiance. Une ambiance qui monte ensuite en puissance et en vitesse, pour adopter un profil plus carré et très efficace, dans l’esprit de White Hills, mais sans aller aussi loin qu'eux. Car là où les New-yorkais explosent régulièrement ce canevas dans des abstractions sonores assez réjouissantes, White Manna s'en tient le plus souvent à une utilisation de riffs assez convenus, se contentant de simplement ‘décorer’ leurs morceaux de sons et effets psychédéliques. Mais si la formation ne réinvente vraiment rien, la sauce prend néanmoins ; et le band se fend même d'un surprenant final quasi punk rock à la Ramones.

Atterrissage et pause clope/pétard/bière (entourez la mention utile) avant le second et grand envol proposé par Bardo Pond, prolifique combo noise/drone/psyché de Philadelphie dont on ne compte plus les sorties discographiques. La dernière en date, le superbe "Peace on Venus", sera d'ailleurs assez largement et logiquement représentée dans la setlist de ce soir. Tête d'affiche, le quintet se produit devant un public majoritairement composé d'aficionados.

Mais pour commencer, retour au plus ancien "Amanita" assez apprécié par les fans et dont est extrait "Limerick", tout en langueur hallucinogène et voix distantes. En effet la chanteuse Isobel pose sa voix de façon complètement décalée, toujours en porte-à-faux par rapport à la musique et c'est ce qui fait son charme. Il n'y a d'ailleurs pas que sa voix qui semble en équilibre instable, à en juger par les traits de son visage qui semble fort marqué par les expériences de substances psychotropes diverses que l'on retrouve d'ailleurs souvent citées dans les titres de leurs albums. La musique est souvent lente, distordue, étirée et présente un contraste intéressant et rare entre lourdeur et légèreté. Les riffs sont souvent épais, massifs mais pas vraiment agressifs et contrebalancés par les notes de flûte et cette voix qui se perd dans l'éther et les feedbacks. Riffs massifs qui pourraient d'ailleurs séduire les amateurs de stoner voir même de doom lors de morceaux comme "Fir" qui propose carrément une version inversée du style qu'on pourrait appeler ‘Doom angélique’ (333 en lieu et place de 666). Ailleurs, et particulièrement sur "Chance", le côté bucolique/rustique amené par la flûte et la guitare folk qui côtoient l'électricité et la saturation bien crade et vintage pourraient évoquer Neil Young en cherchant un peu plus loin que les références habituellement citées à leur sujet. Et alors que le concert touche à sa fin, je discute avec un ami au bar du fameux "Tommy Gun Angel", compo que j'aurais tellement voulu entendre et qui semble le ‘pseudo hit’ du groupe… et comme par magie, Bardo Pond entonne les accords du dit morceau! Retour dans la foule pour en profiter au max malgré une légère déception dans l'interprétation ; il faut dire que la version studio possède un tel grain dans la saturation que le reproduire en live est une véritable gageure malgré l'excellent son proposé tout au long du gig.

Quoiqu'il en soit, encore une belle réussite à rajouter au bilan de ces 20 ans du Mag4 qu'on remercie à nouveau bien fort!

(Organisation Magasin 4)

Bardo Pond

Dilate

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Bien difficile de ne pas penser à Mogwai ou à Godspeed You Black Emperor ! à l'écoute du dernier Bardo Pond. Rendons à César ce qui lui appartient : Bardo Pond faisait du "Mogwai You Black Emperor" avant tout le monde. Le monde à l'envers, je vous dis : Bardo Pond ouvre et souffle la vedette à Mogwai lors de leur dernière tournée commune. A quand la reconnaissance (des ventes surtout) ? Vous l'aurez compris, l'orientation musicale est résolument noisy, éthérée ainsi que traînée en long et en large (10 titres, 71’ : les climats, faut bien les installer, hein !). Le genre souffre désormais de ces limites. Les surprises ne sont plus au rendez-vous et dans ce cas, l'album lasse malheureusement assez rapidement. Non pas que qu'il soit dépourvu de qualités, mais force est de constater que l'impression de déjà entendu ne se voit diminuée que par le chant féminin très porche de Kim Gordon des Sonic Youth. Tout ça nous ramenant au bon vieux temps de la scène shoegazer anglaise (Pale Saints, My Bloody Valentine et consorts). Si vous ne vous êtes pas encore procuré "Rock Action" ou "Lift your skinny fists…" des 2 bands cités en première ligne, pourquoi ne pas accorder une sa chance à "Dilate" ? Le débat reste ouvert et la question mérite d'être posée.

 

Bardo Pond

Amanita

Le Bardo Pond est un livre tibétain consacré à la mort, à l'au-delà... Mais c'est également le nom choisi par un groupe philadelphien. Un quintette qui pratique un psychédélisme cosmique, visionnaire, opiacé. A l'aide de moyens minimalistes, il privilégie les pulsations et les rythmes plutôt que de chercher à en extraire l'essence mélodique. Liquéfiant, par exemple, un même riff de guitare au sein de différentes couches de distorsion. Une formation qui, à l'instar de Mercury Rev et de Radial Spangle, cherche à briser les préceptes du rock 'n roll, mais refuse de les suivre dans une aventure trop pop à ses yeux...

 

Bardo Pond

Bufo alvarius, amen 29:15

Vous prenez une dose de Mercury Rev, une autre de Radial Spangle, une troisième de Spiritualized. Vous filtrez le tout dans l'ambient d'Ozric Tentacles et les ‘frippertronics’ du roi pourpre ("No pussyfutootin", "Before and after science"), en prenant bien soin d'ôter toute construction mélodique. Vous laissez le tout évaporer, après hydrolyse, dans un univers virtuel, psychédélique, en perpétuelle expansion... Une distillation qui nécessite un traitement de plus de septante minutes en huit opérations; la dernière exigeant même 29'15 avant de s'éteindre. Amen!